AccueilEconomieLégislatives : la FBTP 13 rencontre les principaux candidats

Législatives : la FBTP 13 rencontre les principaux candidats

Philippe Deveau, le président de la Fédération du BTP 13, et ses équipes ont organisé 35 rencontres avec les principaux candidats aux législatives dans les Bouches-du-Rhône. L'occasion de faire passer quelques messages.
Législatives : la FBTP 13 rencontre les principaux candidats
D. R. - Philippe Deveau est le président de la FRBTP 13.

EconomieBouches-du-Rhône Publié le ,

« J’ai été agréablement surpris du niveau des connaissances économiques et de la qualité des échanges » reconnaît Philippe Deveau, le président de la Fédération du bâtiment et des travaux publics des Bouches-du-Rhône (FBTP 13). Au terme de 35 rencontres, organisées de façon différente selon les territoires, la fédération a « audité » les candidats aux législatives des « cinq principales familles politiques ».

Parce que les élections sont un moment privilégié de dialogue, notamment entre les politiques et le monde économique, le bâtiment voulait bien faire les choses. Au niveau national, 112 propositions ont été émises par la Fédération française du bâtiment. « Nous en avons reprises sept pour notre département afin d’aller à l’essentiel » résume, en conférence de presse, Philippe Deveau. Il s’agit pour la profession de faire passer des messages et de sensibiliser les futurs députés aux problématiques rencontrées sur les chantiers et dans la gestion des entreprises du BTP.

Supprimer le compte pénibilité

La première de ces propositions n’est pas nouvelle. Elle tient à cœur à la profession : « il faut supprimer le compte pénibilité. Ce n’est pas gérable de cette façon » souligne Philippe Deveau, qui rappelle la responsabilité des entrepreneurs envers leurs salariés.

Dans la même philosophie, le bâtiment réclame « une simplification normative et réglementaire ». « Depuis 7 ans, l’augmentation de ces normes a créé une inflation des coûts de la construction. On l’estime à 30 000 euros par logement » calcule Philippe Deveau. Ce dernier ajoute que c’est du pouvoir d’achat en moins et un frein à l’accession à la propriété pour beaucoup. « La relance de la profession » passerait par cette simplification administrative exhorte Philippe Deveau.

Autre gros cheval de bataille de la profession, la lutte contre le dumping social et le travail illégal. Là aussi, ce n’est pas nouveau. « Les travailleurs détachés illégaux ont un coût indirect pour la France et créent du chômage » souligne le président de la FBTP 13.

La fédération demande également que soit représentée la « clause Molière » qui oblige les salariés sur un chantier à parler et comprendre le français. « Pour une question de sécurité. Il est essentiel de comprendre les consignes sur un chantier » explique Philippe Deveau.

Le bâtiment entend également demander un assouplissement des règles d’embauche et de licenciement. « C’est un point essentiel, surtout pour les petites entreprises qui ont peu de salariés et donc moins de souplesse » face à la conjoncture.

Améliorer la trésorerie des entreprises

Le président de la FBTP 13 a également insisté sur la nécessité d’améliorer la trésorerie des entreprises. Là aussi, la demande n’est pas nouvelle et régulièrement, lors de réunions, Philippe Deveau rappelle la nécessiter d’avoir des règlements plus rapides de la part des maîtres d’ouvrage. « Nous sommes souvent à plus de 90 jours de délai de paiement. Cela devient catastrophique pour nos entreprises. » Et le patron de la FBTP 13 de tirer la sonnette d’alarme : « cette année, le taux de défaillance des entreprises a augmenté. Il est en hausse de 20 % par rapport à 2016. »

La fédération a expliqué aux candidats aux législatives l’importance de prendre en compte les efforts des entreprises en matière d’apprentissage dans les clauses d’insertion. « Aujourd’hui, trop d’entreprises sont dans l’incapacité d’accueillir de jeunes en formation parce que cela leur coûte plus cher que de prendre un travailleur détaché. Le travail détaché tue la formation » avertit Philippe Deveau. Et ce dernier de proposer que « une clause d’insertion » dans les chantiers pour les jeunes en formation.

Dernière proposition : réformer l’ISF (Impôt de solidarité sur la fortune). « Il ne faut pas conserver l’ISF sur l’immobilier patrimonial. Il va tuer le marché de l’investissement immobilier. »

Partage
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?