AccueilUrbanismeLa restauration de la cathédrale d'Embrun soutenue par la Mission Stéphane Bern

La restauration de la cathédrale d'Embrun soutenue par la Mission Stéphane Bern

La première tranche de travaux de réhabilitation de la cathédrale d'Embrun (2,8 M€) vient d'être retenue comme projet emblématique 2020 pour la région Provence-Alpes-Côte d'Azur de la mission de sauvegarde du patrimoine en péril confiée par le Président de la République à Stéphane Bern.
La restauration de la cathédrale d'Embrun soutenue par la Mission Stéphane Bern
OCUS/Fondation du patrimoine - L'état de péril concerne les pierres de l'ensemble des façades.

UrbanismeHautes-Alpes Publié le ,

Embrun compte seulement 6 300 habitants mais, étant un archevêché jusqu'à la Révolution, elle possède une magnifique cathédrale. De style roman et gothique d'influence lombarde, Notre-Dame-du-Réal, édifiée entre 1170 et 1225, est classée Monument historique. Alors que les cathédrales relèvent généralement de la compétence de l'Etat, celle d'Embrun, déclassée, appartient à la commune. Et autant dire que les travaux de sauvegarde sur un tel édifice sont lourds à supporter pour une collectivité de cette taille. Car si la première tranche de travaux (concernant entre autres la façade ouest, la plus exposée) se monte à 2,8 M€, la totalité avoisinerait les 10 M€.

« Une souscription a été ouverte sous l'égide de la Fondation du patrimoine. En parallèle, la commune a déposé son dossier à la Mission Bern. Il n'avait pas été retenu l'année dernière mais l'a été cette année », se félicite Bernard Sarlin, délégué départemental de la Fondation du patrimoine. Cela signifie que le projet bénéficiera d'un soutien financier de la Mission Bern, via la Fondation du patrimoine, grâce aux jeux Mission Patrimoine 2020 de la Française des jeux, qui viendra s'ajouter aux subventions publiques (Etat, Région, Département) ainsi qu'aux dons et mécénats collectés.

Une solution expérimentale sur le clocher et la façade ouest

L'état de péril concerne les pierres de l'ensemble des façades. Une étude préconise de ne pas remplacer systématiquement les pierres en œuvre dégradées afin de conserver celles datant du XIIe siècle. Elle débouche sur une proposition de solution expérimentale sur le clocher (hors flèche) et la façade ouest (romane aux influences lombardo-vénitiennes et byzantines), composée de pierres de deux couleurs : des grises résultant d'un calcaire marneux-schisteux, des rosées issues d'un calcaire dur appelé marbre de Guillestre. Alors que les pierres roses vieillissent bien, il n'en va pas de même des grises. « Le projet de restauration consiste à remplacer les pierres en œuvre trop dégradées pour être conservées, à consolider les calcaires de Guillestre au silicate d'éthyle, à installer des goujonnes à la fibre de verre scellées à la résine pour les autres types de pierre, et des solins conservatoires pour les calcaires marneux », détaille Bernard Sarlin.

Ces travaux concernent également les vitraux, les grilles de protection, la menuiserie du portail et les descentes d'eau pluviale, de même que la restauration des polychromies du tympan et du linteau du portail. Ils seront réalisés sous la supervision d'un architecte en chef des Monuments historiques.

Comment participer ?

La cathédrale Notre-Dame-du-Réal fait partie des 18 principaux sites français retenus (un par région) du troisième Loto du patrimoine. Cinq tirages seront échelonnés entre les 9 et 19 septembre. La mise minimum sera de 2,20€, sur lesquels 54 centimes seront reversés à la Fondation du patrimoine. En parallèle, des tickets de jeux à gratter à 15€ (1,76€ reversé) seront mis en vente du 31 août 2020 au mois de juillet 2021 par la Française des jeux.

Par ailleurs, la souscription lancée par la Fondation du patrimoine en 2019 continue. Pour faire un don, suivez ce lien.

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