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Liaison routière Fos-Salon : un projet en bonne voie ?

Bouches-du-Rhône le - - Urbanisme

Liaison routière Fos-Salon : un projet en bonne voie ?
J.-C. Barla - Pour Jean-Michel Fourniau, après 5 mois de débat public, il y a toujours besoin pour l'Etat de convaincre de l'utilité de cette liaison.

La réunion de clôture du débat public sur la liaison routière Fos-Salon s'est tenue le 20 janvier. L'opportunité du projet n'est majoritairement pas remise en cause. L'Etat s'exprimera avant l'été.

Organisée le 20 janvier à Fos-sur-Mer, à la fois au théâtre et en visioconférence, la clôture du débat public sur la liaison routière Fos-Salon s'est achevée sur l'affirmation que le maître d'ouvrage, l'Etat, entend bien aller au bout de sa réalisation dans les délais promis. La Dreal (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement) a constaté que « la 2x2 voies avec carrefours dénivelés » faisait l'objet d'une "forte demande", comme la gratuité de la future infrastructure ou le "barreau des étangs" pour contourner Fos… Dans cette ultime réunion, cinq mois après le lancement du débat, la plupart des intervenants (politiques, économiques, associatifs…) est restée sur ses positions, voire ses postures. Et la commission particulière du débat public (CPDP), qui a fait le choix (assumé publiquement) d'ouvrir la réunion avec des lycéens de seconde du lycée agricole Fontlongue, opposés à l'infrastructure, puis l'atelier de 17 citoyens très nuancés, a tranché paradoxalement avec le constat de la Dreal notant que 80% des 43 cahiers d'acteurs déposés sur le site web de la CPDP se montraient favorables à l'aménagement attendu depuis près de 50 ans…


A relire : La liaison routière Fos-Salon entre en débat


Quelles que soient les réticences de certaines organisations affichées durant le débat sur l'opportunité de la liaison, le préfet de Région, Christophe Mirmand, a confirmé la réalisation de la liaison pour 2030, en parlant de « nécessité vitale pour ce territoire ». En juin, le ministère des Transports communiquera sa décision sur le suivi du projet, il faudra deux ans ensuite pour approfondir les études « sur la variante préférentielle ». L'enquête publique arrivera en 2024, la déclaration d'utilité publique en 2025 et le début des travaux en 2027 pour une mise en service en 2030. Le Préfet assure que « l'Etat s'engage à poursuivre la concertation continue » en vue de l'amélioration constante du projet. Il affirme avoir bien entendu « les exigences » exprimées dans le débat. Par rapport à la demande d'une approche « multimodale » qui accorde un vrai rôle au transport ferré, aux transports en commun ou au vélo, il s'avoue même persuadé qu'en 2030, nombre d'initiatives auront été mises en œuvre avec la Région ou la Métropole. Tout en s'inscrivant dans « la sobriété foncière », la limitation de l'artificialisation des sols, la protection de la biodiversité ou la lutte contre le réchauffement climatique…

La présidente de la commission nationale du débat public, Chantal Jouanno, soutient qu'elle veillera à ce que le maître d'ouvrage apporte une réponse précise à tous les arguments. Le président de la CPDP, Jean-Michel Fourniau, réclame d'ailleurs plus de clarté et de lisibilité dans la présentation des options proposées, le public ayant eu du mal à cerner « la consistance du projet d'aménagement de territoire ».

Impatience évidente

Il reste que, malgré l'engagement préfectoral, nombre d'intervenants ont insisté sur l'impératif d'impulser rapidement des solutions face au développement de projets, sur le port à Fos, sur la plateforme logistique Clésud, sur la base d'Istres qui vont accroître sensiblement le trafic routier dans les prochaines années. « Il y a urgence à réaliser la liaison » interpelle le président du directoire du Grand port maritime, Hervé Martel. « Tout est là pour avancer » insiste Frédéric Vigouroux, le maire de Miramas, en se réjouissant que le débat ait attesté de l'utilité du projet avec un consensus sur la préservation de l'environnement « le plus possible » et la complémentarité des modes de déplacements. L'investissement à prévoir n'a lui, pas été abordé durant cette session de clôture. Selon les options, il se situe entre 272 et 533 millions d'euros.




J.-C. Barla
Journaliste

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