AccueilEconomieLes eaux de la région Paca en bon état de santé écologique

Les eaux de la région Paca en bon état de santé écologique

L'agence de l'eau Rhône-Méditerranée-Corse a présenté son rapport annuel sur l'état de santé des eaux des rivières et des nappes des bassins et a évoqué ses actions pour l'améliorer.
Sébastien Forest, directeur régional de l'environnement, de l'aménagement et du logement Provence-Alpes-Côte d'Azur, Laurent Roy, directeur général Agence de l'eau Rhône-Méditerranée-Corse et Annick Mièvre, directrice de la délégation Provence-Alpes-Côte d'Azur et Corse.
J.-P. Enaut - Sébastien Forest, directeur régional de l'environnement, de l'aménagement et du logement Provence-Alpes-Côte d'Azur, Laurent Roy, directeur général Agence de l'eau Rhône-Méditerranée-Corse et Annick Mièvre, directrice de la délégation Provence-Alpes-Côte d'Azur et Corse.

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Le rapport de l'agence de l'eau Rhône-Méditerranée-Corse sur l'état des eaux qui s'appuie sur 5,5 millions d'analyses de surveillance annuelle des cours d'eau est très attendu. Les résultats sont satisfaisants pour Laurent Roy, son directeur général, qui les a présentés, aux côtés d'Annick Mièvre, directrice de la délégation Provence-Alpes-Côte d'Azur et Corse, en présence de Sébastien Forest, directeur de la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement(Dreal) en Paca.

« Ce sont 62 % des rivières qui sont en bon état de santé écologique dans la région Paca tandis que 90 % des nappes souterraines dans la région affichent un bon état chimique .»

Le bon état des eaux est un concept issu d'une directive européenne de 2 000 pour tout type d'eau. « Les milieux naturels en bon état sont capables de fournir des services durables, de s'autogénérer et ainsi mieux supporter les impacts aux effets du changement climatique», a confié Laurent Roy. La qualité des eaux s'est améliorée grâce à une baisse notable des pollutions organiques. « Les concentrations en ammonium ont été divisées par 20 en 30 ans après la construction de stations d'épurations plus performantes. Concernant les polluants, le niveau de concentration des métaux dans les rivières a été divisé par six en quinze ans», a t-il évoqué. Ces résultats sont le fruit d'actions mobilisant les collectivités publiques et le tissu industriel afin de mieux traiter les eaux usées avant leur rejet.

Paca : 22,5 M€ d’investissements pour préserver la ressource en eau

Limiter les rejets industriels

Dans les années 90, des progrès considérables ont été réalisés avec des effets ressentis aujourd'hui. L'amélioration de la qualité physicochimique des cours d'eau profite ainsi à la flore et à la faune aquatiques des rivières. « La présence d'invertébrés, indispensables au bon équilibre de la nature, montre une bonne qualité biologique», estime Annick Mièvre. Or, ce contexte est terni par des substances toxiques présentes dans ces cours d'eau, plus de 500, parmi lesquelles le glyphosate et son métabolite l'Ampa (acide aminométhylphosphonique). « Plus de 70 % des cours d'eau des bassins sur ce secteur sont concernés par des pressions dues aux activités humaines », relève Laurent Roy.

D'importants efforts en matière d'investissement sont nécessaires et des défis sont à relever pour réduire les pollutions à la source. Il existe pourtant des solutions pour limiter les rejets industriels et aboutir ainsi à une plus forte diminution des flux polluants rejetés. « Nous pouvons sensibiliser les agriculteurs mais aussi acccompagner les industriels à condition qu'ils anticipent ou aillent au-delà des normes européennes », a t-il précisé. Aux évènements climatiques qui peuvent, comme cet été, réduire les débits des cours d'eau s'ajoutent les modifications du régime hydrologique liées aux activités humaines. « 37 % des rivières sont ainsi perturbées par des prélèvements d'eau excessifs. Leur morphologie est d'ailleurs artificialisée pour 46 % d'entre elles », souligne t-il.

L'enjeu est de redonner une fonction naturelle aux rivières, ralentir les écoulements et, dès lors, réduire les risques liés aux crues. « Les travaux de renaturation du Colostre, affluent du Verdon, ont permis de doubler la diversité de la faune, de favoriser la circulation des poissons et de ses sédiments, de reconnecter la nappe avec le lit majeur », a énoncé Annick Mièvre. Quant au cloisonnement des milieux aquatiques pour les seuils et barrages, il porte atteinte à la circulation des poissons. « Ce sont 40 % des rivières qui sont victimes de ces aménagements », a estimé Sébastien Forest. Le rétablissement de la continuité écologique s'avère une priorité pour atteindre le bon niveau des eaux.

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