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Carte interactive La Fédération du BTP de Vaucluse face au casse-tête de la reprise des chantiers

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La Fédération du BTP de Vaucluse face au casse-tête de la reprise des chantiers
D.R. - Plus de 30 chantiers sont jugés prioritaires.

La Fédération du BTP de Vaucluse étudie les conditions de la reprise des chantiers : il faudra surmonter un certain nombre d'obstacles, tant du côté des entreprises que des maîtres d'ouvrage ou autres intervenants. En attendant, une liste de chantiers prioritaires a été élaborée par les collectivités, la fédération et la préfecture de département.

Une liste d'une trentaine de chantiers à relancer de façon prioritaire dans le Vaucluse a été adressée par la préfecture de département à la préfecture de Région. « Cette liste est consultative. Elle a été élaborée avec les collectivités et Bertrand Gaume, le préfet de département. Notre fédération a été consultée, au même titre que les autres intervenants et a sélectionné six chantiers », précise Christian Pons, le président de la Fédération BTP 84. « Ces chantiers sont urgents et importants à divers titres », commente-t-il. La liste sera ensuite envoyée par la Préfecture de Région au Gouvernement.

Parmi ces chantiers, « il y a ceux concernant les réseaux : eaux usées ou potable, le plus souvent. Certaines opérations d'entretien ne peuvent pas être indéfiniment reportées. » D'autres concernant des équipements publics, sont nécessaires au bon fonctionnement des collectivités et aux services à apporter aux populations. D'autres encore sont à part, en raison de leur technicité et complexité : « C'est le cas de la rénovation de l'opéra d'Avignon. On ne relance pas une telle opération simplement. C'est pour cette raison qu'il faut y penser dès maintenant », justifie Christian Pons.

Cliquez sur la carte pour accéder au détail des chantiers estimés prioritaires.


Lire aussi : Le BTP du Var interpelle les élus


Des obstacles à régler

Mais la profession bute encore sur une réalité complexe avec des obstacles à régler. Le premier est celui de l'accès aux équipements de protection et à la réorganisation des conditions sanitaires sur les chantiers. La fédération en a commandés, mais ils sont en route, bloqués dans les pays de l'Est pour certains. « Il y a encore une pénurie et toutes nos entreprises ne sont pas équipées. C'est un élément qui ne nous permet pas de parler de reprise effective et correcte pour tour le monde », souligne Christian Pons. « On a l'obligation de protéger nos personnels mais nos maîtres d'ouvrage ont aussi une responsabilité et ne doivent pas la transférer aux entreprises. Certaines entreprises peuvent redémarrer quand elles sont seules. Si à partir du 11 mai, nos maîtres d'ouvrage nous demandent de redémarrer, que fait-on si ces installations communes ne sont pas prêtes ? Quand on sent que notre personnel n'est pas en sécurité, il faut tirer la sonnette d'alarme et rester intransigeant », insiste Diego Boluda, vice-président de la FBTP 84.

L'autre problème concerne le surcoût de la reprise des chantiers, en tenant compte des conditions de travail particulières. « La reprise des chantiers se fera de façon ralentie en raison notamment des coactivités qui seront complexes à mettre en place et gérer. Les chantiers prendront plus de temps… », prévient le vice-président de la FBTP 84 Rémi Fernandez. « Il faudra faire preuve de solidarité et que le préfet nous aide à organiser la reprise des chantiers parce que nos entreprises ne pourront pas reprendre sans la prise en compte des surcoûts à venir », souligne Christian Pons. Et le président de prévenir : « Une entreprise de BTP réalise entre 2 à 3 % de marge. Si les surcoûts sont importants, des entreprises mettront la clef sous la porte, c'est tout. »


Lire aussi : Certains chantiers sur le point de redémarrer


Relance des avis de travaux

Une fois le carnet de commande actuel terminé, un autre sujet délicat est à prendre en compte : celui de la relance des projets par les collectivités et acteurs privés importants. Christian Pons craint une deuxième crise pour les entreprises de la construction : « Il est essentiel que les instructions des dossiers en matière d'urbanisme soient reprises, que les communes installent leur conseil municipal et que l'exécutif soit en place, relancer des appels d'offres... Sinon nos entreprises vont connaître une nouvelle période compliquée », demande Christian Pons.

Et ce dernier d'évoquer la dématérialisation des actes. « Avec la loi Elan cette dématérialisation devait entrer en vigueur en 2019 mais les collectivités n'étaient pas prêtes et cela a été reporté en 2022. J'ai demandé au préfet de réactiver ça. Il n'y a pas de raison que les communes ne puissent pas traiter les dossiers de façon dématérialisées », souligne Christian Pons. « On a les moyens de réussir cette relance. Mais il faut réussir à lever ces obstacles en jouant collectif. »




Frédéric DELMONTE
Journaliste

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