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La Région aime l'Europe qui le lui rend bien

A quoi sert l'Europe ? La question va revenir souvent jusqu'aux élections du 26 mai. Le président de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur, également député européen, Renaud Muselier a fourni une réponse le 8 avril : à financer des projets, à condition de savoir la solliciter.
La Région aime l'Europe qui le lui rend bien
J.-C. Barla - Alain Dumort, chef de la représentation de la Commission Européenne à Marseille et le président de région, Renaud Muselier.

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« Quand nous avons dit, au début de la mandature, que nous voulions aller chercher deux milliards d'euros de fonds européens d'ici à 2021, on nous a expliqué que l'Europe, c'est compliqué. Personne n'y croyait, même dans nos propres services. Que ce soit compliqué, c'est en partie vrai, mais c'est totalement faux si l'on apprend à s'occuper des porteurs de projets et à maîtriser les différents dispositifs. Aujourd'hui, 3,3 milliards d'euros de fonds européens ont permis le financement de projets en Provence-Alpes-Côte d'Azur », a souligné Renaud Muselier, le 8 avril à Marseille. Le président du Conseil régional tirait le bilan de « Cinq années pour porter la voix de la Région en Europe ». Et il s'est montré très pugnace pour détailler les avantages de la construction européenne, admettant, à quelques semaines du terme de son mandat de député européen, ne plus être l'eurosceptique qu'il a été par le passé.

Pluie de subsides

« L'Europe sert si on sait s'en servir. Avant, il n'y avait à la Région aucune culture du financement européen », a-t-il martelé. L'équipe spécifiquement dédiée à ces projets est passée de trois à sept personnes. Ses membres ont été incités à s'activer en veille ou lobbying auprès des instances européennes à Bruxelles, à Strasbourg ou depuis les métropoles régionales. Grâce au Feder (Fonds européen de développement régional), le territoire a pu engranger 284 millions d'euros. Le programme MED (Nord Méditerranée) a financé des projets pour 224 millions d'euros, Horizon 2020 (recherche et innovation) pour 275 millions d'euros, le Feader, ciblé sur l'agriculture et le développement rural, 540 millions d'euros, le Fonds social européen (FSE, emploi-formation-insertion sociale) 147 millions d'euros, le Plan Juncker (relance des investissements et de l'industrie) 202 millions d'euros…

La Banque Européenne d'Investissement (BEI) a financé pour sa part - en prêts dont le total s'élève à 1,1 milliard d'euros - des lycées, des routes… « Ces fonds ont été un renfort essentiel pour toutes nos politiques publiques », insiste Renaud Muselier qui conteste leur éventuelle recentralisation. « Ce serait une honte absolue que l'Etat en reprenne le contrôle. Ce serait de plus injuste, inefficace, contreproductif et nuisible. » Alain Dumort, chef de la représentation de la Commission Européenne à Marseille, reconnaît que la méthode suivie par la Région s'est imposée comme « l'un des modèles à suivre ». « L'argent n'est pas tombé du ciel, dit-il, il y a eu un acharnement et les résultats sont là. »

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