AccueilTerritoiresJoël Giraud : « Les remontées mécaniques ne sont pas exclues du plan Avenir montagnes »

Joël Giraud : « Les remontées mécaniques ne sont pas exclues du plan Avenir montagnes »

Lors du congrès de l'Association nationale des élus de la montagne, le secrétaire d'Etat en charge de la ruralité est venu défendre le plan Avenir montagnes, qui vise une offre touristique résiliente et durable.
Joël Giraud : « Les remontées mécaniques ne sont pas exclues du plan Avenir montagnes »
M.-F. Sarrazin - Plaidoyer du ministre haut-alpin lors du congrès de l'Anem pour le « plus grand plan d'investissement en montagne depuis les années 1960 ».

Territoires Publié le , Propos recueillis par Marie-France SARRAZIN

TPBM : Quels sont les contours du plan Avenir montagnes ?
Joël Giraud :
Il a été établi à partir des besoins exprimés par les massifs dans leur diversité et leur envie de faire en sorte que la différenciation puisse exister. Nous avons doublé les crédits des contrats de plan. C'est devenu le plus grand programme d'investissement pour la montagne depuis le plan neige des années 1960. Nous avons veillé à ce qu'il soit rapidement mis en place.
Trois cents millions d'euros, co-financés avec les Régions, permettront de soutenir l'investissement. Cent cinquante-neuf projets dans les massifs français ont déjà été déposés, dont 56 dans les Alpes. Nous finançons également l'ingénierie pour les territoires les plus pauvres à hauteur de 31 M€. Nous avons fait du cousu-main. En montagne, il y avait des tas de dossiers au placard. Ce plan comporte aussi des moyens législatifs pour faire en sorte que les opérateurs de résidences de tourisme puissent céder leur droit de préemption à des foncières, qui se chargeront ensuite d’assurer une gestion active de ces biens et la capacité à investir pour les réhabiliter. 

Plan Avenir montagnes : les aménagements prévus autour de Serre-Ponçon

Sur le volet ingénierie, les délais de dépôt des dossiers, pour la première salve, étaient très courts, au point que dans les Hautes-Alpes, un seul candidat s'est déclaré : le territoire élargi de Serre-Ponçon...
Nous avons reçu 60 dossiers de candidature au plan national. Trente-deux ont été retenus cette année. Une partie des 28 autres, pas aboutis ou hors cadre, seront retravaillés pour faire partie de la deuxième vague.
Nous avons fait en sorte que les dossiers soient très simples à remplir. Nous avons visé les collectivités aux moyens les plus limités et, d'ailleurs, les territoires les plus pauvres se sont beaucoup manifestés ; c'est uniquement lié à ça. Il y a aussi des collectivités qui ont de l'ingénierie. Par ailleurs, certaines collectivités répondent à d'autres appels à manifestation d'intérêt, je pense au Pays briançonnais sur le volet mobilités par exemple. 

Ce plan donne l'impression d'exclure le produit neige...
Les remontées mécaniques n'en sont pas absentes, dès lors que les principes d'écoresponsabilité sont respectés. Nous allons les accompagner dans la transition énergétique. Mais clairement, nous ne financerons pas les canons à neige ! 

Est-ce aux Régions de le faire ?
Certaines s'y refusent. Franchement, quel est l'intérêt d'installer des canons là où on sait que d'ici 20 ans, il n'y aura plus de neige ? Il n'y a pas de retour sur investissement. Attention, le produit neige n'est pas fini. On ne jette pas le bébé avec l'eau du bain. 

Chantal Eyméoud : « L'activité ski ne sera jamais abandonnée »

La Région Provence-Alpes-Côte d'Azur a lancé une étude prospective pour chaque station des Alpes du Sud, lui donnant des arguments pour conditionner ses aides. Qu'en pensez-vous ?
Quand on met de l'ingénierie, on peut par la suite investir. Ce que fait la Région Paca va dans le même sens. 

Partager :
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?