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Aix-Marseille Provence Le Scot, premier outil métropolitain

Comme le morceau de scotch du capitaine Haddock, le futur Scot (Schéma de cohérence territoriale) métropolitain s'imposera à toutes les autres stratégies d'aménagement. Une première conférence lui a été consacrée.
Le Scot, premier outil métropolitain
J. P. Pierrat - Une première grand-messe consacrée à l'élaboration du futur Scot métropolitain.

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Qu'on se le dise, le futur schéma de cohérence territoriale (Scot) métropolitain, qui ne sera pas approuvé avant au mieux 2022, ne devra pas être un simple empilement des 5 Scot antérieurs couvrant le territoire d'AMP et de ses 92 communes. Les principaux intervenants de la première conférence organisée sur le sujet par la métropole Aix-Marseille Provence (AMP) en ont tous convenu. Ce sera « quelque chose de réellement nouveau et innovant », a souhaité Laurent Amar en tant que vice-président de la Chambre de commerce et d'industrie Marseille-Provence. Il intervenait au nom des entrepreneurs locaux, dans l'hémicycle du Pharo, à Marseille le 12 juin, devant un parterre d'élus, de techniciens et de professionnels de la société civile intéressés par le thème.

« Global et synthétique »

Une image que Pierre Dartout, le préfet de région, a repris dans ses conclusions aux débats et échanges soulevés à cette occasion. « Le Scot a une importance particulière puisque c'est lui qui conditionne les DOO*, PLUi** et autres PADD*** et PCAE**** », a-t-il rappelé avant de prendre ensuite l'exemple des universités qui ont eu « l'intelligence de fusionner et d'anticiper sur la métropole ». Ce qui a permis à AMU (Aix-Marseille Université) de devenir « la première université francophone du monde ». Il est vrai que la table ronde que le représentant de l'Etat a conclue, traitait plus précisément de la façon de faire d'AMP « une métropole attractive ». Et pour ce faire, il ne faut surtout pas, selon lui, opposer entre eux les différents territoires qui la forment. Dans ce sens, « le Scot devra être global et synthétique », a insisté Pierre Dartout.

A ce propos, deux vice-présidents de la métropole mettent particulièrement les mains dans le cambouis en raison de leur délégation : Michel Roux, délégué au projet métropolitain et au conseil de développement, et Henri Pons, délégué à la stratégie et l'aménagement, au Scot et aux schémas d'urbanisme. Le premier a, lui aussi, souligné l'importance de ce Scot « seul document opposable et à portée juridique qui permettra de décliner les 12 engagements du projet métropolitain que les 240 élus d'AMP auront à approuver le 28 juin prochain. Un projet métropolitain qui, a-t-il également précisé, est, lui, au contraire, un exercice libre et non codifié mais pour lequel nous avons aussi fait le choix de la co-construction. » Le second a alors confirmé que ce document « à la fois ambitieux et pragmatique et qui servira de trame aux autres », a déjà commencé à être élaboré en co-construction avec la société civile et que cette première conférence avait justement pour but d'informer et de faire émerger les enjeux d'une telle élaboration.

* Document d'orientation et d'objectifs
** Plans locaux d'urbanisme intercommunaux
*** Projet d'aménagement et de développement durable
**** Plan climat air eau

Qu'est-ce qu'un Scot métropolitain ?
Document de planification urbaine, le Schéma de cohérence territoriale dessine et oriente l'organisation et la vocation générale des espaces. A ce titre, il encadre notamment les futurs PLUi et se matérialise par trois documents obligatoires :
- un rapport de présentation contenant en particulier un diagnostic du territoire et une évaluation environnementale ;
- un PADD déclinant les grands choix de développement et de protection pour le territoire ;
- et enfin, un DOO regroupant les outils réglementaires nécessaires pour atteindre les objectifs définis dans le PADD.

Aides à la mobilité

Tançant son représentant, et à travers lui l'Etat, à propos des aides promises par ce dernier en ce qui concerne la mobilité sur le territoire métropolitain, Jean-Claude Gaudin, président de la métropole et maire de Marseille, ne voyant, comme Sœur Anne, toujours rien venir, a traduit la non réponse étatique par un « brosse-toi avec un oursin » bien de chez nous, alors que « nous avons besoin de 100 M€ pour les transports », a également rappelé l'élu provençal. Et Pierre Dartout de lui répondre en espérant être invité à la prochaine oursinade organisée dans le coin.

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