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La Région et Vinci en co-voiturage pour l'autoroute bas carbone

Publié le - - BTP

La Région et Vinci en co-voiturage pour l'autoroute bas carbone
J. Ph. PIERRAT - Pierre Coppey, président de Vinci Autoroutes et directeur général adjoint du groupe Vinci, explique au président de la région Renaud Muselier les actions entreprises sur le réseau autoroutier en faveur de la biodiversité.

En signant une convention de partenariat inédit avec le groupe privé concessionnaire d'autoroutes Vinci Autoroutes, la région Provence-Alpes-Côte d'Azur veut accélérer la mobilité décarbonée.

A l'occasion de la signature à Marseille, le 12 novembre dernier, d'une convention de partenariat avec la région Provence-Alpes-Côte d'Azur pour le développement de l'écomobilité, la société Vinci Autoroutes avait dressé, dans le salon d'honneur de l'hôtel de région, quatre petits ateliers didactiques pour montrer les actions qu'elle entreprend afin de répondre au défi environnemental et climatique. Composés à l'aide de petites voitures miniatures et autres maquettes à échelle réduite d'écoponts ou de futures autoroutes bas carbone, il n'était pourtant pas forcément nécessaire d'avoir gardé son âme d'enfant pour trouver la démonstration intéressante.

D'écoponts en recyclage

Aussi le président de la région Renaud Muselier s'est-il volontiers prêté à cette présentation instructive. Il s'est tout d'abord penché sur la maquette d'un ouvrage d'art dit « écopont » qui permet aux animaux et en particulier à la grande faune de traverser la frontière que constitue pour eux l'autoroute et la franchir en toute sécurité. Sur son réseau, Vinci Autoroutes a réalisé de la sorte près de 117 aménagements spécifiques pour assurer la continuité écologique dont également des passages souterrains, des nichoirs, des ruches ou encore des chiroducs (« pour les chauve-souris »). Six nouveaux projets de ce type doivent être encore menés dans la région, et plus de 300 espèces sont aujourd'hui protégées dans le cadre du réseau autoroutier de Vinci, a précisé le président de Vinci Autoroutes et d'Escota, Pierre Coppey.

L'atelier suivant portait sur la gestion et le recyclage des déchets. « Jetés par la fenêtre et les automobilistes, a-t-il poursuivi, ce sont en en effet 25 tonnes de déchets qui sont ramassés chaque jour le long des autoroutes et sur les aires par nos agents au détriment de leur sécurité. » Outre une campagne de sensibilisation, les conteneurs de tri installés sur les aires de service qui en sont toutes équipées, permettront la valorisation à 100 % des déchets non dangereux, a promis Pierre Coppey. Son entreprise veut par ailleurs expérimenter et multiplier à l'avenir les aires « zéro plastique ».


Le schéma d'une autoroute bas carbone.

Favoriser des solutions éco-performantes

Enfin, les deux derniers pupitres, l'un sur l'autoroute bas carbone, l'autre consacré aux bornes de recharge pour véhicules électriques, ont encore plus directement souligné l'intérêt de la convention de partenariat signée dans la foulée, « une première » entre un opérateur de mobilité privé, tel que se présente désormais le groupe concessionnaire d'autoroutes, et une collectivité régionale. Ce partenariat, qui s'inscrit dans le plan climat « Une Cop d'avance » lancé par la région et auquel 25 % du budget régional, soit 450 M€, ont été consacrés cette année, ainsi que l'a rappelé Renaud Muselier à cette occasion, vise en particulier « à favoriser le développement de solutions de mobilité bas carbone, le covoiturage et les transports en commun tout en préservant la nature ».

De son côté, l'opérateur de mobilité s'est engagé à augmenter notamment le nombre de parkings de covoiturage (700 places supplémentaires prévues en plus des six parkings actuels), de bornes de recharge électriques (de neuf aires équipées à 15 dès l'an prochain sur le réseau Escota) ou encore de voies dédiées aux transports en commun, voire en circulant sur la bande d'arrêt d'urgence comme cela va être mis en place à Toulon avec l'élargissement de l'A57.

Les transports représentent près de 30 % des émissions régionales de gaz à effet de serre et le réseau autoroutier 6 % à lui seul des émissions.




J. P. Pierrat
Journaliste

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