AccueilEconomieHautes-Alpes : volume de ventes immobilières record dans l'ancien

Hautes-Alpes : volume de ventes immobilières record dans l'ancien

La crise sanitaire a bouleversé le marché de l'immobilier. Dans les Hautes-Alpes, l'offre se raréfie et la demande augmente, ce qui conduit à des décisions d'achat rapides.
Le volume de ventes des appartements anciens a bondi de 20 % en un an.
M.-F. Sarrazin - Le volume de ventes des appartements anciens a bondi de 20 % en un an.

EconomieHautes-Alpes Publié le ,

Qui n'a pas entendu parler de ces citadins en mal de verdure pendant le confinement, prêts à acheter sur photo un bien à la campagne ? La pratique est certes peu recommandable, mais s'est bel et bien produite dans les Hautes-Alpes. « L'immobilier reste une valeur refuge. L'offre se raréfie alors que la demande augmente, ce qui donne lieu à des décisions d'achat rapides et des biens vendus en quelques jours seulement », commente François Jancart, président de la Chambre des notaires des Hautes-Alpes, installé à Saint-Bonnet-en-Champsaur.

La crise sanitaire a complètement rebattu les cartes du marché de l'immobilier, traditionnellement boosté par l'Ile-de-France, alors que les villes de province étaient à la traîne. La tendance s'est tout simplement inversée. Dans les Hautes-Alpes, sur un an, à la fin mars 2021, on constate une nette progression des ventes dans l'ancien (en particulier au quatrième trimestre 2020 avec des volumes de ventes records) : + 10 % pour les maisons, + 15,1 % pour les terrains à bâtir et + 20 % pour les appartements. Les prix ne suivent pas forcément le même mouvement : celui des appartements demeure stable (+ 0,9 %), celui des maisons grimpe (+ 5 %) tandis que celui du foncier recule (- 2,1 %).

En revanche, « le neuf est le secteur qui a le plus pâti de la crise », indique Me Jancart. En cause, le retard dans l'instruction des permis de construire pendant la crise sanitaire. Le prix médian des appartements neufs a diminué de 1,4 % alors que celui des maisons neuves a crû de 8,8 %.

Prix stables pour les appartements anciens malgré une hausse du volume des ventes

Le prix médian des appartements anciens, stable, s'établit à 2 120 € le m2 dans les Hautes-Alpes. Il est plus élevé dans le nord du département que dans le sud. Derrière ce chiffre, se cachent d'énormes disparités : sur un an, Saint-Chaffrey a vu ses prix grimper de 17,4 % et Le Monêtier-les-Bains de 19,4 %. Les prix ont en revanche chuté de 8 % à Vallouise-Pelvoux. Le constat est tout autre sur 10 ans : le prix médian au m2 a reculé de 12 % dans le Briançonnais, de 10,9 % dans le Grand Buëch, de 2,3 % dans le Gapençais-Champaur et a augmenté de 4,5 % dans l'Embrunais-Guilletrois-Queyras.

34 % des ventes s'effectuent dans le Briançonnais, 33 % dans le Gapençais-Champsaur, 23 % dans l'Embrunais-Guillestrois-Queyras et 10 % dans le Grand Buëch.

Maisons anciennes : un prix de vente médian record

En atteignant 231 100 €, le prix de vente médian des maisons anciennes dans les Hautes-Alpes n'a jamais été aussi élevé depuis 10 ans, affichant une progression de 5 % en un an et 12,7 % en 10 ans. Sur un an, les prix ont bondi dans le Briançonnais (+ 11,8 %, 287 500 € de prix de vente médian) et dans le Grand Buëch (+ 8,2 %, 155 300 € de prix de vente médian). Les prix sont plus élevés dans le nord là encore : à Briançon, le prix de vente médian d'une maison s'élève à 322 500 €, à 275 800 € à Gap et à 145 000 € à Veynes. Mais les biens vendus sont également très différents selon les secteurs : 30 % des transactions de maisons anciennes dans le Buëch concernent des biens de trois pièces et moins alors que celles vendues dans le Briançonnais sont à 62 % des cinq pièces et plus.

A l'échelle départementale, la surface habitable médiane se situe à 110 m2 pour 700 m2 de terrain.

47 % des ventes sont réalisées dans le Gapençais-Champsaur.

Les terrains plus petits plébiscités

Le marché des terrains à bâtir est le seul à enregistrer une baisse des prix avec - 2,1 % sur un an. Le prix de vente médian se monte à 68 600 € dans les Hautes-Alpes. La tendance est aux terrains de moins de 600 m2, qui représentent 34 % des ventes. Les terrains compris entre 600 et 900 m2 ont perdu 8 points de part de marché (27 % des ventes) ! Ceux de 900 à 1 500 m2 constituent 23 % des transactions et les plus vastes 17 %.

Un quart des acheteurs a plus de 60 ans

Qui sont les acheteurs ? Ils sont à 45 % haut-alpins, à 28 % issus de la région, à 5 % franciliens et à 3 % étrangers. Impossible de connaître la répartition entre les résidences principales et secondaires. 27 % des acheteurs sont des professions intermédiaires. Fait inquiétant : 25 % des acquéreurs ont plus de 60 ans et seuls 9 % ont moins de 30 ans. Ce qui conforte les données de l'Insee d'un département attractif, mais vieillissant.

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