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Joël Giraud nommé ministre : ce messie que les Hautes-Alpes attendaient

Hautes-Alpes le - - Territoires

Joël Giraud nommé ministre : ce messie que les Hautes-Alpes attendaient
M.-F. Sarrazin - Joël Giraud a rencontré les élus afin d'écouter leurs doléances.

De retour sur ses terres plus d'un mois après sa nomination en tant que secrétaire d'Etat à la Ruralité, Joël Giraud est venu recueillir les doléances des maires haut-alpins afin d'alimenter son futur programme de politique publique.

S'il est bien un homme politique qui fait l'unanimité dans le département des Hautes-Alpes, c'est Joël Giraud, passé de maire de L'Argentière-La Bessée à député et depuis le 26 juillet secrétaire d'Etat à la Ruralité. « C'est le poste qu'il te fallait, qu'il nous fallait », lâche le vice-président du Département Marcel Cannat. Ils étaient nombreux, les élus haut-alpins, à porter tous leurs espoirs sur cet homme providentiel, à attendre cette nomination à chaque rumeur de remaniement. Surtout depuis son ralliement à La République en Marche et son ancien poste de rapporteur général du budget.

En ce lundi 31 août, les élus attendent fébrilement leur vedette à l'occasion de l'inauguration de l'espace France Services de La Bâtie-Neuve. Sa deuxième visite officielle dans les Hautes-Alpes en tant que secrétaire d'Etat se concentrait dans la vallée de l'Avance avant de partir dans le Champsaur à l'occasion du passage du Tour de France. A peine sorti de sa voiture officielle qu'il laisse échapper son rire tonitruant reconnaissable entre tous. Tout est bien là, sa bonhomie, son esprit vif, ses traits d'humour, sa franchise, sa simplicité. Il a l'intelligence des hommes aussi à l'aise sous les ors de la République que sur une exploitation agricole. Masqués et à coups de coude en guise de salutation, tous lui donnent du M. le ministre dans une complicité entendue.

Les discours inauguraux passés, Joël Giraud consacrera une heure et demie à écouter les attentes des maires haut-alpins à huis-clos, de manière à « libérer la parole » selon les termes de son conseiller en communication. Il y glanera de quoi alimenter son futur programme de politique publique dans le cadre de l'Agenda rural, « le recensement de toutes les doléances de la ruralité, un inventaire à la Prévert de 181 propositions », lance-t-il. « Ces réunions locales vont me permettre de faire ressortir une dizaine de priorités pour ensuite proposer des politiques publiques adaptées. Je ne veux pas avoir d'idées préconçues, je veux me baser sur ces retours de terrain avec les élus », confie le secrétaire d'Etat.

« Je peux mettre mon nez dans l'ensemble des politiques publiques »

Sans en dire plus, il dévoilera que ses priorités concernent le numérique et les mobilités, bref, tout ce qui permet de désenclaver les territoires ruraux et qui constitue leur planche de salut économique.

« Les entreprises qui n'arrivent pas à être raccordées à la fibre alors que le nœud se trouve à quelques kilomètres, quand elles font leurs valises pour se délocaliser, ce n'est pas pour aller dans le bled d'à côté ! »

Le Covid a démontré combien le numérique demeurait incontournable, « même si on ne peut pas se passer totalement de se déplacer. Le soir en fermant les yeux, je voyais des écrans », s'amuse Joël Giraud.

Quant aux mobilités, le ministre sait de quoi il parle, lui qui a pris le train de nuit pendant des années pour se rendre à Paris et l'a défendu bec et ongles. Entre l'homme politique et la SNCF, c'est une longue histoire d'« amour », qui n'est pas près de s'arrêter... « Le 11 septembre, le Premier ministre organise une réunion avec les opérateurs de la mobilité où je serai le méchant aiguillon », promet celui qui n'admet pas que l'Etat finance des structures sans contrepartie de leur part, sans effort en faveur des territoires.

Mais quelle latitude Joël Giraud aura-t-il vraiment ? Ne craint-il pas de n'être qu'un faire-valoir à l'heure où le gouvernement souhaite se ranger du côté des territoires oubliés, ces terres rurales qui ont vu leur cote grimper pendant le confinement ? « Dans mon décret d'attribution, j'ai des missions interministérielles. Je peux donc mettre mon nez dans l'ensemble des politiques publiques, notamment au sujet du numérique et des mobilités, ce que je compte bien faire ! Ces fonctions, je vais les assurer et pas qu'un peu. »

Il n'a pas l'intention d'oublier son département. « On saura te solliciter », l'a averti Marcel Cannat. En sillonnant les routes de France, Joël Giraud s'est vite aperçu que la situation y était « moins dramatique que dans les territoires ruraux du Centre. Il faut dire qu'ici on a tendance à plus couiner qu'ailleurs ! », plaisante-t-il. Le maintien de l'un des deux derniers trains de nuit français, les perspectives numériques offertes par le New Deal Mobile nourrissent son optimisme.

« Quand on met des antennes à La Chapelle-en-Valgaudemar, c'est qu'on irrigue des parties très enclavées. On est sur la bonne voie. »




M.-F. Sarrazin
Journaliste

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