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La métropole AMP envisage de faire rouler des vélos en libre-service hors de Marseille

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La métropole AMP envisage de faire rouler des vélos en libre-service hors de Marseille
D.R. - Une station de vélos en libre-service à Marseille.

Alors que le contrat passé avec JCDecaux arrive à échéance fin 2021, la Métropole Aix-Marseille-Provence va étudier l'extension du dispositif des vélos en libre-service à une plus large échelle que la seule ville de Marseille.

A trois ans de l'échéance du contrat avec la société JCDecaux, la Métropole Aix-Marseille-Provence (AMP) prépare la suite du marché de vélos en libre-service (VLS). Un futur qu'elle envisage à une plus large échelle que le seul pavé marseillais. La collectivité va en effet confier à un prestataire une mission d'assistance à maîtrise d'ouvrage (AMO) pour étudier la relance du marché à Marseille mais aussi sur l'ensemble du territoire métropolitain. Durant six mois, l'opérateur qui sera retenu au début 2019 devra passer au crible les différentes solutions de VLS disponibles sur le marché : vélos électriques, vélos hybrides, vélos sans stations... Cette analyse devra déboucher sur la formalisation d'un scénario et la définition des pièces techniques et financières du futur marché.

15 000 abonnés à Marseille

Le marché actuel de VLS signé en 2007 (pour 15 ans) par l'ex communauté urbaine Marseille-Provence-Métropole (MPM) avec JCDecaux prévoit à la fois la fourniture du mobilier urbain le long du tramway et la mise à disposition de 1 000 vélos accessibles dans 130 stations de l'hyper-centre de la cité phocéenne. Onze ans après le déploiement des petites reines bleues sur la chaussée, les chiffres sont encore loin des ambitions initiales : le dispositif baptisé le « Vélo » ne compte que près de 15 000 abonnés longue durée (à l'année), quand l'ex MPM en espérait 50 000 à 60 000.

Comme dans la plupart des villes qui ont mis en place ce système, le marché d'un montant global de 38,7 millions d'euros HT sur quinze ans se présente comme un package mêlant la fourniture des deux roues à celui du mobilier urbain (en l'occurrence les 138 abri-voyageurs sur le tracé du tramway). Seule différence de taille : il n'intégre pas les recettes publicitaires desdits mobiliers urbains.

La métropole qui a pris le relais de MPM perçoit une redevance d'occupation du domaine public (333 000 euros). Pour inciter l'opérateur à offrir des tarifs attractifs, AMP prend en charge l'essentiel de la dépense de fonctionnement de ce service : en moyenne, ces vélos coûtent chaque année 2,5 millions d'euros HT à la collectivité. En contrepartie, AMP encaisse les recettes des usagers (l'abonnement coûte un euro pour une semaine ou cinq euros pour un an, l'usager payant 50 centimes par heure au-delà de la première demi-heure d'utilisation gratuite).

Rappelons qu'au sein de la métropole, seule Aix avait également mis en place un dispositif de VLS avec JCDecaux en 2007. Mais la municipalité aixoise avait mis fin au contrat quatre ans seulement après sa signature, faute d'usagers.




William Allaire
Journaliste

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