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Gardanne : un Puits de sciences entre pinède et passé industriel

Bouches-du-Rhône Publié le - - Urbanisme

Gardanne : un Puits de sciences entre pinède et passé industriel
H2O Architectes - Le Puits de sciences devrait ouvrir en 2022.

La réalisation du futur Puits de sciences sur le Pôle Yvon Morandat, à Gardanne, a été confiée au groupement piloté par l'agence H2O architectes. Ce tiers-lieu dédié à la culture scientifique, qui va nécessiter un investissement de 14,7 millions d'euros HT, ouvrira en 2022.

Ce 28 janvier marquait une date importante pour le projet de reconversion du Pôle Yvon Morandat à Gardanne avec la révélation du projet lauréat du futur Puits de sciences. Cet équipement labélisé « centre de culture scientifique technique et industriel » (CCSTI) sera aménagé dans l'ancien vestiaire des mineurs (4 000 m2 sur deux niveaux) et dans la pinède attenante (3 ha). « Ce sera le plus important de France après la Cité des sciences de Paris », annonce Roger Meï, maire de Gardanne.

Un Puits au coeur du carreau

La réalisation du projet a été confiée, au terme d'un dialogue compétitif, au groupement piloté par l'agence H2O architectes (Paris, mandataire) associant l'agence UNIC architecture (Marseille), les scénographes Marianne Klapisch et Mitia Claisse (Paris), le bureau d'études Edeis (BIM, TCE et HQE) et la société de conception lumière Gelatic (Paris).

« On s'est appuyé sur la forte identité du lieu, en essayant de tirer parti de ses trois composantes : le grand paysage avec la pinède voisine, les grands volumes de l'ancien local des mineurs et les vestiges de l'activité industrielle », avance Jean-Jacques Hubert, architecte de l'agence H2O.

« Le programme qui mixe reconversion du bâti industriel et aménagement extérieur propose un parcours immersif au coeur des transitions : industrielles, énergétiques, écologiques, territoriale... », poursuit-il. Cette transition se décline également à travers un aménagement qui organise une capillarité entre intérieur et extérieur avec en point d'orgue le réaménagement du parvis de l'ancien chevalement. Ce projet à forte dominante végétale n'était au départ pas intégré dans le marché mais les concepteurs ont proposé de l'ajouter pour parachever le parcours du visiteur. « Soulignée par des arcades en béton, cette galerie paysagère qui longe le bâti selon un axe Nord-Sud constitue l'épine dorsale du projet tout en organisant des traversées vers l'espace capable de la pinède », indique Jean-Jacques Hubert.

Coeur du projet, l'ancienne halle des mineurs sera remise en scène avec un principe « d'agrafes mémorielles » jalonnant le lieu sur le modèle des anciens casiers suspendus des mineurs. Et l'entrée du centre sera mise en scène avec un grand auvent de béton teinté dans la masse. Accessible par un immense gradin, le site accueillera un auditorium de 150 places, un Fablab, des ateliers et des salles d'expositions temporaires et permanentes sur le thème de la culture scientifique. Et le maire de Gardanne de rêver à de « futures collaborations » avec le musée de la mine de Gréasque et The Camp, campus de l'innovation posé lui aussi en pleine pinède, à dix kilomètres de là.

Label Ecoquartier oblige, le projet fait évidemment la part belle au procédés écolos : le Puits de sciences affichera les labels BDM niveau « or » et BBC rénovation. Une performance permise par l'usage de matériaux biosourcés et locaux (paille de riz, laine de bois,...) et la production d'énergie électrique en autoconsommation par panneaux photovoltaïques. Les concepteurs ont également proposé de miser sur l'économie circulaire avec notamment la mise en place d'une plateforme de valorisation des éléments déconstruits. Enfin, l'équipement sera doté de nombreux dispositifs de ventilation et rafraîchissement passifs afin de garantir un confort d'été optimum sans artifice technologique.

Coût : 14,7 M€

Le montant estimé de l'investissement s'élève à 14,7 millions d'euros HT. Une dépense prise en charge par les collectivités locales : Région Provence-Alpes-Côte d'Azur (4,4 M€), Département des Bouches-du-Rhône (3,4 M€), Métropole Aix-Marseille-Provence (2,95 M€), Ville de Gardanne (2,95 M€) et Etat (1 M€). Avec le soutien de mécènes privés, les partenaires publics ont également accepté de prendre en charge une partie des trois premières années de fonctionnement du Puits de sciences à partir de sa mise en service prévue courant 2022, une facture estimée à près de 1,2 million par an. A charge pour le futur exploitant, qui n'est pas encore désigné, d'attirer à terme 100 000 visiteurs par an, objectif avoué des promoteurs du projet. Une jauge qui permettrait d'équilibrer son budget en allégeant la part des financements publics. « Un tiers du budget de l'équipement sera constitué de ses ressources propres, un tiers viendra de subventions publiques, le dernier tiers provenant de financements privés d'entreprises mécènes », explique Roger Meï.

Le mode de gestion de l'outil n'est pas encore décidé : délégation de service public ? Régie directe ? Semop (Société d'économie mixte à opération unique) ? L'éventail des possibles est large. Le choix sera arrêté en coordination avec le comité de pilotage scientifique du projet. Une instance qui associe la ville, la Semag (Société d'économie mixte d'aménagement de Gardanne) et la Rotonde, le CCSTI de Saint-Etienne, grand frère du Puits de sciences gardannais.

Cinq pôles fonctionnels

Le Puits de sciences sera composé de cinq pôles fonctionnels :

Un pôle d'accueil mutualisé, intégrant l'ensemble des espaces d'accueil, de convivialité dont un café des sciences et un espace de vente, commun aux différentes fonctions de l'équipement.

Un pôle d'expositions et de médiation, rassemblant les espaces à vocation de centre d'interprétation des sciences, que ce soit en grande jauge (exposition permanente, temporaires...) ou bien en petite jauge (ateliers de création, ateliers de médiation pédagogique...).

(Crédit : H2O Architectes)

Un pôle conférences et formations, regroupant les espaces à vocation de formation, de partage et de réflexion collective autour des pratiques professionnelles de la médiation scientifique, technique et industrielle.

Un pôle d'innovations collectives qui comprend les espaces d'expérimentation pour les entreprises innovantes du site et d'ailleurs, leur permettant notamment d'entrer en interaction avec le grand public et de tester en « grandeur réelle » leurs produits et autres services innovants.

Un pôle de fonctions support mutualisées pour les espaces qui ont vocation à rendre un service administratif, logistique et de maintenance/développement à l'ensemble des fonctions de l'équipement.




William Allaire
Journaliste

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