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La Robine-sur-Galabre : créer une centralité au village et se développer

La commune de La Robine-sur-Galabre doit se réinventer pour faire valoir ses atouts et continuer d’exister pleinement malgré sa proximité immédiate de la ville-préfecture, Digne-les-Bains.
La Robine-sur-Galabre : créer une centralité au village et se développer
H. Saveuse - Bruno Acciaï veut créer une centralité dans son village. Un aménagement qui devrait rendre plus attractive sa commune.

TerritoiresAlpes-de-Haute-Provence Publié le ,

« Au dernier recensement nous étions 300 », comptabilise le maire Bruno Acciaï, élu pour un second mandat consécutif en mai 2020. Mais le premier magistrat de La Robine-sur-Galabre a conscience que sa population est vieillissante et qu’il va devoir lutter pour que son village ne devienne pas une cité dortoir aux portes de la ville-préfecture, Digne-les-Bains, située à seulement une quinzaine de kilomètres. « Nous perdons en moyenne une à deux personnes par an. Cela peut sembler peu mais c’est une dynamique que nous devons inverser. Il ne s’agit pas de doubler notre population, bien évidemment, mais La Robine-sur-Galabre doit se développer pour continuer d’exister. »

Et pour rendre sa commune plus attractive, l’élu a une stratégie : « D’abord on structure le village, ensuite on accueille de nouveaux habitants. » Plusieurs grands chantiers amorçant cette reconquête, élaborés à l’occasion de son premier mandat, ont démarré pendant la crise sanitaire et se poursuivent aujourd’hui.

Une nouvelle centralité pour de la convivialité

Né en 1973, de la fusion de quatre hameaux (Ainac, Lambert, La Robine et Tanaron), le village de La Robine-sur-Galabre ne dispose pas de place de village identifiée, pas d’aménagements significatifs dès l’accès dans le village hormis le panneau à l’entrée du bourg. « La création d’une centralité est le programme sur lequel nous avons été élu lors du premier mandat mais les projets ne se réalisent en claquant des doigts. Il faut du temps pour bien les construire et trouver des soutiens financiers. L’idée est de créer des aménagements qui s’inscrivent dans la durée et qui permettent d’anticiper la vie du village sur plusieurs décennies », souligne l’édile.

Ce village du futur a été dessiné par Gilles Broccoli, l’architecte jarlandin. Des murets typiques du village provençal, une large place ouverte sur une salle polyvalente totalement rénovée (92 000 €), située au cœur des animations du village, et un nouveau boulodrome comptent parmi les aménagements qui devraient être terminés d’ici l’été 2022.

Au total, l’opération de création du nouveau cœur de village aura coûté 582 000 € à la commune. Un projet colossal pour la collectivité qui dispose d’un budget d’investissements annuels de 280 000 €, d’autant que la commune termine parallèlement la rénovation des cinq logements sociaux qu’elle gère.

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Se doter d’un document d’urbanisme

Mais la vision prospective de l’élu ne s’arrête pas là. Bruno Acciaï veut atteindre une hausse de 10 % de sa population dans les dix prochaines années. « Si nous arrivons à attirer entre 30 et 40 nouvelles personnes - je ne parle pas de foyers mais bien de personnes - ce sera un succès. Le village aura réussi à relever le défi. » Pour aller sur le chemin de la croissance, il prône la création d’un document d’urbanisme permettant d’avoir une réflexion de développement global. Il faut, selon lui, maintenir les services publics, assurer le développement économique sur le territoire et mettre en place les conditions d’accueil de nouveaux habitants.

« Dans les prochaines années, il faut que La Robine-sur-Galabre se lance dans la création d’un plan local d’urbanisme (PLU) qui irait dans le sens du Schéma de cohérence Territorial (SCOT) de la communauté d’agglomération Provence Alpes Agglomération car la carte communale n’est plus suffisante pour permettre le développement du village. Nous devrons d’abord urbaniser les dents creuses identifiées dans le centre villageois puis veiller au développement économique qui passe ici par le soutien à l’agriculture. Toute la partie gauche du Galabre [le cours d’eau qui borde le village, NDLR] doit rester agricole. Il faut favoriser l’installation de jeunes agriculteurs, débloquer le foncier agricolequi a autant d’intérêt que le foncier à bâtir », exhorte Bruno Acciaï.

En outre, parmi les projets programmés dans les années à venir, figure notamment la sécurisation de la circulation dans les rues étroites du village. « Nous allons bientôt tester un nouveau plan de circulation. L’idée serait de créer un sens unique dans le nouveau cœur de village. Les véhicules automobiles arrivent bien trop vite dans la commune, nous devons préserver notre cadre de vie », prévient l’élu.

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