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HPF : le couteau suisse de l'insertion sociale

Dédiée lors de sa création en 1885 à l'accueil de femmes démunies, l'association marseillaise HPF a depuis diversifié ses missions, de l'accueil de demandeurs d'asile en passant par l'insertion professionnelle de personnes handicapées, sans renier ses missions de départ : accueillir et accompagner ceux qui en ont besoin, sans distinction.
HPF : le couteau suisse de l'insertion sociale

EconomieBouches-du-Rhône Publié le ,

« Asile de nuit, œuvre des bains gratuits et de l'écuelle de soupe » : si l'intitulé de départ de l'association Hospitalité pour les femmes (HPF) a pris quelques rides depuis sa création, en 1885, les objectifs de ses fondateurs restent malheureusement d'actualité. « Nous intervenons sur de nombreux champs de l'insertion », précise d'emblée Jean-Louis Gambicchia, directeur de l'association. Cette dernière est en effet une des rares structures à proposer, à Marseille et en Provence-Alpes-Côte d'Azur, une palette de prestations incluant aussi bien l'aide médicosociale que l'accueil des demandeurs d'asile ou l'insertion professionnelle pour les personnes en situation de handicap.

Autant de domaines d'intervention complémentaires qui structurent désormais son action.

« Que les personnes arrivent au sein de notre Centre d'hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) par le 115, le numéro d'urgence pour les sans-abri, ou via l'insertion, notre objectif reste le même : leur permettre de se poser, avant de leur apporter l'accompagnement dont elles ont besoin », résume-t-il.

Pour nombre de personnes qui viennent de la rue, la priorité est de les aider à ouvrir des droits à l'assurance santé et d'effectuer les démarches auprès de la CAF (Caisse d'allocations familiales) afin de bénéficier du RSA (revenu de solidarité active).

« Montrer aux personnes accueillies qu'elles peuvent agir »

« En parallèle, nous les aidons à se créer une adresse mail et leur fournissons un accès à un coffre-fort numérique, autrement dit un espace de stockage dématérialisé où ils peuvent conserver des copies de leurs papiers d'identité, des documents administratifs… », détaille le directeur d'HPF. Pour ce dernier, l'objectif est d'accueillir sans distinction, puis de rendre progressivement autonome par un accompagnement personnalisé. « Nous prenons évidemment le risque que les personnes accueillies se plantent. Mais l'essentiel, pour nous, c'est d'abord de montrer qu'elles sont capables d'agir. »

Si l'accueil reste la première porte d'entrée, d'autres se sont ajoutées au fil des années comme l'ouverture en 1966 du centre d'aide pour le travail Saint-Jean, devenu depuis Esat (Etablissement et service d'aide par le travail) dont la finalité est de favoriser l'insertion professionnelle des travailleurs en situation de handicap. Plus récemment, un Centre d'accueil pour les demandeurs d'asile a vu le jour, à l'issue d'un appel à projets remporté par HPF. Deux nouvelles antennes d'HPF ont, dans cette optique, vu le jour : un Atelier chantier d'insertion, d'une part et un Etablissement pour les mineurs non accompagnés. « Les membres du conseil d'administration de l'association ont toujours voulu répondre aux problématiques sociales émergentes », commente sobrement Jean-Louis Gambicchia.

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