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Gap : un procédé innovant pour la construction du parking de la Providence

Hautes-Alpes le - - BTP

Gap : un procédé innovant pour la construction du parking de la Providence
Cabinet d'architecture François Dufayard - L'architecte François Dufayard a veillé à la bonne intégration paysagère du bâtiment, dont le toit servira de parc pour la maison de retraite toute proche et pour le public.

Au printemps prochain, le quartier de l'hôpital bénéficiera de 701 nouvelles places de parking à la Providence, construites par l'entreprise Ragoucy. Un édifice sans poutre et avec un minimum de poteaux, une première dans les Hautes-Alpes.

La Ville de Gap étoffe son offre de stationnement avec la construction, en cours, du parking de la Providence, à proximité de l'hôpital, pour un coût de 8,3 M€ HT. Sur six niveaux, dont deux souterrains, 701 places se déploieront sur 15 600 m². Et sur son toit, un parc paysager sera aménagé à destination des résidents de la maison de retraite toute proche et du public. Ces travaux, démarrés en août 2019, devraient être livrés en avril ou mai 2021.

Ce chantier présente une particularité, unique dans les Hautes-Alpes : l'utilisation d'une méthode que l'on retrouve dans la construction des ouvrages d'art, la précontrainte par post tension, permettant la réalisation de grandes portées sans obstacle. « Nous voulions un minimum de poteaux et l'absence de poutres », indique Nicolas Chabrand, président du BTP 05 et dirigeant de l'entreprise Ragoucy, en charge des travaux. Visuellement, le résultat est bien plus agréable et d'un point de vue spacial, le projet a quasiment gagné un niveau, même si les dalles sont plus épaisses. Nicolas Chabrand y voit d'autres avantages : « Ne pas avoir de poteaux importe pour la sécurité et la présence de poutres est catastrophique pour l'éclairage. D'autant plus que si des voitures brûlent, les fumées restent coincées entre les poutres. » Ragoucy a dû sous-traiter cette partie à la société Freyssinet (groupe Vinci Construction) « car seules quelques entreprises maîtrisent ce procédé en France et dans le monde ». Et ce, sans surcoût.

Un parking divisé en deux parties, pour la Ville et pour l'hôpital

A vrai dire, ce n'est pas un mais deux parkings qui sont réalisés. Le premier, de 473 places sur les quatre niveaux supérieurs, sera géré par la Ville. L'entrée et la sortie se feront par la rue Ernest-Cézanne et une autre sortie sera possible avenue Guillaume-Farel. L'entrée et la sortie du second, de 228 places enterrées, se fera par la rue Ernest-Cézanne. « Une partie ou la totalité des places de la partie enterrée seront affectées à l'hôpital », annoncent Vincent Médili, adjoint au maire en charge des travaux, et Alexandre Vincent-Vivian, directeur des parkings de la Ville de Gap. Avoir divisé l'ensemble en deux présente un autre avantage du point de vue de la sécurité incendie. Au-delà de cinq niveaux, des sprinklers auraient dû être installés. « Non seulement ça coûte cher mais en plus ce n'est pas adapté au gel », justifie Nicolas Chabrand.

De son côté, l'architecte gapençais François Dufayard s'est assuré de la bonne intégration du parking au sein de son environnement. « Il sera doté de parements architectoniques béton et habillé d'un maillage en treille métallique qui servira à la fois de garde-corps et permettra de cacher les voitures de l'extérieur », explique Nicolas Chabrand.

Une visite dans le cadre des Coulisses du bâtiment

Vendredi 9 octobre, 70 lycéens gapençais ont arpenté les plateaux de ce chantier dans le cadre des Coulisses du bâtiment. La fédération du bâtiment des Hautes-Alpes était la seule de la région à maintenir l'événement en présentiel. Une volonté farouche de son président Nicolas Chabrand qui tenait à montrer à ces jeunes du concret, après ces mois de confinement :

« L'avenir du secteur est en jeu. Les métiers du bâtiment sont attractifs : les fruits de ces métiers sont visibles dans le quotidien des gens, ils ne sont pas à la traîne sur la question numérique et l'ascenseur social fonctionne. On peut commencer comme manœuvre et finir conducteur de travaux, voire chef d'entreprise. »




M.-F. Sarrazin
Journaliste

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