AccueilArchitectureHôtel des polices de Nice : comment Vinci et l'agence Wilmotte imaginent le projet ?

Hôtel des polices de Nice : comment Vinci et l'agence Wilmotte imaginent le projet ?

Dévoilé par le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, cet équipement public unique en France va être lancé dès janvier 2023 pour une livraison en décembre 2025. L'hôtel des polices sera réalisé par Vinci Construction France avec l'agence Wilmotte.
A Nice, l'ancien hôpital Saint-Roch deviendra un Hôtel des Polices, fin 2025.
Agence Wilmotte - A Nice, l'ancien hôpital Saint-Roch deviendra un Hôtel des Polices, fin 2025.

ArchitectureAlpes-Maritimes Publié le ,

« L'Etat apporte 172 millions d'euros à ce projet. C'est un cas unique en France et l'hôtel des polices de Nice sera certainement le plus beau bâtiment dédié à la sécurité de notre territoire », annonce Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur et des Outre-mer. En déplacement dans les Alpes-Maritimes et le Var, Gérald Darmanin a levé à Nice le voile sur le projet lauréat du marché global de performance lancé il y a un an par l'Etat pour rassembler, sur 50 000 m2, dans l'ancien hôpital Saint-Roch, polices nationale et municipale. Un bâtiment qui sera également doté d'un équipement phare, un centre d'hypervision urbain et de commandement (CHUC) sur 4 000 m2,créé par la Ville de Nice.

Ce marché, qui a mis en concurrence trois majors (Vinci, Bouygues, NGE), avec un dialogue compétitif de plusieurs mois, a été gagné par Vinci Construction France, associé à l'agence Wilmotte, DHA Architectes, Pierre-Antoine Gatier, architecte en chef des monuments historiques et aux bureaux d'études Egis et Oteis. Un groupement qui a mobilisé jusqu'à 100 personnes pour étudier et préparer ce dossier.

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Pas de travaux souterrains pour l'hôtel des polices de Nice

Le marché s'élève à 214 M€ TTC pour ce projet dont le coût global représente 239 M€ TTC. « Vinci est le groupement qui a apporté des réponses plus complètes à l'ensemble du programme que nous avions défini », commente le sous-préfet Luc Ankri, chargé par l'Etat de piloter ce dossier. Le projet lauréat prévoit ainsi une réhabilitation complète du bâtiment historique (40 % des surfaces) et de son atrium édifié au XIXe siècle avec notamment la disparation de la verrière qui coiffe actuellement cet espace central. Pour les extensions (60 % du projet), les concepteurs du groupement ont imaginé un "socle sécuritaire" autour du bâtiment central qui accueillera le stationnement couvert (1 000 places).

12 000 rotations de poids lourds évitées

L'implantation des bâtiments autour du bâtiment central prend la forme d'une organisation en peigne et un grand volume longitudinal - qui accueillera le CHUC sur deux niveaux - vient fermer la composition. Ces surfaces nouvelles seront des ouvrages en béton matricé, teinté dans la masse avec un coloris ocre. Mais les toitures seront traditionnelles (tuiles rouges) comme les volets à persienne. « Nous avons privilégié les solutions permettant de réduire le plus possible l'impact de ce chantier urbain. Le socle prévu pour les parkings permet ainsi de nous affranchir de travaux de terrassement et d'infrastructure. Ce sont 12 000 rotations de poids lourds évitées », explique Cyril Dupuy, directeur régional bâtiment Côte d'Azur de Vinci Construction France.

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Des engagements environnementaux

Mais le chantier sera aussi complexe pour le respect notamment des normes parasismiques exigées sur ce type d'équipement public. Entre autres, il faudra déposer les colonnes ornant l'atrium pour pouvoir les renforcer... Malgré ces contraintes, plusieurs engagements environnementaux ont été pris par le groupement Vinci : respect des labels BDM niveau argent pour les parties neuves et BBC Effinergie pour les parties réhabilitées, emploi du béton "Exegy" bas carbone de Vinci sur le chantier, recours à des matériaux biosourcés, patios végétalisés, panneaux photovoltaïques, pompes à chaleur ultra-performantes, etc. S'ajoutent aussi du recyclage et du réemploi de matériaux, in-situ et ex-situ. Pour les retombées du chantier sur l'économie locale et l'emploi, le groupement veut aller au-delà des 25 % du projet attribués aux PME de la région. « Des sous-traitants locaux sont déjà pressentis. Pour notre convention d'insertion, elle va représenter 100 000 heures », précise Cyril Dupuy.

Le permis de démolir étant déjà attribué, le chantier va s'ouvrir dès début janvier 2023 avec une phase de déconstruction et de démolition qui durera six mois. Suivra la réhabilitation et la création des bâtiments neufs jusqu'en décembre 2024. Puis une phase d'équipement et de finition jusqu'à fin 2025. En pointe, le chantier devrait mobiliser 500 personnes et mettre en œuvre quatre grues.

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