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DIAPORAMA Gap : dans les coulisses du chantier de la future Cinémathèque d'images de montagne

Depuis juin, les engins ont envahi l'usine Badin, bientôt reconvertie en Cinémathèque d'images de montagne. Visite de chantier avec son directeur Gilles Charensol.
Gap : dans les coulisses du chantier de la future Cinémathèque d'images de montagne
M.-F. Sarrazin - Gilles Charensol, directeur, et Valérie Bonfé, administratrice la Cim, devant le chantier de réhabilitation de l'usine Badin.

BTPHautes-Alpes Publié le ,

C'est un rêve qu'il poursuit depuis des années, qui a maintes fois failli être abandonné. Mais il n'a jamais lâché. Gilles Charensol grimpe plusieurs fois par jour les échafaudages de la future Cinémathèque d'images de montagne (Cim), aménagée dans l'usine Badin, à Gap. Heureux comme un gosse.

Cette ancienne usine de production de fenasse, construite en 1895, propriété de la Ville de Gap, va à la fois accueillir les bureaux et le fonds d'archives de la Cim (10 000 films de montagne), une salle de projection de 166 places, un espace d'exposition, un musée sur l'histoire du cinéma de montagne et un lieu de formation. Une révolution pour l'équipe à l'étroit dans ses locaux de la place Jean-Marcellin, et un nouveau point d'attractivité de plus de 1 000 m2 pour la capitale des Hautes-Alpes.

Réhabiliter n'est pas une mince affaire et réserve son lot de surprises. Les infiltrations d'eau, consécutives à la dégradation de la toiture, ont fragilisé la charpente et les sols ; une partie du plancher du deuxième étage a brûlé et le bâtiment est fissuré. Pire : le sol, meuble, a nécessité de consolider les fondations du bâtiment existant - en injectant de la résine et grâce à la mise en place de systèmes spéciaux pour les dalles -, et de creuser des fondations plus profondes pour les extensions. Soit un surcoût de plus de 400 000 €.

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Les stigmates du passé conservés

En juin, ont débuté les travaux de voirie et réseaux, puis le terrassement en vue de la construction de la salle de projection en gradins enterrée dans la cour sud. « Au-dessus, il y aura une terrasse accessible. Peut-être deviendra-t-elle un lieu d'exposition photo ou de réception », émet le directeur. La façade de cette extension, lisse et en béton, permettra d'organiser des projections dans la cour intérieure, qui reste la propriété de la Ville de Gap. Dans l'ancien bâtiment, « maçons et charpentiers accomplissent un travail considérable : nettoyer l'existant, déplacer les machines présentes sous les toits par grue, percer les ouvertures, reboucher, isoler... ». La partie administrative, sous les toits, jouira d'une charpente apparente en mélèze labellisé Bois des Alpes. Les travaux de l'extension nord, destinée à accueillir l'escalier, l'ascenseur et l'espace de stockage, sont menés de concert.

« Une fois ces gros travaux terminés, nous attaquerons la menuiserie et l'installation de l'escalier intérieur. » Gilles Charensol a voulu produire un effet vertigineux, propre à la montagne, à travers cet escalier. C'est ce qu'a essayé de retranscrire l'architecte du projet François Dufayard. Il a aussi été décidé de conserver l'esprit du lieu, « même s'il ne s'agit pas d'en faire un musée de la fenasse », prévient Gilles Charensol. Certains stigmates du passé sont conservés : les inscriptions sur les murs, des poulies, goulottes et autres équipements « à la fois décoratifs et explicatifs ».

Bonne nouvelle, le chantier devrait être terminé le 15 avril et non fin juin comme prévu. Ce sera au tour de Gilles Charensol et Valérie Bonfé, l'administratrice de la Cim, de se relever les manches. Il y a fort à faire, entre l'équipement de la salle de projection, l'aménagement du musée, l'ameublement des bureaux et de l'espace accueil qui comprendra aussi un bar. Avec l'objectif d'ouvrir le 1er juillet 2022.

Un budget de 2,870 M€

2,870 M€ TTC sont nécessaires à la transformation de cette usine et de nombreux partenaires participent au financement : l'Europe (495 000 €), l'Etat (370 000 €), le CNC (320 000 €), la Région (370 000€), le Département (370 000 €), la Ville de Gap (300 000 €). Soit un autofinancement de 650 000€ (dont 470 000€ de prêt), abondé par des dons.

Le chantier a été sélectionné par la Mission patrimoine de Stéphane Bern, pour être soutenu par le Loto du patrimoine de la Française des jeux, avec une dotation attendue de 45 000 €.

 

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