AccueilEconomieFnaim Var : l’immobilier ne connaît pas la crise

Fnaim Var : l’immobilier ne connaît pas la crise

Enregistrant une croissance des ventes de 24,6 % en 2021, le marché varois de l’immobilier dépasse le national qui bat des records ! Le secteur ne connaît pas la crise, faisant le bonheur de ses petites entreprises.
Le marché de l’immobilier est au beau fixe dans le Var comme au niveau national.
O. Réal - Le marché de l’immobilier est au beau fixe dans le Var comme au niveau national.

EconomieVar Publié le ,

Les indicateurs sont au vert dans l’immobilier sur le plan national comme varois, selon les constats du premier syndicat professionnel du secteur, la Fnaim. David Garavagno et Jean-Marc Stéfanini, président et président adjoint de cette chambre de l’immobilier dans le département, représentant 400 points de ventes et 2 700 emplois directs, ont présenté récemment les chiffres de l’année 2021 et les perspectives, ne cachant pas leur enthousiasme. « Nous pensions avoir atteint un plafond en 2020, année record, 2021 a été encore meilleure en France, se sont-ils réjouis, avec 1 201 000 ventes de logements à fin novembre dernier, sur 12 mois cumulés. Soit une augmentation de 17% ! ».

David Garavagno, président de la Fnaim du Var : « L'immobilier est un élément sain de l'économie »

Les années se suivent et les progressions se ressemblent, ignorant la crise ou plutôt surfant sur celle-ci. Malgré les incertitudes, la pierre apparaît plus que jamais comme un investissement refuge et pérenne, que ce soit sur le parc existant, le neuf, la résidence secondaire, la location de vacances… Le marché est tonique partout, le turn over rapide, les prises de décision sont accélérées. Le premier confinement a eu un effet booster qui continue, d’autant que le pouvoir d’achat des ménages a été protégé.

David Garavagno et Jean-Marc Stéfanini, président et président adjoint de la chambre de l’immobilier Fnaim du Var. (Crédit : O. Réal)

Quart de hausse

Dans ce contexte, le Var fait mieux encore, enregistrant 28 535 transactions de logements anciens sur la même période (contre 22 799 précédemment), soit + 24,6 %, essentiellement auprès de la clientèle française dont la recherche d’évasion au soleil, permanente ou complémentaire, est manifeste. 16 620 ventes ont concerné les appartements (58 %), majoritairement en 2/3 pièces, et 11 915 les maisons (42 %), surtout en 3 pièces et plus. Les maisons étant très demandées depuis le post-confinement. Toulon arrive largement en tête du top 20 des villes du Var avec 14 % du nombre de transactions (3 997). Le taux global de rotation est de 4 %, correspondant au nombre de ventes rapporté au parc, en l’occurrence 722 000 unités. Lequel comprend 69 % de résidences principales, 25 % de secondaires et 6 % de logements vacants (8 % sur la France entière), sachant que ce parc est composé de 52 % d’appartements et 47 % de maisons (1 % d’autres biens).

Fnaim Var : l'immobilier tient bon le cap

L’augmentation très forte de la demande, la baisse de production du neuf et la réduction des stocks se répercutent inévitablement sur les prix, soit + 8,6 % en un an et + 14 % sur deux ans, pour une estimation moyenne du marché, appartements et maisons réunis, à 3 850 euros le m2 (respectivement 3 526 euros/+ 7,3 % et 4 218 euros/+ 10 % sur ces deux segments). « Les taux d’intérêt toujours très bas en France et en Europe jouent un rôle d’amortisseur de cette augmentation des prix », argumentent les deux experts, soulignant la particularité rassurante dans notre pays en matière de taux fixes, qui plus est sur de longues périodes (20/25 ans).

En outre, la Fnaim qu’ils représentent propose au législateur de clarifier la possibilité et les modalités pour le vendeur de transmettre le prêt restant sur le bien à l’acquéreur. Cela permettrait de booster encore les transactions ou du moins de tempérer l’impact de la remontée des taux qui sera mécanique en raison de la reprise de l’inflation. « Avec un stabilisation des taux à 1,13 % sur 20 ans et compte tenu de l’inflation, on gagne de l’argent en empruntant… », ont-ils précisé. Parmi les hausses de prix les plus marquantes des principales communes du département, La Seyne-sur-Mer affiche + 13,2 % et apparaît à nouveau attractive tout en rattrapant son retard.

Tiers de confiance

S’agissant du marché locatif, la tendance est elle aussi très favorable, avec une vacance à la baisse, une demande à la hausse, bien plus importante que l’offre, au point de louer dans la journée qui suit les mises sur le marché ! En outre, les loyers sont stables en majorité, voire légèrement haussiers. Les nouveaux seuils de diagnostic de performance énergétique sur les biens classés F et G, avec interdiction de louer pour ceux de cette dernière catégorie faute de conformité et par conséquent de rénovation en ce sens, ne seront pas sans incidence sur les prix de vente. « N’hésitez pas à faire appel à un professionnel pour avoir le meilleur conseil sur ce sujet et d’autres encore », revendiquent à ce propos David Garavagno et Jean-Marc Stéfanini, réaffirmant leur statut de « tiers de confiance » reconnu désormais par l’Etat. Même combat sur le registre des métiers pour la location saisonnière dont le marché est demeuré perturbé par la crise, surtout vis-à-vis de la clientèle étrangère en retrait, mais le pic estival de juillet-août a repris des couleurs, à + 25 %, tandis que les ailes de saison ont été plutôt satisfaisantes par rapport à 2020. Quant aux résidences secondaires, le Var, déjà au premier rang en nombre de biens, a fait l’objet d’une amplification des demandes, essentiellement en provenance de Paris, des Hauts-de-France et d'Auvergne-Rhône-Alpes, « avec une part significative de personnes utilisant le télétravail ».

Quid de 2022, se sont interrogés le président varois et son président adjoint, pour mieux répondre que de très bons résultats sont à nouveau attendus, même si des facteurs de ralentissement sont néanmoins à l’horizon : le marché est toujours tempéré en année d’élection présidentielle et d’instabilité potentielle sur la fiscalité ; les conditions d’octroi des crédits immobiliers changent depuis janvier ; la hausse des taux est attendue ; la rareté des biens à vendre occasionne une montée des prix et une tension dans un secteur toujours sensible aux soubresauts. En revanche, si 58 % des Français sont propriétaires selon l’Insee, 85 % des 18-30 ans désirent le devenir (14 % seulement le sont - sources Ifop pour la Fnaim), ce qui laisse de belles marges de manœuvres, de même que l’abondante épargne constituée par les Français durant la crise, estimée par les spécialistes à 200 milliards d’euros. Un bas de laine bien précieux si la conjoncture bat de l’aile, mais aussi pour investir…

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