AccueilTerritoiresLa Duranne : trente ans d’histoire… et de géographie !

A FEUILLETER La Duranne : trente ans d’histoire… et de géographie !

Trente ans après sa création, la ZAC de la Duranne symbolise le développement urbain d’Aix. A ce jour, ce quartier périurbain aménagé par la Semepa compte plus de 3 300 logements et une myriade d’équipements publics.
La Duranne : trente ans d’histoire… et de géographie !
Hugues Charrier - La ZAC de la Duranne était à l’origine à dominante tertiaire.

TerritoiresBouches-du-Rhône Publié le ,

1991-2021 : la Duranne a 30 ans. Dernier né des quartiers périphériques aixois, cette pièce urbaine de 10 000 habitants a germé dans le paysage au début des années 90 dans l’ancienne plaine agricole qui entourait le village des Milles. Cet immense espace irrigué par l’Arc et ses affluents et une petite route départementale (RD 9) avait entamé sa mutation au tournant des années 60/70 avec le boom de l’économie tertiaire.

Un développement que la Ville d’Aix avait accompagné en empilant les extensions de ce qui est aujourd’hui l’un des principaux pôles d’activités tertiaires des Bouches-du-Rhône (500 ha pour 1 460 entreprises et 30 000 emplois). Ces différentes pièces ont des noms qui parlent aux cols blancs et aux chalands : la Pioline, la Robole, Pichaury…

A l’origine, une extension du pôle d’activités

A la fin des années 80, ces Zones d’aménagement concerté (ZAC) affichaient complet. Un succès qui a poussé la municipalité de l’époque à étudier la création d’une nouvelle pièce aux confins occidentaux du pôle d’activités. Pour éviter l’effet escalope, on voit grand. Très grand. La Ville décide de créer une nouvelle ZAC aux dimensions XXL : 320 hectares entre plaine et contreforts du plateau de l’Arbois pour quelque 490 000 mètres carrés de bâtis essentiellement tertiaires (90 %).

Alors que les grands documents de planification comme le Programme local de l’habitat (PLH) ne sont pas encore à l’ordre du jour, la municipalité Picheral décide d’insérer une petite dose d’habitat au milieu des bureaux. Une poche d’environ 50 000 mètres carrés concentrée autour d’une grande place rectangulaire. Cette stratégie est gravée dans le marbre du dossier de création de la ZAC approuvé par la municipalité le 24 janvier 1991.

Du tertiaire à l’habitat

En 2005, quatre ans après l’alternance politique, la municipalité Joissains décide de revoir la copie. Elle modifie le Plan d’aménagement de zone (PAZ) pour étendre les zones dédiées à l’habitat sur la partie haute et au nord de la ZAC. Ce changement ne freine pas l’urbanisation. En 2009, les trois quarts de la surface constructible (320 000 m2 sur 421 000 m2 au total) sont commercialisés ou construits. Une jauge dominée par les bureaux (180 000 m2 pour 260 entreprises et 4 300 emplois), mais avec une part de plus en plus importante de logements (140 000 m2 pour 1 600 logements). L’habitat autrefois concentré autour du centre de vie, dans la partie basse du quartier, s’est développé à l’ouest, sur la rocaille du plateau de l’Arbois.

Cette reconfiguration, qui troque activité au profit du logement et des équipements, se décline dans la nouvelle mouture du PAZ approuvée en 2012. Un nouveau règlement qui fait la part belle aux enjeux du développement durable mis en exergue par les lois issues du Grenelle de l’environnement. Cette ambition écolo se traduit par un parti d’aménagement privilégiant la densité en rupture avec l’urbanisation en lotissement en vigueur jusque-là.

L’urbanisation n’est pas finie. Quelque 1 200 logements vont encore pousser sur les dernières parcelles de la partie haute du quartier, à l’orée du plateau de l’Arbois.

Retrouvez dans ce numéro spécial consacré aux 30 ans de la Duranne de nombreux articles retraçants son histoire mais également ses projets. Ce dossier a été réalisé en collaboration avec la Semepa (Société d'économie mixte d'équipement du Pays d'Aix).
 
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