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Carte interactive Frédéric Lavergne, DG d'Erilia : « Nous allons investir 2 milliards d'euros d'ici 2024 »

le - - Urbanisme

Frédéric Lavergne, DG d'Erilia : « Nous allons investir 2 milliards d'euros d'ici 2024 »
Robert Poulain - Après deux années passées à la barre de Logirem, Frédéric Lavergne est directeur général d'Erilia depuis le 14 juin dern

Le directeur général d'Erilia, Frédéric Lavergne, fait le point sur les investissements prévus par l'organisme dans le cadre de son plan stratégique #convergences24.

TPBM : Début octobre, vous avez présenté un nouveau plan stratégique, #convergences24. Quels en sont les objectifs ?
Frédéric Lavergne :
En dépit de l'impact de la Réduction de loyer de solidarité (RLS), nous allons continuer à investir. D'ici 2024, nous mobiliserons près de 2 milliards d'euros dans les travaux : 1,4 milliard dans la construction de logements neufs, 252 millions dans les travaux de réhabilitation de notre parc et 336 millions pour l'entretien de notre patrimoine existant. Cela représente un rythme d'investissement annuel de plus de 300 millions d'euros. En cinq ans, nous prévoyons de produire près de 9 000 logements et d'en rénover 10 850. Fin 2024, notre patrimoine devrait franchir la barre des 70 000 logements. Cet effort sera concentré sur nos territoires historiques : chaque année, nous produirons environ 1 080 logements neufs en Paca, 240 en Corse et autant en Auvergne-Rhône-Alpes, 230 en Nouvelle-Aquitaine et 190 en Occitanie.

Cliquez sur le bouton en haut à gauche pour ouvrir la légende. (carte : Esther Griffe - source Erilia)

Cet investissement sera effectué en veillant à la qualité du bâti. En tant que bailleur, nous devons penser au coût de gestion des logements que nous réalisons. Dans le bilan final d'une opération, la construction ne représente qu'un tiers du budget quand l'exploitation pèse pour 65 %. Erilia est d'ailleurs engagée dans une démarche de coût global d'une opération afin d'encourager le développement de projets passifs en phase de construction et d'exploitation.

Notre parc est bien entretenu. Cette exigence est cruciale pour un bailleur social qui intervient souvent en site occupé dans des quartiers populaires en déployant des missions de maîtrise d'œuvre urbaine et sociale (Mous). En 2018, nous avons injecté 51 millions d'euros dans les travaux de maintenance et d'entretien courant. Nous avons notamment livré la réhabilitation générale des 296 logements de la résidence Salvador Allende à Port-Saint-Louis-du-Rhône. Les travaux ont été réalisés avec le référentiel BDM (Bâtiments durables méditerranéens) « argent ». Ils ont notamment porté sur l'amélioration de la performance énergétique des logements qui affichent désormais le label « BBC (Bâtiment basse consommation) Rénovation » étiquette B.

Nous avons également achevé la réhabilitation de la résidence du Charrel à Aubagne. Cet ensemble de 992 logements érigé au début des années 70 a bénéficié d'un important lifting qui aura duré plusieurs années. Et nous allons lancer les travaux de rénovation des Campanules, résidence de 420 logements située à la Pomme, dans les quartiers est de Marseille (11e). Le chantier, dont le coût s'élève à plus de 11 millions d'euros, porte sur l'enveloppe des bâtiments, les logements, les parties communes, les espaces extérieurs et les réseaux. Cet enjeu de la performance thermique du bâti est prioritaire : la majorité de notre parc date des années 60/70, période où le coût de l'énergie passait au second plan.

Quelle est la part de la maîtrise d'ouvrage directe dans votre production neuve ?
Près de 35 % de notre production est réalisée en maîtrise d'ouvrage directe par nos équipes de développeurs et de responsables d'opérations. Nous saisissons par ailleurs des opportunités d'opérations en acquisition-amélioration ou d'achats en bloc auprès d'autres opérateurs immobiliers. La taille moyenne de nos opérations est d'environ une cinquantaine de logements. Et elles s'inscrivent dans des projets d'aménagement d'ensemble bien insérés dans le tissu urbain. On est loin des grands ensembles de tours et de barres vivant en autarcie…

Deux tiers de la production en Vefa (Vente en état futur d'achèvement), n'est-ce pas trop ?
65 % de la production neuve en Vefa, cela peut sembler beaucoup mais cela reste finalement moins élevé que les ratios affichés par d'autres organismes. Je suis d'ailleurs très attaché au maintien d'une maîtrise d'ouvrage intégrée. C'est le gage de la préservation de notre expertise technique. Sur tous les territoires où nous sommes présents, nous saisirons les opportunités offertes par la loi Elan (Evolution du logement, de l'aménagement et du numérique) qui impose aux organismes qui gèrent un parc de moins de 12 000 logements de se regrouper, de fusionner ou de rejoindre, d'ici le 1er janvier 2021, une Société anonyme de coordination (SAC), nouvel outil juridique ad hoc.

L'entretien complet est paru dans le n°1313 de TPBM. Cliquez ici pour plus d'informations sur nos offres d'abonnement, à partir de 20 €/an.




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