AccueilEconomieKrystel Toussaint : « Pour être entendus, nous devons être plus forts »

Krystel Toussaint : « Pour être entendus, nous devons être plus forts »

Le 27 avril, Krystel Toussaint a été reconduite à la tête de l’association des parcs d'activités de Manosque (Apam). Son mot d’ordre : soutenir les entreprises et porter leurs voix auprès des institutions.
Krystel Toussaint : « Pour être entendus, nous devons être plus forts »
H. Saveuse - Krystelle Toussaint a été reconduite dans ses fonctions le 27 avril 2022 à la tête de l’association des parcs d'activités de Manosque.

EconomieAlpes-de-Haute-Provence Publié le , Propos recueillis par Hélène SAVEUSE

TPBM : Vous avez été réélue le 27 avril lors de la dernière assemblée générale de l'Apam, vous repartez donc pour un mandat d’un an. Quelles sont vos priorités ?

Krystel Toussaint : Elles sont toujours les mêmes à vrai dire. Avant d’être élue à l’Apam, j’ai été engagée durant douze ans dans l’association des entreprises de la zone Saint-Joseph dont sept ans en tant que présidente et force est de constater que nous rencontrons toujours un peu les mêmes difficultés. Les voiries sont à reprendre surtout dans la zone d’activité de Saint-Joseph, la signalisation est à améliorer un peu de partout, comme la sécurité d’ailleurs.
Cette année, nous devons aussi trouver une solution pour la gestion des déchets puisque Durance Luberon Verdon agglomération (DLVA) ne va plus traiter les déchets issus de nos activités professionnelles [le Code de l’Environnement, dans son livre V, regroupe l’ensemble des obligations applicables aux entreprises en matière de gestion de leurs déchets, NDLR]. Nous avons du pain sur la planche.

Des solutions ont-elles été trouvées pour la gestion des déchets ?

C’est en cours mais je ne peux pas en dire davantage pour l’instant. Je sais qu’un lieu et un gestionnaire privé ont été identifiés dans la zone d’activité Saint-Maurice. Le maire de Manosque nous a confirmé que la demande avait été officiellement déposée en mairie. C’est donc en bonne voie. Il s’agit d’un projet sérieux qui sera bien évidemment soutenu par l’Apam, qui devrait servir d’interface avec les différentes entreprises.

Le nombre d’adhérents a bondi de 20 à 80 en une seule année, quelle est votre recette ?

Du travail ! Beaucoup de travail réalisé notamment par la chargée de mission, mise à notre disposition dans le cadre de la convention qui nous lie à la DLVA et à la Chambre de commerce et d'industrie des Alpes-de-Haute-Provence. Yasmina Kara fait un travail remarquable pour cartographier les besoins des entreprises sur le périmètre de l’Apam et elle participe aussi à notre visibilité auprès des entreprises. C’est un travail essentiel compte tenu des travaux qu’il faut réaliser dans les parcs d’activités car je suis convaincue que lorsque nous serons plus nombreux nous serons plus entendus par les collectivités et les instances institutionnelles. Pour être entendus, nous devons être plus forts.
Il y a également eu des avancées ces dernières années grâce au soutien de la communauté d’agglomération qui à la compétence développement économique. Nous avons par exemple obtenu un investissement d’1,5 M€ sur les trois prochaines années soit l’équivalent de 500 000 € de travaux/an, mais le compte n’y est encore. Un niveau d’investissement soutenu doit avoir lieu pour valoriser les zones d’activités. Et nous ne voulons pas payer plus de cotisations foncières des entreprises (CFE) par exemple.
Nous sommes le premier pôle économique du département en terme d’emplois et de chiffre d’affaires généré. Nous accueillons 250 entreprises dont l’Occitane, Proman, la SIMC, Abram distribution ou encore La Pizza de Manosque, qui sont de véritables locomotives économiques. Cela représente à minima 4 500 emplois sur les trois parcs d’activités (Saint-Joseph qui compte les Prés-combaux et l’Agora, Saint-Maurice et les Grandes Terres).

Dans le travail de cartographie que mène votre chargée de mission, quels sont les principaux besoins identifiés des chefs d’entreprises manosquins ?

Ils veulent en premier lieu des voiries en meilleur état. Vient ensuite l’emploi, notamment les problèmes de recrutement puis la sécurité et enfin des problématiques liées au foncier. Clairement nous manquons de place. Il y a un besoin de surfaces foncières pour les nouveaux venus mais aussi pour des entreprises endogènes qui souhaitent s’agrandir. Il reste encore des petites surfaces mais nous comptons clairement sur l’ouverture de nouveaux terrains prévus au plan local d'urbanisme (PLU).

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Il y a bien sûr encore du foncier dans la zone des Grandes terres mais d’après les retours qu’en font les chefs d’entreprises, le foncier est beaucoup trop cher. Les entrepreneurs qui souhaitent s’installer dans le département n’hésitent pas à faire dix minutes d’autoroute en plus pour se rendre dans la prochaine zone d’activités, dont les tarifs sont divisés par deux.

Quels seront les prochains travaux ?

Des travaux devraient être lancés sur les Avenues Saint-Joseph et 1er Mai dans la zone d’activité Saint-Joseph. Plusieurs chefs d’entreprises demandent également que le chemin de Robert, qui permet de contourner l’entrée de ville par la zone Saint-Maurice, soit également repris, mais pour l’heure la commune de Manosque ne considère pas cet accès comme prioritaire. C’est un axe qui est dans un état déplorable et qui est de plus en plus emprunté, notamment par des camions. Nous attendons aussi beaucoup en terme de sécurité. Le nombre de vols a considérablement augmenté depuis le début de l’année et nous comptons sur l’installation de plusieurs caméras de vidéoprotection promises par le maire de la ville, Camille Galtier.

L’entrée de la zone Saint-Maurice a fait l’objet d’aménagements récemment…

Nous nous sommes longtemps battus pour que ces aménagements voient le jour. Les chauffeurs routiers, contraints de stationner en dehors de la ville, donc majoritairement en entrée de zone Saint-Maurice, ne disposaient d’aucun équipement. Pas de douches, pas de sanitaires… Des conditions indignes. Ces nouveaux aménagements de la place de l’Enca sont tout à fait satisfaisants et franchement c’est le moindre que nous pouvions faire. Nous allons aussi installer un distributeur de pizza et une restauration mobile. Les combats que nous menons sont parfois longs mais nous réussissons à faire évoluer les choses, c’est ce qu’il faut retenir.

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