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Les bioénergies choyées à Cadarache

D'ici l'été 2020, le nouveau bâtiment de l'Institut de biosciences et biotechnologies d'Aix-Marseille (BIAM) sortira de terre. Ce centre d'excellence sur les énergies bas carbone pourra accueillir 170 chercheurs, ingénieurs, techniciens et personnels administratifs, avec une ouverture à des équipes internationales.
Les bioénergies choyées à Cadarache
L.-N.S - Les différents partenaires du projet sont venus poser la première pierre du BIAM le 20 avril dernier en plein coeur de la cité des énergie.

BTPBouches-du-Rhône Publié le ,

A en croire les chercheurs de l'Institut de biosciences et biotechnologies d'Aix-Marseille, les bioénergies sont l'avenir de l'homme. Les carburants fossiles sont trop polluants, l'hydraulique au même titre que le solaire est insuffisant, le nucléaire - désavantageux - cristallise les oppositions populaires et le stockage de l'électricité est impossible. Ne resterait alors que les micro-algues ou l'hydrogène vert. Vincent Berger, directeur de la recherche fondamentale du Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), en est convaincu : « La chimie du vivant est la chimie du 21e siècle. »

Et le CEA compte bien s'emparer davantage de ces questions. Il vient de lancer, au sein de la Cité des énergies de Cadarache, l'édification du bâtiment de l'Institut de biosciences et biotechnologies d'Aix-Marseille (BIAM), soit 7 500 m2 dédiés à la recherche fondamentale et au développement technologique dans le domaine de la biologie pour les énergies.

« Ce centre d'excellence sur les énergies bas carbone regroupera, sur un seul site, la totalité des équipes de recherche en biologie pour les énergies et l'environnement. Doté des derniers équipements, le BIAM aura pour vocation à favoriser l'attraction de nouvelles équipes de recherche et de nouveaux partenariats industriels, ainsi que la création de start-up », détaille Christian Bonnet, directeur du centre de Cadarache.

L'objectif est bien de développer des solutions énergétiques industrialisables ainsi que les sources potentielles du mix énergétique du futur. Ce centre d'excellence devrait, à terme, accueillir 170 chercheurs, ingénieurs, techniciens et personnels administratifs, avec une ouverture à des équipes internationales.

Le BIAM, un ouvrage 100% CEA

Construit sous la maîtrise d'œuvre interne de Cadarache, le futur BIAM devrait être économe en énergie. Construit selon la norme thermique RT 2012 – 30%*, il sera divisé en deux unités : la première dédiée à la recherche fondamentale et l'autre à la recherche et développement. Le coût total de l'opération est de 16,7 millions d'euros, avec le soutien financier de l'État, la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur, du conseil départemental des Bouches-du-Rhône, la métropole Aix-Marseille-Provence (Contrat de plan État-région 2015-2020) et de l'Europe. Sauf retard de livraison du chantier, le nouveau bâtiment de la Cité des énergie devrait être mis en service d'ici l'été 2020.

* La performance énergétique du bâtiment sera de 30% inférieure à la RT 2012.

La Cité des énergies, nouvelle aventure scientifique pour le CEA

Historiquement créé pour développer, dès 1959, des réacteurs à fission puis en 1986, la technologie de la fusion nucléaire, le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) s'engage depuis une dizaine d'années dans une véritable révolution. En 2010, déjà les considérations évoluent. Le CEA devient « Commissariat à l'énergie atomique et énergies alternatives ». Et c'est depuis 2013, avec la construction du premier bâtiment de la Cité des énergies que les « alternatives » trouvent leur place au CEA. Là-bas, on y travaille sur l'hydrogène et sur les carburants de synthèse qui pourraient constituer des vecteurs énergétiques de substitution au pétrole dans les prochaines décennies, sur un bâtiment bioclimatique bois-béton, sur l'énergie biomasse, sur toutes les énergies alternatives pour demain.

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