AccueilBTPHautes-Alpes : le BTP 05 anticipe les enjeux de demain

Hautes-Alpes : le BTP 05 anticipe les enjeux de demain

Si l’innovation, l’environnement et le recrutement représentent déjà des défis pour le BTP, ils seront encore plus prégnants demain. Des enjeux sur lesquels a planché la profession lors de la journée annuelle organisée par la fédération haut-alpine.
Nicolas Chabrand, président de la fédération haut-alpine du BTP.
M.-F. Sarrazin - Nicolas Chabrand, président de la fédération haut-alpine du BTP.

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Quand le bâtiment va, tout va, dit l’adage. Et généralement, la bonne santé du secteur dépend étroitement de celle du territoire. A quoi ressembleront le BTP 05 et les Hautes-Alpes en 2040 ? La profession et des acteurs socio-économiques du département se sont penchés sur la question à l’occasion de la Journée annuelle du BTP 05.


Partant du principe que« demain s’écrit aujourd’hui » et au vu du cataclysme que subit la profession depuis l’apparition de la covid, l’anticipation n’est pas une option mais une nécessité. L’avenir du BTP passera forcément par l’innovation.

« Nous ne sommes peut-être pas les meilleurs, mais pas les plus mauvais non plus », estime le président du BTP 05, Nicolas Chabrand, qui rappelle que « 2,5 % de résultat net en moyenne, c’est faible pour faire de la R&D ».

Dématérialisation des marchés publics, facturation numérique, BIM, préfabrication, RE 2020 « qui nous pousse à trouver des solutions » figurent parmi les grandes avancées de ces dernières années. La crise de l’énergie poussera sans doute encore plus à travailler sur la maison intelligente, pour économiser davantage d’électricité et d’eau.


Comme la société dans son ensemble, la profession ne peut plus fermer les yeux sur les enjeux environnementaux. Privilégier les circuits courts fait partie des solutions. « Les Hautes-Alpes ont une carte à jouer sur les matériaux biosourcés », assure le président du BTP 05. La création d’Alpes Bois Collage, à Montmaur finalement, fait partie de ces projets vertueux que Marc Viossat, vice-président du Département en charge de la transition énergétique, aime à citer. Cette entreprise produira des bois collés de charpente et des carrelets de menuiserie à partir de bois local. « Le projet peinait à aboutir, mais nous nous sommes tous mis autour de la table et nous avons réussi à faire quelque chose », se félicite l’élu.

« Nous devons nous adapter à la nouvelle génération »

Au quotidien, les efforts pour les entreprises peuvent être aussi simples que le fait de trier ses déchets. Eddy Bruhat, président de Dautremer Charpente Couverture à Gap, passe des petites annonces sur Leboncoin pour proposer ses chutes de bois au grand public en quête de bois de chauffage. « Cela fait des déchets en moins pour l’entreprise et c’est un geste solidaire », remarque le dirigeant, également chef de file RSE (Responsabilité sociétale des entreprises) pour le BTP 05.

Gilles Boudot (2e en partant de la gauche) a rejoint l’entreprise familiale de construction bois il y a cinq ans.
(Crédit : M.-F. Sarrazin)

Pour s’évaluer en la matière, la fédération nationale a mis en place un outil, « Bâtisseur responsable », une série de 100 questions auxquelles le chef d’entreprise doit répondre. « Seuls cinq comptes ont été ouverts dans les Hautes-Alpes », regrette Emilie Feral, membre du groupe national de travail sur la RSE. « C’est un gain de temps qui aide à structurer sa démarche à l’avenir et que l’on peut glisser dans les mémoires techniques des marchés publics », plaide Eddy Bruhat.


L’avenir passera aussi par la fidélisation de la main-d’œuvre et le recrutement. « Nous devons nous adapter à la nouvelle génération qui bouscule nos habitudes », concède le président de Dautremer Charpente Couverture.

A 25 ans seulement, Gilles Boudot, conducteur de travaux chez Boudot Construction Bois, à Chorges, n’y va pas par quatre chemins : « Le télétravail fait que les gens ne veulent plus venir travailler. On les écoute et on les aide trop », dit-il devant un public acquis à sa cause.

L’attractivité des métiers du bâtiment n’est pas un sujet nouveau. L’ouverture, il y a six mois, de l’antenne haut-alpine du Geiq (Groupement d’employeurs pour l’insertion et la qualification) vise à qualifier le personnel, grâce à une offre de formations sur mesure, adaptée aux besoins des entreprises. Gilles Boudot, qui entend reprendre l’entreprise familiale, a d’ailleurs réussi à trouver un candidat par ce biais.

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