Fermer la publicité
Journal d'annonces légales et d'informations locales, économiques et judiciaires en PACA

[Rendez-vous] Frédérique Pyra, architecte cotée mer

le - - Architecture

[Rendez-vous] Frédérique Pyra, architecte cotée mer
J. Ph. Pierrat - Frédérique Pyra est installée à Hyères, dans le Var.

Collaboratrice pendant 17 ans de Rudy Ricciotti, Frédérique Pyra connaît une deuxième vie d'architecte placée sous le (de)sign(e) de villas haut de gamme avec vue exceptionnelle.

Sont chouettes les villas de bord de mer que réalise l’architecte Frédérique Pyra installée à Hyères, dans le Var. Du genre de celles qui font rêver et qu’on visite habituellement sur les pages en papier-glacé des magazines. Des maisons ultra-modernes, ouvertes, lumineuses, généreuses en surface et le plus souvent en restanque, monolithes superposés accrochés à la pente voire à la falaise, avec de grandes baies vitrées et toujours une vue exceptionnelle sur la Grande Bleue. Des réalisations réservées, cela va sans dire, à des clients fortunés.

C’est d’ailleurs pour cela, « pour concevoir et agir, seule, de A à Z » que la carrière de leur auteure a pris, il y a six ans, un sacré tournant. Après 17 ans de collaboration auprès de Rudy Ricciotti en tant que chef d’agence, la fidèle collaboratrice, chef de projet pour de nombreuses de ses réalisations importantes, a souhaité en effet voler de ses propres ailes et exercer son métier en mode libéral.

De l’expérience…

« J’ai voulu exister, explique simplement celle-ci en souriant, revenant alors sur cette expérience antérieure. Rudy, qui délègue beaucoup, me donnait la responsabilité d’analyser les programmes, de proposer plusieurs esquisses pour les concours, de piloter les dossiers, de suivre certains chantiers. La double rampe à la Chambord qui s’enroule autour du Mucem façon ziggourat par exemple, c’est une de mes idées, mais il m’a appris le métier. C’est avec lui notamment que j’ai commencé, à travers la villa Lyprendi, à Toulon, à développer le concept des villas balnéaires mono orientées et semi enterrées dans la pente, face à la mer » et dont en a fait aujourd’hui sa spécialité celle qui, après avoir débuté dans les agences parisiennes de Bernard Huet, puis de Patrick Berger, avait rejoint, en tant que véliplanchiste (tout comme son mari), Hyères, son vent et ses vagues, pour travailler à Bandol.

Désormais, c’est de chez elle que l’ancienne architecte salariée imagine les grands volumes épurés, souvent disposés en séquence ou série de filtres successifs, de ces résidences secondaires hauts de gamme, à la décoration et agencement intérieurs modernes et aux matériaux du même tonneau, « en interpénétration avec la nature » comme elle le souligne aussi et qu’elle signe dorénavant de son nom, généralement sur des terrains escarpés et contraints.

Une des villas réalisées par l'architecte sur la côte varoise.

Le cas en particulier d’une immense villa pour le moins ostentatoire de plus de 450 m2, avec tout le luxe que cela suppose, qui est en train de sortir de terre sous sa conduite sur les hauteurs de la Californie (ça ne s’invente pas… ), quartier résidentiel de Carqueiranne dominant la Grande Bleue. Encastrée dans la pente sur une grande parcelle accusant un dénivelé de 20 m, largement transparente et organisée en différents étages décalés avec plusieurs niveaux de terrasses et autres piscine à débordement et spa, la « maison » en question, sorte de nid d’aigle 5 étoiles, nécessite un investissement de 1,6 M€ rien que pour sa construction. Sans compter les espaces verts qui viendront ensuite la dissimuler en partie. Le chantier a commencé depuis plus d’un an.

… et du savoir-faire

Le choix d’une toiture mono pente a permis à sa conceptrice comme elle l’indique elle-même, de disposer un étage supplémentaire tout en respectant la réglementation, et ce n’est pas la première fois qu’elle procède de la sorte. Un peu plus loin, dans un autre quartier résidentiel excentré de Carqueiranne (donc non soumis à la loi littoral), l’extension d’une villa existante que l’architecte est en train de mener également, au lotissement dit Bau Rouge, en contrebas de la falaise de l’ancienne mine de bauxite locale, se veut en revanche plus discrète.

Pourtant, il s’agit bien là d’agrandir de plus de 220 m2 une petite demeure de vague style provençal d’à peine 60 m2 à l’origine. Frédérique Pyra s’est en effet ingéniée à la dissimuler aux riverains en creusant notamment dans la roche, avec une concession toutefois par rapport à ses principes habituels ainsi qu’elle le signale aussi puisqu’il lui a fallu, une fois n’est pas coutume, arrondir un peu les angles de l’ajout contemporain pour mieux le raccorder à l’existant. Ce qui s’appelle faire preuve de souplesse, qualité tout aussi indispensable pour un maître d’œuvre sur ce type de marché à commanditaires privés.  « La plupart de mes clients me donnent carte blanche dès la première esquisse et n’ont pas non plus de problème de budget. Le rêve », reconnaît celle qui ne regrette définitivement pas d’assouvir sa passion « d’une autre façon ».

Retrouvez régulièrement dans TPBM nos portraits d'architectes de la région. Cliquez ici pour plus de renseignements sur nos offres d'abonnement (à partir de 20€/an).




J. P. Pierrat
Journaliste

Ses derniers articles

Abonnez-vous à l'offre Papier + Numérique

TPBM Semaine Provence Journal d'annonces légales et d'informations locales, économiques et judiciaires en PACA

  • ›   Pour plus de contenu, papier + web
  • ›   l’accès aux annonces légales,
  • ›   l’accès aux ventes aux enchères.
Je m'abonne

À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide


Fermer
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies et de technologies similaires par notre société ainsi que par des tiers, afin de réaliser des statistiques d'audiences et de vous proposer des services éditoriaux et la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux. En savoir plus / paramétrer