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Elections CCI 84 : trois listes en présence

Pour le prochain scrutin consulaire, les 34 000 décideurs vauclusiens auront le choix entre trois listes, toutes mobilisées pour relever une chambre de commerce qui lutte pour sa survie.
Elections CCI 84 : trois listes en présence
E. Brugvin - Trois listes se présentent pour les élections à la CCi de Vaucluse qui auront lieu du 27 octobre au 9 novembre.

EconomieVaucluse Publié le ,

Trois listes s’affrontent pour les élections à la Chambre de commerce et d'industrie de Vaucluse qui auront lieu 27 octobre au 9 novembre : Énergie positive CPME 84 pilotée par Bernard Vergier, chef de file et mandataire, président élu sortant qui ne se représente pas touché par la limite d’âge ; ICI (Inspiration commerce industrie) menée par Nathalie Czimer-Sylvestre, codirigeante des carrières Sylvestre à Maubec ; Entreprendre avec vous pilotée par Gilbert Marcelli, directeur exécutif de Dalkia electronics à Avignon.

Cette élection par vote électronique est d’importance. En raison de luttes internes, la CCI 84 s’est retrouvée ces dernières années par deux fois sous tutelle préfectorale. Faute de rebondir politiquement, l’institution vauclusienne risquerait de ne devenir qu’une antenne locale de la Chambre régionale, perdant son rôle de parlement local des entreprises.

« Vote de raison »

Pour Bernard Vergier, président fondateur de la CPME Vaucluse en 2002, « nous choisir, c’est le vote de la raison. La CCI est une institution sérieuse. Notre équipe de vrais chefs d’entreprise, et pas de salariés, compte des jeunes mais également des personnes expérimentées aptes à piloter une structure consulaire ». Bernard Vergier défend un bilan marqué par la réduction de voilure par l’Etat des CCI. « Nous avons accru l’efficacité du service aux entreprises. Pour assurer notre autonomie financière, nous avons mis en location une partie du patrimoine foncier, réajusté et réactualisé de nombreux baux, notamment sur l’aéroport. La CCI a acquis 5 ha de friches industrielles sur la zone portuaire du Pontet (ancien dépôt de carburants) pour accueillir, en accord avec la CNR, de nouvelles activités multimodales avec le fleuve. L’appareil de formation consulaire est certifié Qualiopi et nous avons mis sur pied un master en ingénierie informatique en cybersécurité. Notre programme est le fruit d’un travail de toute l’équipe sur l’ensemble du premier semestre. Nous avons rencontré tous les élus locaux et présidents d’associations de commerçants. Je me bats aujourd’hui pour que nous dégagions une majorité afin d’éviter les divisions internes que nous avons connues ».

« Au service des entreprises »

Nathalie Czimer-Sylvestre souhaite que « la CCI existe, à nouveau, aux yeux des décideurs qui n’en voient plus l’utilité ». Sa liste, « non affiliée à un syndicat professionnel », souhaite remettre en place un système cohérent de formation pour favoriser l’émergence de talents qui répondent aux besoins des entreprises locales tant sur le savoir-faire que le savoir-être. « Citons par exemple l’Ecole hotellière, encore pas si longtemps une référence dans sa filière qui a perdu sa notoriété, même auprès des jeunes de la région. Nous devons remettre l’ensemble du système de formation, avec des écoles comme Kedge, en réseau avec les entreprises pour relancer des dynamiques positives dans un esprit campus », assure cette adhérente du Medef 84 depuis plus de 20 ans. « Pour relever ce défi, nous ne comptons quasiment aucune personne sur notre liste avec un passif dans les activités consulaires passées. Nous avons la responsabilité d’une part, de relever les défis écologiques, numériques et économiques du cinquième département le plus pauvre de France et redonner une dynamique à une CCI qui risque de ne devenir qu’une succursale de la structure régionale ».

« Vision et responsabilité sociétale »

Gilbert Marcelli, président depuis 2015 de l’UIMM 84 (Union des industries et métiers de la metallurgie) a rassemblé une équipe « sans étiquette pour se démarquer de l’antagonisme Medef-CPME », qui a bloqué le fonctionnement de la CCI ces dernières années. « Issus du commerce, de l’industrie et des services, nous nous sommes retrouvés sur les valeurs communes de la responsabilité sociétale. Nous voulons redonner une vision à ce département et mettre en place une dynamique collective qui s’appuie sur un tissu de TPE-PME plutôt agiles grâce à leur taille. La période Covid a prouvé notre capacité d’industriels à travailler ensemble pour l’intérêt général avec la fabrication de masques de protection en accord avec la préfecture ». Gilbert Marcelli compte créer des outils structurants comme « la mise en place d’un centre de R&D industriel mutualisé sur le campus de la CCI, le développement d’une filière de démantèlement aéronautique sur l’aéroport ou le transport fluvial. Pour financer nos ambitions, nous allons mettre en place une ingénierie pour aller chercher des fonds européens, nationaux et régionaux ». Le président de la Métallurgie revendique sur sa liste des personnalités de la CPME et de U2P venues adhérer à ce projet et le soutien de l’UMIH, de la Capeb et de grandes entreprises. « Nous nous mobilisons car il s’agit peut-être d’une des dernières opportunités du département de rebondir ».

Toutes les listes luttent contre l’abstentionnisme pour assoir la légitimité de la Chambre.

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