AccueilTerritoires"H2P veut être le leader dans le département des Alpes-de-Haute-Provence"

INTERVIEW "H2P veut être le leader dans le département des Alpes-de-Haute-Provence"

Après un mandat de 3 ans et 1 000 jours passés aux commandes d'Habitations Haute-Provence, Didier Machet, le directeur général du bailleur social alpin prépare son départ. Dans six mois, il ne se consacrera plus qu'à sa nouvelle mission : la direction de la Société anonyme de coordination Habitat en Région Sud-Est, qui regroupe près de 1 600 collaborateurs et un patrimoine de 110 000 logements locatifs. Avant de passer la main, quel bilan dresse-t-il de son mandat et quelles orientations laisse-t-il à son successeur ?
H. Saveuse - Didier Machet, actuel directeur général d'Habitations Haute-Provence passera bientôt la main à Claire Prévôt, son adjointe. Celle-ci pourra compter sur le concours de David Fontugne, le directeur de patrimoine et de la proximité.

TerritoiresAlpes-de-Haute-Provence Publié le ,

TPBM : Après 1 000 jours à la tête d'Habitations Haute-Provence, vous voilà prêt à partir pour prendre pleinement la direction de la Société anonyme de coordination Habitat en Région Sud-Est (SAC HeRSE) ? Pouvez vous nous en dire plus ?
Didier Machet : Je vais progressivement m'impliquer davantage dans la SAC Habitat en Région Sud-Est mais je ne vais pas quitter Habitations Haute-Provence du jour au lendemain. L'objectif est d'effectuer un passage de témoin en douceur à mon successeur ou plus précisément à la future directrice générale, Claire Prévôt, l'actuelle directrice clientèle pour Habitations Haute-Provence, qui va devenir mon adjointe pendant les six prochains mois et qui devrait prendre ma suite. Elle s'occupe actuellement d'assurer le mieux vivre ensemble sur l'ensemble de notre parc immobilier en orchestrant des évènements participatifs de proximité notamment.


A lire : Naissance de la société anonyme de coordination Habitat en Région Sud-Est


Quel bilan tirez-vous de ces trois années passées à la direction d'H2P ?
J'ai choisi d'organiser ce mandat autour d'un triptyque de valeurs. D'abord, la proximité avec les élus, le personnel et les locataires. Puis la responsabilité, en sortant d'une logique de gestion administrative uniquement. Et enfin de l'initiative, car j'ai demandé de l'audace durant tout ce mandat. Nous devions également consolider notre positionnement territorial, pour trouver notre place notamment au sein de la SAC HeRSE. Nous voulions réaffirmer notre envie d'investir localement. H2P veut tout simplement être le leader dans le département des Alpes-de-Haute-Provence, c'est notamment ce que je me suis attelé à faire. Nous sommes présents dans les projets cœur de ville de Manosque et de Digne-les-Bains, dans les opérations de résorption de l'habitat insalubre [RHI, ndlr] de Riez, de Gréoux-les-Bains et de Sisteron. Accompagner les opérations de RHI, c'est aussi accompagner le territoire. Notre position est également d'aller sur des secteurs où d'autres bailleurs sociaux ne vont pas.

Quelle sera la place d'H2P dans la SAC HeRSE ?
Nous ne changerons pas de stratégie. Nous sommes exactement dans notre cœur de métier, dans un territoire où nous sommes leader et où nous comptons le rester. Avec la nouvelle structure régionale, Habitations Haute-Provence aura toute sa place car chaque société HLM sera spécialisée dans un domaine particulier. Entrer dans la SAC HeRSE confirmera notre positionnement, celui d'être alpin et social.

Concrètement, quels sont les projets à court et moyen termes ?
A horizon 2024, nous espérons atteindre un chiffre d'affaires de 30 M€ avec une croissance d'1 M€ chaque année. Aujourd'hui nous réalisons 26 M€ de chiffre d'affaire annuel. La stratégie de développement restera la même : contribuer à la production de logements sociaux. Chaque année, l'Etat nous demande de participer à 1/4 de la production départementale de logements sociaux, estimée à 200 habitations. Nous prévoyons donc de produire 300 logements sociaux sur les six prochaines années soit l'équivalent de 50 par an. Ils seront naturellement construits là où le besoin est le plus fort. A savoir 65% dans le périmètre de la Durance- Luberon-Verdon Agglomération, 20% sur celui de Provence Alpes Agglomération. Le restant sera ensuite distribué sur les autres territoires. Aujourd'hui les besoins représentent majoritairement des petits logements dont 40% de T2 et plutôt des PLAI [Prêt locatif aidé d'intégration, ndlr]. Il pourra s'agir de constructions neuves ou des projets d'acquisition-amélioration.

La réhabilitation du parc a été l'une des clés de voûte de votre stratégie, qu'en sera-t-il à l'avenir ?
Les grandes orientations ont d'ores et déjà été déterminées. Le premier axe fort sera de réinvestir sur le patrimoine existant par le lancement de chantiers de rénovation énergétique. Nous souhaitons agir sur 1 000 logements dans les six prochaines années, sachant que nous investirons en moyenne l'équivalent de 50 000 à 60 000€ par logement. Au total, nous avons fléché une enveloppe de 40 M€ sur cette thématique. L'opération lancée à Malijai se terminera en juillet 2021. Celle prévue sur le bâti du Pigeonnier-Barbejas à Digne-les-Bains va démarrer prochainement. Pour les résidences du Viou à Forcalquier, l'attribution des marchés est en cours. Nous avons identifiés 29 opérations à mener dans les six prochaines années. 8 M€ sont également fléchés pour des opérations de maintenance sur la même période. Nous allons également mener une vaste opération de d'amélioration énergétique sur une partie de notre parc immobilier. L'objectif est d'agir sur les quelques passoires thermiques qui restent encore sur notre parc. Cela ne représente aujourd'hui que 4% de ce dernier, étiqueté F et G. La majorité de notre patrimoine immobilier est classé C, D ou E, excepté les dernières constructions. Nous allons principalement lancer des travaux d'isolation des combles perdus (1 500 logements), rénover le parc de chauffage à gaz, enlever "les grille-pain" et raccorder les logements à des chaufferies collectives. L'idée est de sortir des vieux modèles de chauffages. C'est d'ailleurs le sens de notre rapprochement avec Sogetha à Sisteron par exemple. Car il y a évidemment à la clé des économies pour nos locataires et un meilleur confort de vie.

Quid du Nouveau programme national de Rrenouvellement urbain (NPNRU) manosquin ?
La convention a été signée en juin et je peux vous dire que 19 logements vont être démolis sur le secteur Plantier 1. Pour le seconde partie, Les Plantiers 1 et 2 seront rénovés aux normes BBC. Seize logements seront reconstruits sur site grâce à l'obtention d'une dérogation et 48 logements seront construits dans le quartier des Embarrades. D'autre part, 12 logements seront construits en PSLA [prêt social location-accession, NDLR] dans le secteur de la Colette. Enfin, des travaux vont être lancés dans le quartier des Serrets. Je tiens à préciser que sur ce grand projet, nous avons tenu à travailler en concertation avec les habitants. Un projet comme celui-ci ne fonctionne sans eux.

Partage
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?