Fermer la publicité
Journal d'annonces légales et d'informations locales, économiques et judiciaires en PACA

Julien Denormandie veut « accélérer la réhabilitation et la rénovation de l'habitat à Marseille »

Bouches-du-Rhône Publié le - - Urbanisme

Julien Denormandie veut « accélérer la réhabilitation et la rénovation de l'habitat à Marseille »
J. Ph. PIERRAT - Un hommage aux personnes décédées dans l'effondrement des immeubles de la rue d'Aubagne était rendu ce mardi 5 novembre.

A la veille du premier anniversaire du drame de la rue d'Aubagne, le ministre du Logement Julien Denormandie a souhaité « accélérer la rénovation de l'habitat à Marseille ». Une priorité qui passe par une plus grande mobilisation de l'enveloppe décennale de 240 millions d'euros de crédits de l'Etat fléchée vers la lutte contre l'habitat dégradé.

Un an après l'effondrement des immeubles de la rue d'Aubagne, Julien Denormandie a dressé un premier bilan de la mobilisation de l'Etat en faveur de la résorption de l'habitat indigne à Marseille. « A la fin de l'année, l'Etat, par le truchement de l'Agence nationale de l'habitat (Anah), aura engagé 17 millions d'euros sur les 240 millions du plan décennal instigué au lendemain du drame du 5 novembre 2018. Un premier montant qui a vocation à augmenter une fois les études préalables nécessaires effectuées », a indiqué le ministre du Logement, ce 4 novembre.

L'Anah finance notamment jusqu'à 100 % des travaux d'urgence dans les copropriétés et de ceux réalisés par les collectivités quand elles les exécutent en substitution des propriétaires pour le traitement de l'habitat indigne. Cent dix-sept millions d'euros ont également déjà été validés pour les premières opérations de rénovation urbaine menées par l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU), notamment en centre-ville.

Mise en place d'une SPLA-IN

« Après avoir pris les mesures destinées à faire face pendant un an à l'urgence, ma priorité maintenant est d'accélérer la réhabilitation et la rénovation de l'habitat à Marseille », a déclaré Julien Denormandie. Un enjeu qui passera par la mise en place d'une société publique locale d'aménagement d'intérêt national (SPLA-IN), instance associant État et collectivités qui sera chargée de la réhabilitation du centre-ville. « Cette structure ne fera que ça : racheter des immeubles insalubres, les rénover et les remettre sur le marché en préservant le caractère populaire du centre-ville », a précisé le ministre.

Cette SPLA-IN s'inscrit dans le cadre du projet partenarial d'aménagement (PPA) qui fixe la stratégie sur le long terme et que l'Etat a signé avec la métropole Aix-Marseille-Provence et la Ville le 15 juillet dernier. Ce dispositif qui couvre un périmètre de 1 000 ha autour du grand centre-ville concerne 200 000 habitants, avec à la clef un budget de 217 millions d'euros sur quinze ans.


Lire aussi : A Noailles, il faut un permis pour louer un logement


359 immeubles évacués

Depuis un an, l'Etat a mis en place, avec la Ville et la Métropole, les mesures pour assurer la mise en sécurité et l'accompagnement des familles sinistrées. La priorité reste de leur donner la possibilité de retrouver leur propre habitation. « Sur les 359 immeubles évacués, la moitié a pu être réintégrée », selon les données du ministère. 1 479 personnes ont été relogées, par des bailleurs sociaux, dans le parc privé ou des locaux vacants de l'Etat. Le nombre de personnes à l'hôtel s'est déjà considérablement réduit, de 1 300 fin janvier à 400 aujourd'hui. Afin d'identifier des logements disponibles supplémentaires, l'Etat et les collectivités ont reconduit la mission confiée à Soliha Provence et cofinancée par l'Etat à hauteur de 5 millions d'euros depuis un an.

195 immeubles en attente de rénovation lourde

« Alors qu'une soixantaine d'arrêtés de péril avaient été pris en 2016 et autant en 2017, 332 arrêtés de péril l'ont été depuis le 5 novembre 2018 », indique la municipalité. Plus de 370 immeubles ont ainsi été évacués, représentant 410 personnes pour le seul secteur de la rue d'Aubagne et 2 842 pour le reste de la ville (3 252 personnes en cumul). Cent quatre-vingt-quinze immeubles ne sont pas encore réintégrables et il demeure encore 377 personnes hébergées à l'hôtel dont 15 appartenaient au secteur initialement touché de la rue d'Aubagne.

Jusqu'à 27 hôtels avec un référent municipal pour orienter les sinistrés ont été réquisitionnés par la ville pour faire face à cette situation. Au total, la facture de la gestion de cette crise pour la municipalité se monte à 14 millions d'euros.




William Allaire
Journaliste

Ses derniers articles

Abonnez-vous à l'offre Papier + Numérique

TPBM Semaine Provence Journal d'annonces légales et d'informations locales, économiques et judiciaires en PACA

  • ›   Pour plus de contenu, papier + web
  • ›   l’accès aux annonces légales,
  • ›   l’accès aux ventes aux enchères.
Je m'abonne

À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide


Fermer
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies et de technologies similaires par notre société ainsi que par des tiers, afin de réaliser des statistiques d'audiences et de vous proposer des services éditoriaux et la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux. En savoir plus / paramétrer