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Les zones d'activité économique : et maintenant ?

Actuellement 41 zones d'activités existent sur le territoire du Grand Avignon réparties sur 1 500 hectares. Mais quel avenir pour ces zones d'activité ?
Les zones d'activité économique : et maintenant ?
D.R. - Le Grand Avignon compte actuellement 41 zones d'activité économique

UrbanismeVaucluse Publié le ,

Un tiers des emplois du Grand Avignon, soit 27 636, sont situés en zones d’activité économique dont 5 286 en Courtine, 4 750 à Agroparc, 4 092 à Avignon Nord, 3 699 à Fontcouverte, 1 489 aux Angles et 1 311 à Entraigues-sur-la-Sorgue.

Jean-Marc Roubaud, président du Grand Avignon explique :

« 4 millions d’euros sont chaque année investis par le Grand Avignon pour le développement des zones d’activité (constitution de réserves foncières, travaux d’aménagement…). L’agglomération fait donc en sorte de favoriser l’implantation des entreprises sur son territoire, et cela passe notamment par un développement du foncier et de l’immobilier, pour répondre aux besoins des entreprises, que ce soit pour les zones d’activité en développement, ou pour des zones déjà existantes »,

Au sein de ces zones d’activités, le Grand Avignon gère, seul ou par le biais de partenariats, l’entretien de la voirie et des réseaux, la collecte des déchets et la signalétique. Des associations de zones développent des actions d’animations, de communication, de gestion de signalétique comme en Courtine. 180 entreprises sur 350 sont adhérentes à l’association du parc d’activité. Celle-ci développe de nombreuses actions pour renforcer l’attractivité de la zone. Ainsi, un bulletin d’information est livré tous les deux mois aux acteurs économiques du territoire du Grand Avignon, et aux entreprises de Courtine. Elle gère également le site internet de la zone d’activité, permettant de mettre a disposition du public des informations sur l’activité de la zone, l’emploi, l’immobilier, etc. Autre exemple, Fontcouverte est la plus ancienne zone du département de Vaucluse. Elle compte plus de 200 entreprises de divers secteurs d'activités tertiaires et industrielles et plus de 3000 salariés.


Chaque année le Grand Avignon attribue une subvention de fonctionnement à l’association d’un montant de 11 000 euros environ qui lui permet de développer sa communication sur la zone à l’aide d’un bulletin bimensuel et par la parution d’un annuaire des entreprises de la zone. Elle a également mis en place un journal d’information de la zone de Fontcouverte. Il y a aussi le marché d’intérêt national (MIN) qui regroupe plus de 120 entreprises dans un concept de « Galerie Marchande de Gros ». On y retrouve des activités de gros et d’exportation, mais également de nombreuses sociétés de services (banque, comptabilité, avocats, restauration, formation,...). Ce dernier réalise un chiffre d’affaires de plus de 300 millions d’euros.

Le modèle Agr​oparc

Agroparc (198 hectares, 259 établissements, 4 750 salariés) est une zone d’activité attractive et en constante expansion, avec des entreprises à la renommée internationale, des unités de recherches, et des instituts d’enseignement et de formation. Pôle technologique de référence en région Paca, Agroparc compte notamment de nombreux établissements du secteur de l’agroalimentaire (l’Inra, l’Université des Sciences, Naturex) et un pôle de compétitivité Terralia dédié aux filières des fruits et des légumes. La zone d’activité regroupe près de 200 entreprises, dont les sièges de sociétés internationales comme McCormick et Siniat. Les plus petites entreprises peuvent bénéficier de l’aide de pépinières d’entreprises, telles que Créativa.

La zone d’activité continue de se développer, par exemple une nouvelle résidence étudiante modulaire est en cours de construction. Le Grand Avignon poursuit également l’aménagement d’Agroparc en participant notamment à des projets de constructions innovants qui vont rapidement voir le jour tels qu’Hamadryade, premier programme de bureaux dernière génération à énergie passive de Vaucluse (produit plus d’énergie qu’il n’en consomme), ou encore TechniCité, des bâtiments associant des plateformes techniques et des bureaux avec des services communs (bureaux en « coworking », salles de réunion, secrétariat partagé).

Le dynamisme de la zone du Plan et de Pégase

Bâtie sur d’anciens terrains militaires, la zone du Plan à Entraigues-sur-la-Sorgue (100 hectares, 44 établissements, 500 salariés) constitue une zone d’activité stratégique et accueille de nombreuses entreprises industrielles, majoritairement du secteur agroalimentaire, comme la société Le Mistral (Système U). Le Grand Avignon travaille à l’extension de cette zone attractive sur 35 hectares : les réserves foncières sont en cours d’acquisition afin de prévoir les aménagements futurs, dans le but de continuer d’accueillir des activités industrielles. FM Logistic, qui compte environ 200 salariés, va notamment s’installer d’ici cet été sur les 12 hectares qui lui sont réservés sur la zone du Plan, à terme 60 000 m2 d’entrepôts.

