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CRESS PACA L'Association Sainte-Marie accélère son développement

Un siècle après sa création, pour venir en aide aux jeunes filles atteintes de tuberculose, l'Association Sainte-Marie s'est repositionnée vers le secteur du handicap mental, avec l'objectif de recréer pour les personnes accueillies une cellule familiale. Elle poursuit également son développement, avec l'ouverture envisagée de nouveaux centres d'accueil dans le nord de Marseille.
L'Association Sainte-Marie accélère son développement

EconomieBouches-du-Rhône Publié le ,

Encore présente dans certains pays d'Afrique et en Inde, la tuberculose est désormais éradiquée en Europe. Mais jusqu'à la fin des années 60, la maladie était aussi redoutée sinon plus que la Covid aujourd'hui, en raison de sa grande contagiosité. C'est dans ce contexte que des jeunes filles présentant des suspicions de tuberculose ont été accueillies durant des décennies à Velaux, dans le pays d'Aix, au sein du préventorium de l'Association Sainte-Marie. L'objectif de ces séjours prophylactiques ? « Venir respirer le bon air de Velaux, alors très réputé », glisse Jean-Paul Deleuil, le président de l'association, qui a fêté en 2001 le centenaire de sa création. Un siècle plus tard, la structure a opéré de profonds changements dans ses objectifs et sa tutelle.

La Congrégation des Sœurs de Saint-François d'Assise de Lyon, qui gérait l'établissement créé par le Chanoine Bonot, passe en premier lieu la main à du personnel laïque, concomitamment au recul de la tuberculose dû à l'apparition des antibiotiques et à la généralisation de la vaccination (le fameux BCG !). En 1976, le préventorium laisse place à un foyer de vie pour personnes adultes en situation de handicap mental grâce à l'appui du conseil général des Bouches-du-Rhône : « Une conséquence de la loi d'orientation du 30 juin 1975, qui va modifier le regard et la prise en charge par les pouvoirs public des personnes en situation de handicap », note Jean-Paul Deleuil. Le foyer de vie accueille alors une trentaine de résidents jusqu'au mitan des années 90, au cours desquelles « le directeur de l'époque a défendu l'idée de les accueillir dans des appartements, "des unités de vie" afin de favoriser l'apprentissage de l'autonomie ou sa progression et de recréer une cellule familiale », note le président de l'Association Sainte-Marie.

Des rapprochements en perspective

« Bois Joli », un second établissement conçu dans la continuité de celui de Velaux (« Mon Village »), voit aussi le jour à Lançon-Provence et propose un accueil de jour pour une centaine de personnes en situation de handicap. « Mais le nombre de places autorisées restait toujours en deçà de la demande des familles », regrette Jean-Paul Deleuil, dont le conseil d'administration décide l'agrandissement des deux établissements de Velaux et Lançon, dotés respectivement de 18 et 28 places supplémentaires. Dans chacun d'eux, des activités ludiques et éducatives sont proposées, avec des équipements dédiés comme un bassin thérapeutique à Velaux et une salle Snoezelen destinée à recréer des stimulations sensitives (l'ouïe, le toucher…).

A court terme, l'association ambitionne d'implanter dans le nord de Marseille deux nouveaux établissements de 75 places chacun. « Les 3e, 15e et 16e arrondissements mais aussi les communes des Pennes-Mirabeau et de Septèmes-les-Vallons forment un trou dans le maillage territorial, avec une demande importante des familles qui y résident », explique Jean-Paul Deleuil, dont la structure a répondu à un appel à projets du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône (CD 13) en ce sens.

L'Association Sainte-Marie, qui emploie 90 salariés, envisage aussi des alliances avec d'autres confrères, afin de se développer et atteindre une taille critique. « Nous sommes des poids plume en comparaison de structures comme La Chrysalide », précise le président de l'Association Sainte-Marie, qui prévoit de doubler à terme le nombre de collaborateurs, tout en la structurant avec des postes d'encadrements. L'association, qui a rejoint récemment la Chambre régionale des entreprises de l'économie sociale et solidaire Provence-Alpes-Côte d'Azur (Cress Paca), ambitionne avec cette adhésion « de multiplier les contacts et éventuellement les partenariats avec d'autres structures du médico-social, dont les préoccupations rejoignent les nôtres », conclut Jean-Paul Deleuil.

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