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interview Karine Levêque-Lhôte : « Nous devons amener de la valeur ajoutée à nos adhérents du SMTP »

Bouches-du-Rhône Publié le - - BTP

Karine Levêque-Lhôte : « Nous devons amener de la valeur ajoutée à nos adhérents du SMTP »
D.R. - Karine Levêque-Lhôte, présidente du Syndicat de maçonnerie de gros oeuvre et de génie civil et de travaux publics (SMTP) de la Fédération du BTP des Bouches-du-Rhône.

Karine Levêque-Lhôte vient de succéder à Isabelle Lonchampt à la présidence du Syndicat de maçonnerie de gros œuvre et de génie civil et de travaux publics (SMTP) de la Fédération du BTP des Bouches-du-Rhône. Un syndicat dont les entreprises adhérentes emploient près de 6 500 salariés. Elue pour quatre ans, elle dirige depuis 2007 l'entreprise Atréal (Assistance technique et réalisation).

TPBM : Comment est né votre engagement au sein de la Fédération du BTP 13 ?
Karine Levêque-Lhôte : J'ai d'abord suivi le cursus de l'Ecole supérieure des jeunes dirigeants du bâtiment (ESJDB), qui est très largement intégrée à la profession et à la Fédération du BTP. J'ai ensuite eu de multiples engagements [cf. encadré], puis, lors de son mandat à la présidence de la fédération, Philippe Deveau m'a demandé d'être cheffe de file de la commission Innovation. C'est ma fibre, je suis très portée sur l'innovation car selon moi, c'est l'avenir de nos métiers, surtout l'intelligence artificielle (IA). D'ailleurs, je fais également partie de la commission Innovation de la Fédération française de bâtiment (FFB) et d'un groupe de travail sur l'IA dans les métiers du BTP. Ce sont deux représentations que je conserverai parallèlement à la présidence du SMTP, syndicat dont j'étais la secrétaire durant les deux ans de mandat d'Isabelle Lonchampt.

Quelle est votre feuille de route à la tête du SMTP ?
Même s'il y a une présidente, il s'agit d'une action collective. Et nous avons quatre objectifs : anticiper, accompagner, optimiser et former. Nos métiers du gros œuvre et du génie civil connaissent beaucoup d'innovation, ils sont en pleine mutation et il faut anticiper au maximum, faire beaucoup de prospective. Par exemple, pourquoi ne pas nouer des partenariats avec des fournisseurs qui vont nous mettre en relation avec des start-up ? Il faut instaurer une veille.

Ensuite, il faut accompagner les entreprises dans ces mutations, veiller à ce que ce ne soit pas trop cher pour les structures. Cela doit passer notamment par des plans de formation très ciblés. Par exemple, le 6 décembre, on organise une journée où on réalisera une modélisation du bâtiment via deux logiciels BIM en simultané. On va montrer une implantation, présenter les Documents des ouvrages exécutés (DOE) qui en sortent. Et nous verrons que selon la taille des structures, ce n'est pas le même logiciel qui sera le mieux d'adapté. C'est une journée spécifiquement destinée à nos adhérents car avant de faire du BIM, il faut que les entreprises s'équipent. C'est un investissement qui n'est pas forcément cher, pas forcément long et qui est très intéressant dans l'organisation de nos métiers. Il peut nous permettre d'optimiser un certain nombre de fonctions, notamment l'élaboration des devis.

Enfin, il faut permettre aux entreprises de former leurs salariés et leurs futurs salariés. Nous avons déjà des partenariats avec les Centres de formation d'apprentis (CFA) ou avec l'Ecole supérieure de conduite de travaux (ESCT) à Marseille, et on veut en nouer de nouveaux.

Quels résultats attendez-vous de ces différents axes d'action ?
Nous avons de beaux métiers qui souffrent encore de leur image, et il nous faut les remettre à l'honneur. Pour cela, il faut maîtriser les règles de la construction et les normes qui sont très complexes. Nous devons donc être force de proposition, amener de la valeur ajoutée à nos adhérents. Il faut créer une dynamique, une vraie synergie avec les assureurs, les banquiers, les fournisseurs, les clients ou les maîtres d'œuvre, afin de redéfinir notre métier. On doit travailler avec les fournisseurs sur les nouvelles technologies, avec les banquiers sur le financement des innovations, ou avec les architectes pour savoir quels sont les matériaux qui plaisent aujourd'hui… On doit travailler en amont pour inventer le métier de demain.

Enfin, nos adhérents doivent avoir à l'esprit que ce qui aura le plus de valeur dans l'entreprise demain, c'est le matériel, la réputation et l'ambiance de travail. Les salaires ne sont plus ce que les jeunes recherchent en premier. Ils ont d'autres attentes que nous il y a 20 ans.

Retrouvez le portrait de Karine Levêque-Lhôte dans le numéro 1313 de TPBM (parution le 20/11/2019). Cliquez ici pour consulter nos offres d'abonnement (à partir de 20€/an).



Serge Payrau
Journaliste

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