Membre d’un réseau de 300 acteurs, la pépinière pôle de compétitivité Pégase, située à l’aéroport d’Avignon-Provence, regroupe des entreprises régionales spécialisées. Les huit entreprises déjà installées sur le pôle incarnent une nouvelle vision de l’industrie aéronautique et spatiale : elles concernent les drones, les ULM, le développement de logiciels, la distribution de pièces d’aéronefs… Le projet de réalisation d’une zone d’activité dédiée au pôle Pégase est en cours. Ce projet consiste à aménager une zone d’activité dédiée au pôle de compétitivité Pégase sur une surface d’environ 12 hectares dans l’emprise de l’aéroport d’Avignon. Le projet dans sa globalité permettra d’aménager 32 lots pour une surface constructible de 106 500 m². Cette zone d’activité, première pépinière d'entreprises régionale spécialisée dans les nouveaux services aéronautiques, accueillera notamment dès 2017 la filiale de RTE, Airtelis, entreprise spécialisée dans les travaux héliportés sur les réseaux d’électricité à haute et très haute tension. Le coût global de l’opération est estimé à 7 500 000 euros (financé par l’Union Européenne, le Grand Avignon, le Département de Vaucluse et la région Paca).

L’avenir passe par Courtine-Confluence

La zone d’activité économique de Courtine, ou plutôt les zones, couvrent 600 hectares dont 150 sont déjà urbanisés avec trois zones d’activité (Courtine, Courtine IV et Courtine TGV). Reste donc 450 hectares à aménager. 70 hectares appartiennent à la Compagnie nationale du Rhône et devraient voir la construction d’un pôle trimodal, de zones d’activité économique, d’un complexe photovoltaïque et d’un parc naturel. Au nord de la gare TGV, 100 hectares sont à édifier : 27 hectares sont presque prêts à accueillir des logements et des hôtels ; 73 hectares pourraient accueillir sur une partie des activités de commerce de gros, des industries et sur une autre partie des logements. Les 280 hectares restants, c’est-à-dire les terrains au sud de la gare TGV, sont contraints par le PPRI Durance et les zones agricoles.

Le projet Courtine-Confluence porté par le Grand Avignon et la ville d’Avignon est aujourd’hui l’une des priorités de la stratégie de développement économique du Grand Avignon, et vise à transformer le quartier en pôle métropolitain. Il s’agit d’un projet mixte (entreprises et habitat). Une filière d’excellence sera privilégiée, l’économie créative, pour laquelle du foncier et de l’immobilier seront disponibles pour accueillir les entreprises liées à ces activités. Le projet mêle aussi le développement de la logistique avec la constitution d’un terminal trimodal, lié au projet de modernisation du port du Pontet, afin d’éviter la logistique tout camion.

Quel futur pour les zones d’activité ?

Le Grand Avignon a réalisé en 2010 un schéma des zones d’activité économique de son territoire qui a permis d’établir une hiérarchisation des espaces d’activité existants et en projets. D’après les services du Grand Avignon :

« Ce schéma peut aujourd’hui être réactualisé et s’articuler autour de 5 axes. Premier axe, le développement de deux pôles d’excellences, à dominantes tertiaire, correspondrait aux deux filières identitaires retenues : Agroparc et Courtine-Confluence. Deuxième axe, la création de capacités foncières seraient dédiées à l’économie productive. Troisième axe, préserver et développer dans le cadre de ces projets, des capacités d’accueils dédiées aux artisans et PME/PMI locales en tenant compte de leurs besoins et de leurs spécificités. Quatrième axe, il y aurait un appui au développement des espaces d’activités liés aux ports du Pontet et de Courtine. Cinquième axe, il pourrait y avoir une requalification des espaces d’activités existants qui recèlent parfois des potentialités foncières et immobilières » et dont le niveau de qualité et de services n’est pas suffisant, comme par exemple La Cristole et Courtine.

Hors projet Courtine-Confluence, deux nouvelles zones d’activité économique pourraient voir le jour dans les prochaines années, ce qui porterait leur nombre à 43 sur le territoire du Grand Avignon. « Côté gardois, nous avons la zone d’activité Raphaël Garcin et côté vauclusien, un projet porté par le maire de Velleron. Des activités tertiaires pourraient s’y installer, mais il n’y aura a priori pas de spécialisation de ces deux nouvelles zones », conclut Jean-Marc Roubaud, président du Grand Avignon.

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