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a la pelle Grasse : la ville donne un coup d'accélérateur à la ZAC Martelly

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Grasse : la ville donne un coup d'accélérateur à la ZAC Martelly
Ville de Grasse - Le cinéma CGR servira de signal à l'entrée est du centre ancien et du nouveau projet urbain.

Projet phare du renouvellement urbain dans le centre ancien, la ZAC Martelly, confiée à Bouygues Immobilier et Jean-Michel Wilmotte va enfin entrer en phase opérationnelle. Les travaux pourraient s'engager en 2020.

A l'entrée est du centre ancien de Grasse, la ZAC Martelly est prévue pour accueillir un important projet de redynamisation urbaine, au cœur des interventions enclenchées avec la convention ANRU (Agence nationale de rénovation urbaine) de 2008. Sur 2,2 hectares, un programme mixte de plus de 20 000 m2 de plancher doit en effet se développer, répartis en 150 logements dont 30% de logements aidés, 7000 m2 de commerces, un multiplexe de 6 salles et 1082 fauteuils. Sont également prévus 720 places de parking, de nouveaux espaces publics et une modernisation hôtelière portée par l'exploitant de l'Oasis.

Début 2016, la ville et sa société publique locale (SPL) Pays Grasse développement ont attribué au groupement de promoteur-concepteurs, piloté par Bouygues Immobilier, Jean-Michel Wilmotte et Jean Mus, la réalisation de cette vaste opération de restructuration urbaine. Et plus de trois ans après cet appel à projets, le permis de construire vient enfin d'être déposé. Il faut dire qu'entre temps, cette opération a subi toutes sortes de difficultés et obstacles ainsi qu'une longue phase de mise au point.

Un délai supplémentaire pour le Monoprix

Un temps partie prenante du projet, le groupe Monoprix et sa moyenne surface présente depuis des décennies dans le centre ancien s'est en effet désengagée en cours de route et a même annoncé, en début d'année, la fermeture définitive de son magasin, en octobre 2020 dans le cadre d'une réorganisation nationale. Un coup dur pour l'attractivité du quartier et du futur projet. La création du multiplexe, à l'origine portée par Cap Cinéma, a été confrontée à la reprise de cet exploitant par CGR et à la contestation de l'autorisation obtenue en CDAC* par un concurrent — l'exploitant du cinéma La Strada à Mouans Sartoux. Il a fallu alors faire monter le dossier en CNAC**. « Nous avons aussi beaucoup concerté la population et étudié très précisément la programmation, compte tenu des enjeux de ce projet pour la réussite de la reconquête de cette partie du centre ancien », expliquent les représentants de la ville et de la SPL Pays Grasse développement.

Depuis quelques semaines, l'horizon a commencé à se dégager pour la ZAC Martelly. Avant le dépôt du permis de construire, la SPL, aménageur, a signé début mars avec Bouygues Immobilier, la promesse de vente du foncier. Quelques jours auparavant, le projet de multiplexe, désormais porté par CGR, a décroché son autorisation en CNAC. Et le maire de Grasse, Jérôme Viaud, très impliqué dans ce dossier a réussi à obtenir du groupe Monoprix un maintien de l'activité commerciale pendant une année supplémentaire. Un délai pendant lequel la ville et Bouygues Immobilier (qui a racheté les murs en octobre dernier) vont tenter d'attirer un nouvel exploitant pour la moyenne surface.

Plus de 5 ans et demi de travaux

Si tout de passe bien et que des recours ne viennent pas à nouveau bloquer le projet, les travaux de la ZAC Martelly pourraient s'engager en 2020. Et ce ne sera pas une mince affaire. Une fois le foncier cédé, la Pays Grasse développement devra pendant 17 mois démolir (le garage Gambetta, l'actuel parking Martelly) et dépolluer. Et ce n'est qu'à l'issue de cette phase que le chantier Bouygues pourra démarrer. Un chantier également complexe, sur un site en fort dénivelé (34 mètres), imposant d'implanter les bâtiments en pallier et de développer des liaisons verticales par ascenseurs.

Les travaux de Bouygues sont prévus en deux phases : l'une de 30 mois pour réaliser les commerces, le cinéma, une partie des logements et les parkings, l'autre de 24 mois pour la démolition reconstruction de l'ex-Monoprix, la suite des logements et des espaces publics, la totalité des parkings, l'extension de l'hôtel, etc. Soit au total plus de 5 ans et demi de travaux. Les investissements sont à la hauteur de ce projet de reconquête : 28 millions d'euros au total mobilisés par l'aménageur pour la totalité des interventions sur la ZAC (compensés par la cession du foncier, des subventions et des participations), une cinquantaine de millions d'euros par les investisseurs privés. La ville a prévu fin avril de présenter à la population les avancées de ce dossier.

* Commission départementale d'aménagement commercial
** Commission nationale d'aménagement commercial




Rémy Mario
Journaliste

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