AccueilArchitectureL’Atelier Pérez Prado veille à la construction de la ville

L’Atelier Pérez Prado veille à la construction de la ville

L’architecte marseillais Jean-Luc Pérez a signé le pavillon France de l’exposition universelle de Dubaï. Un projet prestigieux qui met en lumière les activités de l’Atelier Pérez Prado, implanté à Marseille et à Paris.
Jean-Luc Pérez, architecte, veut fabriquer une ville dans laquelle on se sent bien.
Atelier Pérez - Jean-Luc Pérez, architecte, veut fabriquer une ville dans laquelle on se sent bien.

ArchitectureBouches-du-Rhône Publié le ,

Jusqu'au 31 mars 2022, Dubaï accueille l'exposition universelle. Le pavillon France, qui représente les savoir-faire nationaux, a été imaginé par le Marseillais Jean-Luc Pérez, architecte depuis 1990. Lorsque l’exposition universelle fermera ses portes, le pavillon sera racheté par le Centre national d’études spatiales (CNES). Il sera démonté puis remonté à Toulouse, au milieu du campus du CNES. « Jusqu'à présent, cela n’a jamais été fait après une exposition universelle, la tour Eiffel en est un exemple. C’est formidable de lui donner une deuxième destination et une deuxième vie », réagit Jean-Luc Pérez, prêt pour cette nouvelle aventure.

S’il a réussi le pari de la conception de ce pavillon, l'architecte marseillais préfère mettre l’accent sur sa principale préoccupation : « Pour moi, ce qui est subtil, magique, important, fragile, c’est la fabrication de la ville. Je suis très attentif à ce sentiment de sy sentir bien. » D’ailleurs, les activités de l’Atelier Pérez Prado sont plutôt focalisées sur le logement (plus de 200 en cours), l’hospitalier et les équipements techniques nécessaires à la ville. Parmi les opérations qui lui tiennent à cœur, figure Initial Prado, un programme de réhabilitation 120 logements à Marseille, dans une ancienne cité de bureaux. « La conversion de bureaux en logements est une vraie question. Pour cette opération, nous avons démoli près de 90 tonnes de matériaux et nous en avons revendu 50 », insiste l’architecte.

Aux petits soins de la Timone

Le gros projet en cours concerne la modernisation de l’hôpital de la Timone. Les études ont commencé il y a deux ans pour un chantier qui devrait démarrer l’an prochain et s’étaler sur une dizaine d’années.

« C’est une opération compliquée, à tiroirs et par phases, sur un site occupé et donc sans arrêt de l’activité durant la rénovation. C’est un projet dont nous sommes fiers. Il nous engage de manière importante. L’enjeu est de rendre son aménité à un équipement important pour la ville. »

« J’y suis d’autant plus attaché que mes parents habitaient sur le boulevard Sakakini et que je voyais l’hôpital depuis ma chambre », se souvient Jean-Luc Pérez.

Un déménagement sur la Canebière

Après une vingtaine d’années sur le Prado, l’Atelier Pérez a déménagé pour s’installer dans les bureaux de l’ancienne agence Pouillon-Egger sur la Canebière. Cet immeuble historique, signé Fernand Pouillon, a été reconstruit, au début des années 50, sur les ruines des Nouvelles Galeries. « Être dans le bureau de Fernand Pouillon, c’est émouvant. Mes équipes et moi sommes très contents de travailler dans ce lieu mythique », précise Jean-Luc Pérez.

Partager :
Abonnez-vous
  • Abonnement intégral papier + numérique

  • Nos suppléments et numéros spéciaux

  • Accès illimité à nos services

S'abonner
Journal du 28 septembre 2022

Journal du28 septembre 2022

Journal du 21 septembre 2022

Journal du21 septembre 2022

Journal du 14 septembre 2022

Journal du14 septembre 2022

Journal du 07 septembre 2022

Journal du07 septembre 2022

S'abonner
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?