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MATERIAU Etanches à l’eau, mais pas à l’innovation !

Les sinistres les plus courants dans le bâtiment sont liés aux infiltrations d’eau.
Etanches à l’eau, mais pas à l’innovation !
GCC - Sébastien Labastie - Le traitement des étanchéités de toiture est un enjeu majeur.

BTP Publié le ,

Dans son rapport 2020 sur la qualité de la construction, l’AQC (Agence qualité construction) rappelle que 62% des désordres constatés dans le bâtiment sont liés à des défauts d’étanchéité à l’eau. Le traitement des étanchéités de toiture est donc un enjeu majeur. En toiture terrasse, il en existe trois types différents : bitumineuse, synthétique et liquide.

Le choix se fera en fonction du support (béton ou bois), de l’accessibilité et du type de protection. L’étanchéité bitumineuse a longtemps été la plus courante, mais elle est de plus en plus concurrencée par les solutions synthétiques, qui ont des durabilités importantes et sont faciles à mettre en œuvre. Les membranes synthétiques sont principalement composées d’EPDM (élastomère), de PVC ou de PTO (polyoléfines thermoplastiques).

Ces matières étant principalement d’origine pétrosourcée, des alternatives existent. Le fabricant Derbigum propose par exemple une membrane issue de bitume recyclé. Soprema propose pour sa part une solution d’étanchéité bicouche dont la deuxième couche est faite d’un polymère TPU (polyuréthane thermoplastique) biosourcé à 75 %, dérivé d’une huile végétale d’origine européenne. Les membranes EPDM présentent un bilan carbone plus favorable que le bitume et sont recyclables. Les membranes PTO enfin, grâce à leur couleur claire, permettent de réfléchir le rayonnement et de limiter le phénomène d’îlot de chaleur.

Stéphane Santolalla, ingénieur travaux principal chez GCC

TPBM : Pourquoi avez-vous choisi ce matériau dans votre projet de rénovation à Istres ?
Stéphane Santolalla :
Pour le bailleur social Erilia, nous avons conçu et réalisé le projet de résidence Le Castellan sur Istres. Nous l’exploitons et assurons la maintenance. Cette réalisation ayant obtenu le niveau bronze de la démarche BDM, il nous fallait trouver des matériaux biosourcés répondant aux critères environnementaux mais également techniques et énergétiques. Nous avons effectué des recherches pour trouver le matériau adapté à notre projet et nos partenaires nous ont orienté vers cette membrane issue de matière biosourcée. Le retour d’expérience a consolidé notre choix, car il correspondait à nos attentes. Nous sommes attentifs à trouver les bons produits pour nos projets, en mixant les matériaux. Nous voulons être un acteur innovant.

Quelles particularités de la membrane vous ont séduits ?
Ce matériau biosourcé est composé à 75 % d’huile de colza européenne. Son étanchéité permet l’imperméabilité de la toiture. Sa mise en œuvre est classique. Elle offre des propriétés optimales en ce qui concerne la résistance aux températures, été comme hiver. Les rouleaux de cette membrane sont plus légers, c’est donc un confort pour les professionnels qui effectuent la pose. Si le produit est sensiblement plus cher qu’une membrane classique, nous sommes très contents du résultat ».

Propos recueillis par Isabelle Cambos

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