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VOLET N°5 Le sourcing… À quoi ça sert ?

Le sourcing correspond aux échanges et études avec les opérateurs économiques du marché qui, en intervenant en amont de l'acte d'achat, permettent de préparer ce dernier. Le sourcing est réellement un moyen d'assurer la performance de l'achat public de manière globale.
Le sourcing… À quoi ça sert ?
Fotolia - Le sourcing permet à la fois une meilleure définition du besoin de l'acheteur public, et des économies liées au montage contractuel.

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Le sourcing permet à la fois une meilleure définition du besoin de l'acheteur public, ce qui permet de diminuer fortement les procédures infructueuses et les difficultés lors de l'exécution du marché, et des économies liées au montage contractuel avec en moyenne une baisse du montant des marchés pouvant aller jusqu'à 20%. Il s'agit enfin d'un moyen de dynamiser et d'ouvrir la concurrence à de nouvelles entreprises.

Le déroulement du sourcing et les règles à suivre

Le sourcing est pris en charge généralement et selon l'organisation des services par le service « achat » et/ou « commande publique ». L'initiative du sourcing revient toujours à l'acheteur public. Si le sourcing est souvent bénéfique, il n'est pas pour autant automatique. En effet, les acheteurs publics ne doivent y recourir que lorsqu'il s'avère utile au niveau financier, au niveau de la complexité technique, au niveau concurrentiel ou bien encore au niveau du montage contractuel. Si le sourcing est jugé utile par l'acheteur, celui-ci réalisera tout d'abord du sourcing passif, c'est-à-dire le recours à des techniques n'impliquant pas de contacts directs entre l'acheteur public et les entreprises « sourcées » comme par exemple des recherches sur internet, puis du sourcing actif si cela s'avère nécessaire.

C'est ce second type de sourcing qui correspond à des échanges préalables entre l'acheteur public et les entreprises. L'acheteur pourra recourir à la technique du Request for information qui consiste dans la transmission d'un questionnaire aux entreprises d'un secteur économique donné. A la suite de la réception par l'acheteur public des questionnaires remplis, celui-ci pourra réaliser des entretiens directs avec les entreprises « sourcées » s'il a besoin de précisions sur certaines réponses données. Ces éventuels entretiens font l'objet d'une rédaction de comptes rendus de la part de l'acheteur.

Quelles suites au sourcing ?

Lorsque le sourcing est achevé, une synthèse finale est rédigée. Celle-ci regroupe notamment les informations utiles pour la possible future procédure de passation du marché et permet à la commande publique de s'assurer de la cohérence du montage du contrat.

Enfin, une obligation de respect du secret industriel et commercial de l'entreprise « sourcée » pèse sur l'acheteur public qui se doit d'assurer le respect de l'égalité de traitement entre les candidats à chaque étape de la procédure.

Mémo

Un partenariat gagnant-gagnant bénéfique à l'acheteur comme à l'entreprise mais qui doit être mené en toute rigueur.

En chiffres

  • 60% : Le sourcing a permis de diminuer le nombre de procédures infruscuteuses de près de 60% pour certaines collectivités.
  • 15 à 20% : Le recours au sourcing entraîne en moyenne une baisse du montant des marchés de 15 à 20%.
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