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La création d'unités de méthanisation et d'hydrogène à l'étude à Gap

Hautes-Alpes le - - Territoires

La création d'unités de méthanisation et d'hydrogène à l'étude à Gap
M.-F. Sarrazin - La création d'une unité de méthanisation est envisagée dans la zone du Moulin du Pré.

Pour en finir avec les énergies fossiles et alimenter la flotte de véhicules municipaux de manière plus verte, la Ville de Gap envisage d'avoir recours au biogaz et à l'hydrogène. Avant cela, elle s'engage à devenir autosuffisante en matière d'éclairage public.

A Gap, dans la zone du Moulin du Pré, est envisagée la création d'une unité de méthanisation qui servirait à alimenter les bus urbains en biogaz. A vrai dire, il s'agit de construire deux méthaniseurs. « Nous avons l'obligation de traiter différemment les résidus de la station d'épuration de ceux des autres activités. Le premier produira du gaz à partir des déchets de la station d'épuration, le second à partir des déchets en provenance de la cuisine centrale, des cantines, de l'abattoir et des restaurants », explique le maire de Gap, Roger Didier. Le choix de s'implanter dans la zone du Moulin du Pré tombait sous le sens dans la mesure où s'y trouvent tout un pôle agroalimentaire, l'abattoir, la station d'épuration et une importante canalisation de gaz sur laquelle se raccorder. Le projet, bien avancé, devrait aboutir à l'été 2024. Après une première étude, la municipalité s'apprête à en lancer une de faisabilité.

La Ville mise également sur l'installation d'une unité de production d'hydrogène pour alimenter la flotte de véhicules municipaux. « Nous avons déjà commencé à travailler avec une société privée de Manosque où l'hydrogène peut être stocké dans les caves souterraines salines. Nous allons également contacter la Ville de Pau qui possède déjà des bus à hydrogène », annonce le maire.

Une autosuffisance en matière d'éclairage public

Le recours aux énergies renouvelables s'appliquera également à d'autres domaines. « Nous avons pris l'engagement, dans les trois premières années du mandat, d'être en autosuffisance en matière d'éclairage public. Chaque fois que nous le pourrons, nous installerons des panneaux photovoltaïques sur les toits de nos bâtiments. L'énergie produite sera immédiatement utilisée pour l'éclairage public. Mais on ne peut pas se baser sur ce seul procédé. Nous allons continuer à équiper nos 7 500 têtes de candélabres Led pour réduire notre consommation. Déjà 2 000 ont été changées pour une économie de 60 000 € par an », indique le maire.

Si l'installation de panneaux photovoltaïques ne suffit pas, il songe à transformer l'ancienne décharge du quai de transfert de déchets de Saint-Jean en mini-ferme photovoltaïque, à l'image de l'opération privée menée sur l'ancienne décharge de La Garde.




M.-F. Sarrazin
Journaliste

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