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Jonny Wilkinson en capitaine d'équipe à Var Up

Var le - - Economie

Jonny Wilkinson en capitaine d'équipe à Var Up
Olivier Real - L'ex joueur du RCT, en coach pour chefs d'entreprises au Palais Neptune

La 14e édition de Var Up, grand salon annuel de l'entreprise organisé par l'Union patronale et la CGPME du département, s'est déroulée le 24 mars au Palais Neptune de Toulon, sur la thématique « Bien-être & performance en entreprise ». Une réussite transformée entre les poteaux par un maître performeur, Sir Jonny Wilkinson.

« Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprends » disait Nelson Mandela. Cette leçon de vie a semblé coller à la peau du plus grand rugbyman de tous les temps, l’anglo-toulonnais Sir Jonny Wilkinson à qui l’Union patronale du Var et la CGPME avaient demandé d’intervenir lors de la grande conférence de la journée, en milieu d’après-midi du Salon Var Up. Autour de la thématique centrale Bien-être & performance en entreprise, Bernard Maury, dirigeant du cabinet de conseil « Communication et stratégie - l’idée du sens » à Toulon, et toujours journaliste de talent, a eu pour sa part l’honneur de débattre et de « performer » à ses côtés.

Gagner ou perdre, vivre ou mourir

Le propos était dense, profond, avec une idée du sens des choses puisée dans une expérience de vie sportive marquée par une souffrance inattendue, presque inimaginable. Jonny Wilkinson, ce champion hors normes, anobli par son pays, adulé dans le monde, y compris chez nous, au-delà même des fans du RCT, s’est livré avec une intelligence impressionnante, s’appliquant sur son (très bon) français, et une humilité incroyable, pour ne pas dire une mise à nu. Une souffrance galopante, voir totalement envahissante, née de la peur de l’échec, de l’inconnu au regard du résultat d’un match, de l’emprise sur lui de ce qu’il appelle « le vilain », du besoin de contrôle du moindre détail. Gagner ou perdre était quasiment devenu vivre ou mourir, aller au paradis ou pas, et ce de 5 ans à 35 ans !

Le président de l'UP Var remet à l'ex joueur du RCT la coupe de Var Up. (Photo O. R.)

L’avoir pour accéder à l’être

A l’apogée de cette existence très manichéenne, ponctuée par des échecs qui lui ont appris à mieux apprécier encore la victoire et à en connaître le prix, il a heureusement fini en apothéose. Le Bouclier de Brennus à l’issue du dernier match, terminant par un doublé avec la Coupe d’Europe. Celui qui était si fort et qui se voyait si faible lorsqu’il estimait ne pas être à la hauteur (il était néanmoins toujours plus haut que beaucoup), a certainement pu panser plus facilement sa souffrance en ayant eu cet épilogue apaisé, tout en s’évitant d’y penser toute sa vie dans le cas contraire. L’avoir - sa victoire par la performance - pour accéder à l’être puis au bien-être, en quelque sorte. A 35 ans, après une ultime poussée de stress, son corps et son mental ont pu enfin s’ouvrir, se libérer d’une pression terrible, quand bien même ce gagnant né le sera toujours dans nombre de challenges de sa vie. Mais il se soigne…

Beaucoup de monde au palais Neptune pour écouter la grande conférence.

Bien être, physique et mental

Jonny Wilkinson a cherché dans sa phase post sportive - et trouvé - la paix, la joie, le plaisir, son identité, ce qu’il veut, en étant l’acteur principal du changement qu’il appelait de ses vœux. Pour lui, le bien-être implique le physique, le mental et le spirituel. Incarnée par l’ouverture, l’espace, le recul, le ressenti aussi, cette dernière vertu lui semble être le bon niveau pour sublimer le reste. Ce retraité heureux comme jamais et sincère dans son désir d’aller vers les autres, est apparu dans une lumière très positive en même temps que très collective (quand l’équipe gagne tout le monde gagne). Une sensation supérieure à la satisfaction individuelle, à condition d’avoir cette dimension spirituelle. Ce perfectionniste sur un terrain de rugby ne ménage pas son introspection et pousse sa quête de réflexion pour partager son analyse du contrôle de soi. Alors que bien souvent des sportifs néo-retraités affirment qu’ils vont pouvoir vivre, lui s’inscrit en faux et restitue le travail dans la vie, surtout pas en dehors. Yes Sir ! Quand conférence rime avec performance… intellectuelle.

Retrouvez l'intégralité de notre article sur Var Up dans TPBM 1123 daté du 30 mars. Pour plus d'informations sur nos offres d'abonnements, cliquez ici.




Olivier Réal
Journaliste

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