AccueilTerritoiresHautes-Alpes : où en est le projet de création de haute école du bois et de la forêt ?

Hautes-Alpes : où en est le projet de création de haute école du bois et de la forêt ?

Si le projet de création d'un campus forêt/bois d'envergure européenne dans les Hautes-Alpes n'a pas bougé sur le fond, sur la forme, il en va autrement...
Le site des anciennes Fonderies et aciéries de Provence, à L'Argentière-la-Bessée, doit renaître de ses cendres à travers la constitution de ce campus.
M.-F. Sarrazin - Le site des anciennes Fonderies et aciéries de Provence, à L'Argentière-la-Bessée, doit renaître de ses cendres à travers la constitution de ce campus.

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Le projet de création dans les Hautes-Alpes d'une haute école du bois et de la forêt suit son cours. L'association gestionnaire de ce futur campus européen a été constituée le 2 novembre dernier, à Paris. Présidée par Daniel Lopes, président de Bouygues Immobilier Sud-Est, elle regroupe institutionnels, gestionnaires forestiers, prescripteurs, constructeurs, charpentiers, industriels, centres de formation et de recherche de l'arc alpin, dont les Chalets Bayrou, constructeurs de chalets de prestige à Briançon, et Maryline Chevalier, présidente de l'ordre des architectes de la Région Paca. La dimension européenne de ce projet ne doit rien au hasard ; il s'agit, à terme de participer au développement de produits à haute valeur ajoutée et de pallier le manque de compétitivité en la matière de l'Union européenne. La demande en bois biosourcé dans la construction va croissant, la filière bois ne demande qu'à être structurée et valorisée. Encore faut-il disposer du personnel qualifié nécessaire pour y parvenir.

Le Grand prix de la construction, de l'aménagement et de l'architecture durables aura bien lieu

Recrutement de quinze enseignants-chercheurs à temps plein

L'établissement, qui devrait ouvrir ses portes en 2026, s'organisera autour de cinq formations de niveau bachelor et ingénieur, et de quatre parcours métiers : production, construction, vente/marketing et génie forestier. Quinze enseignants-chercheurs à temps plein seront recrutés, sans compter des intervenants, et une vingtaine de personnels techniques et administratifs.

Sur le fond, rien n'a changé. Sur la forme, en revanche, c'est une autre histoire. Initialement, L'Argentière-la-Bessée devait accueillir le pôle construction, Embrun le pôle forêt et il était envisagé d'installer le pôle architecture de montagne à Briançon. Finalement, les deux composantes bois/forêt se matérialiseront à L'Argentière-la-Bessée tandis que les pourparlers sont en cours pour installer le centre de formation et de recherche sur l'architecture de montagne à Embrun. Pourquoi ce revirement de situation ? « Les deux intercommunalités, le pays des Ecrins et Serre-Ponçon, n'ont pas avancé à la même vitesse sur ce dossier. Or c'était une nécessité de progresser ensemble au même rythme. Techniquement, il est plus viable de réunir les étudiants au sein d'un même territoire. La communauté de communes du Briançonnais estimait quant à elle ne pas disposer de suffisamment d'éléments pour se positionner », répond-on du côté de l'association.

Démarrage des travaux en 2024 pour la haute école du bois et de la forêt

Le campus se déploiera donc sur les 2 hectares des anciennes Fonderies et aciéries de Provence, un site en friche depuis 2012. Il s'agit d'y développer des salles de cours, de travaux pratiques, des ateliers et laboratoires de recherche, un amphithéâtre, une médiathèque et un espace restauration. Les bâtiments industriels existants devraient, pour la plupart, être démolis en vue d'être reconstruits et l'ancienne centrale hydroélectrique conservée avec l'objectif de garder l'âme patrimoniale du lieu. En parallèle, 150 logements étudiants seront érigés à L'Argentière-la-Bessée.

Un matériau biosourcé garanti local ? Du Bois des Alpes !

L'association annonce que tous les feux sont au vert désormais : « La communauté de communes du Pays des Ecrins a porté une dizaine d'études stratégiques, de marché, sociétale, de pollution, géotechnique, de réseaux, d'opportunité. L'ensemble confirme le bien-fondé du projet. L'Agence nationale de la cohésion des territoires valide l'ancrage territorial et le positionnement géographique dans les Hautes-Alpes, du fait de la diversité de la ressource et de la proximité avec l'Italie. Nous sommes en lien avec le gouvernement, plusieurs ministères et les ambassades de l'arc alpin. La Première ministre prête une attention particulière à ce projet. »

L'association doit aujourd'hui peaufiner les aspects scientifiques, pédagogiques, juridiques et financiers. Qu'en est-il, justement, du financement de cette école ? « Nous avons des partenaires financiers, institutionnels, des banques, des assurances, des bailleurs sociaux... prêts à investir. La formation professionnelle, l'enseignement, la recherche et la filière forêt/bois relèvent d'une compétence régionale. La Région, avec la Caisse des dépôts, a cofinancé les études ; nous espérons qu'elle participera aux investissements futurs. » Le début des travaux est envisagé en 2024.

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