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Etat d'urgence sur les routes du Vaucluse ?

La Fédération régionale de travaux publics Paca et la Fédération du BTP de Vaucluse lancent un cri d'alarme de l'état des routes dans le département. L'Association des maires de Vaucluse a donné de l'écho en mobilisant les maires du département.
Etat d'urgence sur les routes du Vaucluse ?
A. Ricci. - La réunion était organisée par la FBTP 84.

EconomieVaucluse Publié le ,

« Depuis 2008, le budget consacré à la maintenance et à la modernisation de notre patrimoine routier a été diminué de 40 % ! », s’inquiète FrancisLarrieu, président de la branche travaux publics de la Fédération du BTP de Vaucluse. Dans le département, chaque commune possède en moyenne 37 kilomètres de route qui lui appartiennent. Mais le taux de renouvellement actuel des couches de roulement est de l’ordre de 4 % alors qu’il serait nécessaire qu’il passe à 8 %.

Ce constat est bien entendu partagé par les entreprises de BTP. Pour Christophe Chaix, directeur technique chez Eurovia : « Un euro non investi en entretien peut générer plus de 10 euros de dépenses supplémentaires quelques années plus tard ! ». Il existe cinq niveaux de vieillissement d’une route : la chaussée neuve, la chaussée fissurée, la chaussée fortement fissurée avec formation de nids de poules, la chaussée « orniérée », fissurée et affaissée, la chaussée à la limite de la traficabilité. En termes de coûts, l’entretien de la voirie est essentiel car la couche de roulement ne mesure que quelques centimètres, mais les couches de liaison, d’assise ou de forme sont beaucoup plus onéreuses. La structure peut coûter ainsi dix fois plus que la couche de roulement.

Plus de diagnostic pour moins de gros entretien

L’eau est d’ailleurs l’ennemi numéro 1 de la route. « Les sols sont sensibles à l’eau, c’est-à-dire que leur portance diminue lorsqu’ils sont humides. L’eau peut atteindre le sol par dessus (infiltration de la pluie au travers de la chaussée), par les côtés (infiltration par les accotements ou les fossés), par dessous (nappes phréatiques, sources) », souligne Christophe Chaix.

Le diagnostic est donc le maître mot d’un patrimoine routier préservé : mesurer l’évolution du trafic, repérer les déformations ou les fissures, planifier et budgéter les séquences d’entretien.

« Pourquoi le petit entretien des chaussées est important ? », interroge Jean-Marc L’Huillier, directeur technique chez Eiffage Route Méditerranée. « Le trafic et les intempéries dégradent la chaussée. L’entretien est nécessaire pour maintenir l’étanchéité, l’adhérence et le confort de circulation en toute sécurité. L’entretien doit prévenir l’apparition de désordres plus importants et financièrement plus lourds. » Une courbe a d’ailleurs été conçue pour mettre en perspective l’âge de la chaussée, l’état de la route et le type d’entretien à prévoir.

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