AccueilEconomieGap : Daniel Cohen invité du 5ème Dîner de l'économie de l'Union Patronale

Gap : Daniel Cohen invité du 5ème Dîner de l'économie de l'Union Patronale

Carton plein pour la cinquième édition du Dîner de l'économie de l'UPE 05 (Union pour l'entreprise des Hautes-Alpes) au Quattro, à Gap. Près de 550 personnes ont participé à la soirée, contre 300 en 2015. Il faut dire que la présence de Daniel Cohen, économiste agrégé venu discourir de « l'avenir de la croissance » était particulièrement attrayante.
Gap : Daniel Cohen invité du 5ème Dîner de l'économie de l'Union Patronale

EconomieHautes-Alpes Publié le ,

Le 5e Dîner de l’économie de l’union patronale des Hautes-Alpes a été une réussite. Organisé en partenariat avec le Crédit agricole (représenté par Michel Bonnes, président du conseil d’administration du Crédit agricole Alpes Provence, et de son directeur général, Thierry Pomaret), il a attiré plus d’entrepreneurs qu’en 2015. Une satisfaction pour Laurent Brutinel, le nouveau président de l’UPE 05 (Union pour l’entreprise des Hautes-Alpes). A table, le préfet, Philippe Court, et dans la salle, tout ce que le département compte de décideurs économiques. Comme invité d’honneur, Daniel Cohen, directeur du département économie de l’Ecole normale supérieure, l’un des fondateurs de l’Ecole de l’économie de Paris. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont le dernier opus est « Le monde est clos et le désir infini », paru aux éditions Albin Michel (2015).

L'économiste Daniel Cohen.

« Nous dépendons de la croissance et cela nous rend inquiets », déclare ce dernier. Il se livre ensuite à une analyse de la situation économique mondiale. L’économiste pose la question suivante : « Quel est notre degré d’addiction à la croissance économique et pourquoi celle-ci semble-t-elle faire défaut, ou du moins être en retard, par rapport aux avancées technologiques ? ».
Daniel Cohen fait un retour aux années 30. Il cite un autre économiste, John Maynard Keynes, pour qui la crise n’était que passagère. Il la voyait comme une vague de pessimisme éphémère. Pour Keynes, en 2020, « la société sera entre quatre et huit fois plus riche que dans les années 1930, les hommes pourront travailler deux à trois heures par jour ».

Daniel Cohen souligne : « Un siècle plus tard, on peut affirmer que Keynes n’a pas fait d’erreur sur le rythme de la croissance économique. Ainsi, avec 2 % de croissance par an, le revenu a été multiplié par sept », déclare le professeur en économie. Avant d’ajouter : « L’économiste s’est trompé sur l’usage qui a été fait de cette richesse, il n’a pas mesuré la capacité d’extension de l’appétit de richesses matérielles des hommes. La crise a été plus sévère que prévu. »

Retrouvez l'intégralité de notre article dans le numéro 1152 de TPBM (parution le 19/10/2016). Cliquez ici pour plus de renseignements sur nos offres d'abonnement (à partir de 20€/an).

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