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L'économie sociale et solidaire veut se faire un nom en Paca

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L'économie sociale et solidaire veut se faire un nom en Paca
F. D. - Denis Philippe, le président de la CRESS Paca

La première conférence régionale de l'ESS a permis à la Chambre régionale de l'économie sociale et solidaire, à la préfecture et à la Région de préparer les bases d'une nouvelle collaboration pour développer de l'emploi, de la proximité et du social.

L’image de l’Economie sociale et solidaire est en train de changer. C’est Stéphane Bouillon, le préfet de région qui l’a reconnu, lors de l’ouverture de la première conférence régionale de l’ESS, le jeudi 6 octobre en préfecture. « L’ESS, ce n’est pas que des associations et des mutuelles. C’est aussi une réponse à un besoin que le marché n’arrive pas à prendre en charge » a déclaré le représentant de l’Etat, en présence de Pierre Grand-Dufay, élu de la région (qui représentait son président Christian Estrosi) et de Denis Philippe, le président de la Chambre régionale de l’économie sociale. Dans la salle, plusieurs dizaines de chefs d’entreprises de cette économie qui correspond, dans la région, à 16 687 établissements pour 163 158 salariés et 4,2 milliards d'euros de salaires distribués par an. 

Le rôle de la CRESS Paca

Ce secteur est représenté officiellement par la CRESS Paca rappelle Denis Philippe, son président. « Au-delà de ce rôle, nous proposons à nos adhérents des services pour les accompagner et leur permettre de se développer ».  Ce dernier rappelle que la loi, de juillet 2014, qui donne une définition « inclusive » de l’ESS n’est pas une fin en soi. Il y a du travail à faire pour renforcer et développer ce secteur d’activité. « Nous souffrons d’un déficit de notoriété » reconnaît David Heckel, le directeur de la CRESS Paca.

A côté du préfet Bouillon, Pierre Grand-Dufay et Denis Philippe. (Photo F. D.)

24% des emplois créés

« L’ESS est à l’origine de 24% des emplois créés, mais il y a une nécessité que l’on vous aide » reconnaît Stéphane Bouillon. Et le préfet propose de définir « une ligne rouge », « une stratégie globale pour discuter avec la région. Vous avez une image de marque forte mais encore méconnue ». « Vous placez l’humain au milieu de l’économie et cela fonctionne. Il faut le faire savoir » conseille-t-il.

L’ESS a un rôle à jouer

Pierre Grand-Dufay, élu à la région n’a pas dit autre chose : « l’ESS a un grand rôle à jouer et de grandes responsabilités. Vous représentez un modèle économique différent qui doit trouver des réponses et des solutions à des problèmes que l’économie traditionnelle a du mal à résoudre ».

Après les discours d’introduction, plusieurs ateliers ont été organisés.

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Frédéric DELMONTE
Journaliste

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