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La CCI Nice Côte d'Azur investit dans un environnement contraint

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La CCI Nice Côte d'Azur investit dans un environnement contraint
ABC Architectes Jean Philippe Cabane - Les travaux du campus de l'apprentissage vont débuter en 2019.

Campus de l'apprentissage, investissements portuaires, extension du PAL (parc d'activités logistiques)... La CCI Nice Côte d'Azur réalise et prépare de nouveaux investissements malgré les restrictions budgétaires de l'Etat.

Avant l'été 2019, la CCI Nice Côte d'Azur, avec Habitat 06, co-maître d'ouvrage, va donner le coup d'envoi des travaux du campus de l'apprentissage (le projet est actuellement en appels d'offres) dans l'Eco-Vallée ; un équipement de 84 millions d'euros qu'elle finance à hauteur de plus de 28 millions d'euros. Projet phare de l'instance consulaire et de ses partenaires pour développer des formations adaptées aux besoins des entreprises et du territoire azuréen, ce campus ouvrira ses portes, pour une première phase, à la rentrée 2020.

Mais ce ne sera pas le seul investissement de la chambre consulaire. A Cannes, elle réalise, aux côtés de la ville, le confortement et l'aménagement de la digue Laubeuf et du Large (25 millions d'euros). A Antibes, la nouvelle délégation de service public (DSP) Vauban et Gallice va progressivement monter en puissance en termes de travaux (135 millions d'euros d'investissements au total prévus) même si la CCI, avec ses partenaires, la Caisse des Dépôts et la Caisse d'Epargne, ont dû, en fin d'année dernière, recapitaliser - de 5 à 30 millions d'euros - Vauban 21, le nouveau gestionnaire. Vont s'ajouter, en 2019, d'autres dépenses d'entretien et de réhabilitation des infrastructures portuaires, gérées par la CCI.

Extension en hauteur à l'étude au PAL

Pour la nouvelle concession du port de plaisance de Beaulieu-sur-Mer lancée en 2017 par la métropole Nice Côte d'Azur (au moins 100 millions d'euros d'investissements a réaliser avec, entre autre, la création d'un port à sec souterrain), la CCI, dont la candidature avait été retenue, s'est retirée. Le projet est complexe, des incertitudes pèsent sur la rentabilité d'un tel investissement. Il ne resterait plus que le groupe Fayat en discussion avec la métropole.

Au parc d'activités logistiques (PAL), à Saint-Isidore, un équipement qu'elle a créé en 1997 et qu'elle exploite, la CCI Nice Côte d'Azur étudie un projet ambitieux de doublement, voire de triplement, de ses capacités de stockage. « Nous voulons faire évoluer cette infrastructure vers la logistique du dernier kilomètre, la plus complexe. Cela nécessite des installations de groupage et dégroupage et un fonctionnement en flux tendus », détaille le président de la CCI Nice Côte d'Azur, Jean-Pierre Savarino. L'approche retenue et étudiée est celle, innovante, d'un développement en hauteur des bâtiments du PAL, qui pourraient atteindre une vingtaine de mètres pour remplir ces nouvelles fonctions.

La CCI s'intéresse également au futur parc des expositions (70 000 à 80 000 m²) que la métropole veut créer sur le site du marché d'intérêt national (MIN) actuel dans le Grand Arénas. Un projet qui a pris un peu plus de consistance avec le transfert annoncé du MIN sur le site de La Baronne, à La Gaude, en 2024, grâce à un partenariat public-privé. La métropole est en train d'approfondir les études de ce futur parc des expositions.

Cap sur un nouveau modèle économique

L'ensemble de ces projets s'inscrivent dans le nouveau modèle économique dont veut se doter l'instance consulaire. Un modèle qui va reposer entre autres sur une présence plus forte dans la gestion d'infrastructures, sur la recherche de nouvelles ressources tirées des investissements et sur un engagement renforcé aux côtés des collectivités et des acteurs économiques. Enjeux : répondre aux besoins du territoire (développement des zones d'activités, recherche de solutions pour améliorer les déplacements, etc.) mais aussi agir dans une logique d'entreprise. Car la question centrale posée à la CCI Nice Côte d'Azur (90 millions d'euros de budget, 600 personnes avec les infrastructures gérées), comme à toutes les CCI de France, est comment absorber les coup de rabots successifs de l'Etat sur les ressources fiscales.

En 2019, les CCI vont perdre 100 millions d'euros avec la baisse de la taxe pour frais de chambre (TFC) et idem en 2020. « Pour notre CCI, c'est une baisse de 4 millions d'euros qui va venir s'ajouter à une baisse, les années précédentes, de même importance. Ces baisses successives posent la question de notre capacité à financer des prestations gratuites aux entreprises du territoire que permet la TFC », note Jacques Lesieur, le directeur général de la CCI Nice Côte d'Azur. Avec un taux de dépendance fiscale limité à 15% de ses ressources (la TFC représente 12 millions d'euros pour la CCI 06), la CCI azuréenne a pour l'heure échappé à la restructuration et à un plan social. Mais il lui faut pérenniser rapidement son nouveau modèle économique.




Rémy Mario
Journaliste

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