AccueilDroit et chiffreLaurent Le Glaunec, futur bâtonnier de Draguignan : "Mieux faire connaître nos compétences"

INTERVIEW Laurent Le Glaunec, futur bâtonnier de Draguignan : "Mieux faire connaître nos compétences"

Le futur bâtonnier de Draguignan, Laurent Le Glaunec, se prépare à ses nouvelles fonctions, à partir de janvier 2022, avec l’intention de mieux faire savoir aux justiciables l’étendue des compétences des avocats du barreau.
Laurent Le Glaunec, futur bâtonnier de Draguignan : "Mieux faire connaître nos compétences"
D.R. - Maître Laurent Le Claunec, futur bâtonnier de Draguignan.

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TPBM : Maître Laurent Le Glaunec, quel est votre parcours ?
Laurent Le Glaunec : Après mes études à Nice, j’ai prêté serment en janvier 2004 et j’exerce depuis au barreau de Draguignan. J’ai d’abord été collaborateur chez un avocat de Saint-Raphaël, dans le cadre de ce qui était à l’époque le stage obligatoire, avant de m’associer à Patrice Moeyaert à Sainte-Maxime, notre étude disposant d’un bureau secondaire dans les Alpes-Maritimes, à Peymeinade. Cette association perdure depuis 16 ans. Je n’ai pas de spécialité officielle mais je suis un avocat généraliste plus orienté vers le droit immobilier, le droit du travail et le droit commercial.

 A quand remonte votre implication dans la profession ?
Je me suis impliqué quasiment dès le début puisque je suis entré au Conseil de l’ordre du barreau de Draguignan dès 2005 en tant que représentant des jeunes avocats. Puis, après les cinq ans de barre requis pour cela, j’ai été élu à ce même Conseil de l’ordre au sein duquel j’ai effectué deux mandats, de 2010 à 2016. J’y suis revenu l’an dernier, au poste de trésorier. Après un premier investissement, l’engagement a grandi, de même que l’envie de dépasser la "simple" participation pour être à mon tour "chef d’orchestre" afin d’essayer modestement de faire avancer les choses et ma profession, au moins sur le plan local, au service de mes confrères. Lesquels m’ont élu bâtonnier et accordé leur confiance le 26 mai dernier. Mon ambition est de contribuer à avoir un barreau uni et content.

Avec quelle ligne de conduite ?
Il s’agit bien entendu d’être à l’écoute de tous, surtout en ces périodes perturbées, de faire en sorte que les avocats du barreau puissent accomplir leur métier dans la sérénité et la bonne entente avec la juridiction. A ce propos, grâce à la bonne relation entre le regretté bâtonnier Laurent Garcia et la présidente du tribunal judicaire, Nathalie Fèvre, le déconfinement de mai 2020 s’est effectué de façon remarquable, avec un niveau d’audiences quasi normal, ce qui n’était pas du tout le cas chez nos voisins. Il faut le souligner, préciser que le bâtonnier Philippe Barthélémy a perpétué cela en même temps qu’il a pris le relais au pied levé de cette mandature, avec implication et générosité. Le barreau peut lui être reconnaissant pour cela, comme je le suis de m’impliquer à ce point dès à présent, me permettant d’être complètement opérationnel lors de la passation de bâtonnat en début d’année prochaine.

Avez-vous des particularités à mettre en exergue dans votre feuille de route ?
Oui, j’ai deux idées fortes et complémentaires que je souhaite mettre en œuvre. Il me semble important que les habitants du ressort de notre juridiction aient pleinement conscience que les avocats qu’ils ont à leur disposition au barreau sont d’une richesse considérable, du fiscaliste à l’expert en droit maritime. Nous avons toutes les spécialités et toutes les qualités pour répondre à l’ensemble des besoins et des demandes, alors pourquoi faire appel à d’autres confrères ailleurs ? Il nous faut mieux faire connaître nos compétences par tous les moyens de communication à notre disposition. Cela pourrait notamment prendre la forme d’un salon annuel de l’avocat du barreau de Draguignan, avec mise à disposition pour le justiciable de toutes les matières et informations possibles, y compris la présence physique d’un certain nombre d’entre nous bien entendu. Le second point rejoint la relation avocat/justiciable. Il faut que les gens comprennent que le périmètre d’intervention de l’avocat ne se résume pas aux seuls contentieux. Nous couvrons un large spectre juridique, d’autant qu’il a été élargi à nombre de domaines ces dernières années, comme les transactions immobilières. L’intention est de créer un outil pour accélérer la prise de connaissance du grand public concernant le champ des possibles de l’avocat. Alors qu’il y a 20 ans, nous avions à peine le droit de donner une carte de visite, désormais nous sommes largement autorisés à promouvoir nos savoirs. N’hésitons pas à agir en ce sens, d’autant que la concurrence sur le Net ne se prive pas.

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