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Jour de colère pour les avocats en Paca

Les avocats, soutenus par les magistrats et les greffiers, ont manifesté en Paca et dans toute la France contre la réforme de la carte judiciaire. Explications.
Jour de colère pour les avocats en Paca
A.Ricci - Les avocats ont manifesté en Paca comme ici à Avignon.

Droit et chiffre Publié le ,

« Nous demandons le maintien des 164 tribunaux de grande instance et des 36 Cours d'appel de plein exercice. Ils permettent une vraie justice de proximité et d'accès au juge », s'exclame Christiane Imbert-Gargiulo, bâtonnier de l'ordre des avocats d'Avignon. Sur les marches du Palais de Justice d'Avignon, ils sont venus nombreux pour soutenir cet appel à la mobilisation.

Les motions des avocats dénoncent pêle-mêle : « Un simulacre de concertation, une absence de transparence et d'étude d'impact des projets, un manque de moyens humains et matériels persistants ne permettant pas de répondre aux objectifs affichés et le caractère illusoire d'une justice totalement numérisée en l'absence de moyens pour sa mise en œuvre. »

Disparition de 5 TGI en Paca ?

Pour la région Paca, l'impact de la réforme pourrait être important. Le Vaucluse (barreau de Carpentras et barreau d'Avignon) pourrait être rattaché à la Cour d'appel d'Aix-en-Provence en lieu et place de celle de Nîmes. Dans le cadre de la départementalisation, Carpentras, Grasse, Draguignan, Tarascon, et Aix-en-Provence pourraient voir disparaître leurs TGI de pleine compétence.

« Concernant le changement de Cour d'appel, cela pourra entraîner un allongement des délais d'audience via une augmentation du contentieux à Aix-en-Provence et une baisse significative de celui-ci à Nîmes. En effet, le Vaucluse représente 50% du contentieux de la Cour d'appel de Nîmes », rappelle Christiane Imbert-Gargiulo.

« Concernant la départementalisation, le risque est de voir se profiler une désertification comme cela s'est produit en médecine. Le plus grand risque est un recours in fine à une justice privée », évoque Christiane Imbert-Gargiulo.

Le 15 mars devraient être remis les rapports sur les chantiers de la Justice. D'ici là, les avocats restent mobilisés et n'ont pas exclu d'autres actions.

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