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La Banque des territoires a investi 1,2 milliard d'euros en 2018

Publié le - - Territoires

La Banque des territoires a investi 1,2 milliard d'euros en 2018
E. Griffe - Richard Curnier, directeur régional de la Banque des Territoires

En 2018, la Banque des territoires (groupe Caisse des dépôts) a injecté 1,2 milliard d'euros dans le financement du logement social et des projets structurants des collectivités de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Panorama.

Pour la sixième année consécutive, l'encours des prêts sur fonds d'épargne de la banque publique a franchi la barre symbolique du milliard d'euros dans la région Paca : 1,2 milliard d'euros précisément, un chiffre en baisse par rapport à celui de 2017 (1,6 Md€).

1,1 Md€ pour la production de logement social

L'essentiel de cette manne (1,1 Md€) a servi au financement du logement social, un engagement en léger retrait par rapport à 2017 (1,3 Md€). L'an dernier, les prêts de la Banque des territoires (BdT) ont permis la construction de 8 584 logements neufs et la réhabilitation de 10 590 logements sociaux en Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca). « Un effort qui fait de Paca la troisième région du pays », remarque Richard Curnier, le directeur régional de la BdT.


Lire aussi : PACA : 10 773 logements sociaux agréés en 2018


L'année 2018 a également été marquée par la montée en régime des prêts de haut de bilan bonifiés (PHBB), ces « quasi fonds propres » qui permettent aux organismes HLM de bénéficier de prêts longue durée à taux 0 avec un différé d'amortissement (au delà de 20 ans). « En Paca, ces prêts souscrits par trente organismes HLM ont représenté un encours de 86 millions d'euros l'an dernier », indique Richard Curnier. Le soutien de la banque publique au secteur s'est étoffé avec deux autres dispositifs : 30 millions d'euros d'avance de trésorerie et 75 millions d'euros de prêts à taux fixe fléchés vers le réaménagement de la dette des bailleurs, la construction neuve et la réhabilitation thermique des logements.

316 M€ de prêts aux collectivités

La banque publique est aussi mobilisée dans « la lutte contre les fractures territoriales ». Une ambition qu'elle décline tous azimuts. Dans le secteur du tourisme par exemple avec plus de 36 millions d'euros investis dans des projets structurants l'offre. « Nous allons injecter 9,7 millions dans la modernisation des ports de plaisance d'Antibes, 22,5 millions d'euros aux côtés d'Adim (groupe Vinci) pour la restructuration du hangar J1 à Marseille et 4,5 millions dans la création d'une foncière hôtelière régionale afin de soutenir la création de trois hôtels pour un total de 328 chambres et la perspective de créer 1 000 chambres d'ici cinq ans », égrène le directeur régional.

La BdT a par ailleurs engagé aux côtés d'Artea dans la réalisation d'un parc tertiaire de trois bâtiments à énergie positive (7 200 m2) sur la commune de Biot, au sein de la technopole de Sophia Antipolis. « Un smart grid assurera l'équilibrage entre la production et la consommation de chaque immeuble », précise Richard Curnier. La banque publique investit 3 millions de fonds propres - soit 40% du capital de la société qui porte l'opération - dans la réalisation de ce programme dont le coût global se monte à 22,8 millions d'euros.

La banque accompagne également le programme « territoires d'industrie », lancé en novembre 2018, avec des crédits pour cofinancer les études d'ingénierie et une enveloppe de quelque 100 millions d'euros par an d'ici 2022.

L'institution va notamment œuvrer sur les sept projets inscrits dans le dispositif : Carros, Aix-Rousset-Gardanne/Istres-Fos-Marignane-Etang de Berre, Avignon-Sorgues-Cavaillon-Ventoux, Gap-Tallard-Buëch, Pays de Grasse-Sophia Antipolis-Cannes, Toulon-Ollioules-La Seyne-sur-Mer-Saint-Mandrier-sur-Mer-Six-Fours-les-plages, Vallée de la Durance. A Antibes, la banque publique est associée avec la chambre de commerce et d'industrie Nice-Côte d'Azur et la Caisse d'épargne Côte d'Azur dans le consortium qui va piloter les travaux et l'exploitation du port Vauban. La BdT a injecté 11,7 millions d'euros de fonds propres (soit 39% du capital de la société) dans cette opération dont le coût est estimé à 200 millions d'euros.

Autre secteur en pointe : la transition écologique. La BdT est associée avec la commune, la Cepac et les Banques populaires dans la mise en place d'un système de production d'électricité renouvelable à Serre Chevalier. Le projet dont le devis se monte à 5 millions d'euros (avec 2,3 M€ de la BdT) porte trois briques énergétiques (hydroélectricité, photovoltaïque et micro-éolien) pour produire 30% de la consommation du domaine skiable de la station du briançonnais.

« Lab - Viagévie » pour tester le viager social intergénérationnel à Marseille

En 2018, avec le partenariat de la ville de Marseille, la métropole Aix-Marseille-Provence et l'établissement public foncier régional (EPFR) et deux coopératives HLM, la BdT a incubé un projet expérimental de viager social à vocation intergénérationnelle permettant le maintien à domicile des personnes âgées dans de bonnes conditions. Baptisé « Lab - Viagévie », il consiste à « proposer aux seniors en situation de vulnérabilité financière et sociale d'acheter leur logement en viager occupé pour solvabiliser, grâce à la rente leurs besoins en services à la personne et pour financer grâce au bouquet la réalisation des travaux d'adaptation nécessaires au maintien dans leur appartement », précise Richard Curnier.


Lire aussi : Nicolas Isnard : « L'EPF Paca va mener une opération pilote sur le viager social »


Quand le bien se libère, il est alors mis en vente à destination de jeunes, solvables mais non finançables. Après la phase d'études et de mise au point du montage juridique et financier, un prototype verra le jour très prochainement à Marseille avec une dizaine de logements tests. En cas de succès, Viagévie pourrait se déployer au niveau national. « L'EPF a été mandaté pour acquérir une dizaine de biens dans le centre de Marseille (1er et 6e) pour le compte de la ville et de la métropole. L'ambition est d'avoir une structure publique-privée ad hoc pour tester la viabilité économique de ce montage. Si ce pilote fonctionne, le dispositif sera déployé au niveau national », avance le directeur régional.




William Allaire
Journaliste

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