AccueilEconomieEcoWatt sensibilise aux risques d’un hiver "électrique"

EcoWatt sensibilise aux risques d’un hiver "électrique"

A chaque prévision de chute de température, la météo EcoWatt adresse ses alertes afin d'éviter les coupures d’électricité. Pour RTE, qui saluait le 29 novembre à Marseille l’engagement des entreprises dans le dispositif, chaque écogeste comptera.
Christine Baze (Industries Méditerranée) rappelle à Gille Odone que l’industrie a été la principale contributrice à la baisse des émissions de CO2 depuis 30 ans et qu’elle poursuivra ses efforts pour réduire ses consommations.
J.-C. Barla - Christine Baze (Industries Méditerranée) rappelle à Gille Odone que l’industrie a été la principale contributrice à la baisse des émissions de CO2 depuis 30 ans et qu’elle poursuivra ses efforts pour réduire ses consommations.

Economie Publié le ,

Elles sont déjà près d’une quarantaine à avoir signé le 29 novembre, à Marseille, la « charte d’adhésion EcoWatt » de RTE Méditerranée : des entreprises*, des CCI, les Aéroports de la Côte d’Azur, des centres commerciaux (Terrasses du port…), le pôle de compétitivité Capenergies, l’école de commerce Kedge ou encore la RTM. « C’est la première fois qu’un si grand nombre de structures, de secteurs très différents, se mobilisent pour éviter les coupures et encourager aux écogestes afin d’être à la hauteur des enjeux de cet hiver », se félicite Gilles Odone, le délégué de RTE Méditerranée, qui les réunissait au sommet de la tour La Marseillaise pour marquer l’événement. Le gestionnaire du réseau de transport d’électricité tient à réussir dans les périodes hivernales les plus sensibles, attendues pour janvier-février 2023, à ajuster au mieux l’offre et la demande sans avoir à opter pour la solution radicale de la coupure d’approvisionnement. Il salue "l’exemple" donné par ces professionnels et invite d’autres à le suivre, d’autant plus que leurs efforts contribueront à diminuer leur facture.

RTE et Enedis sécurisent l’alimentation électrique du pays salonais

Réduire d’un côté, accroître de l’autre

En cas de signaux orange et rouge d’EcoWatt, la consommation de certains équipements gourmands en énergie pourra être réduite dans les créneaux où la demande est la plus élevée, entre 8 h et 13 h et entre 18 h et 20 h, ou reportée sur des tranches horaires moins tendues. Directeur régional d’Enedis, Cédric Boissier rappelle qu’il répondra aux ordres de RTE pour adapter, depuis les postes sources, au plus près des particuliers, entreprises et collectivités, les "blocs de puissance" exigés par la situation.

« EcoWatt est le premier levier, dit-il, mais il y en a d’autres comme l’effacement contractualisé, une baisse de la tension de 5 %, des réductions de consommation de 4 à 5 %, l’appel ponctuel à des groupes électrogènes d’1 MW présents dans certaines entreprises et le délestage tournant de deux heures maximum, sauf pour les clients identifiés comme prioritaires. Dans le même temps, nous nous efforçons d’accélérer le raccordement de projets d’énergies renouvelables pour accroître la production ».

Délocalisations énergétiques ?

Les signataires de la Charte EcoWatt s’engagent à relayer auprès de leurs salariés, abonnés, usagers, clients… les "écogestes" réclamés par RTE. Ce qui ne les empêche pas de dire ce qu’ils pensent de ce contexte de restrictions dans un pays considéré comme une "grande puissance énergétique". A l’image de Philippe Korcia, le président de l’UPE 13 et vice-président du Medef Sud, qui évoque « une situation catastrophique » dans certaines entreprises, contraintes de réduire ou de stopper leur production en raison de la hausse des prix de l’électricité ou du gaz. « Après la Covid, le but était de réindustrialiser la France. Aujourd’hui, il y a un risque réel de délocalisations si on ne trouve pas de solutions. La baisse de la production électrique française est un vrai problème », confie-t-il, en rappelant la mise en place d’une "check-list énergie" pour aider les entreprises à s’adapter.

Coût de l’énergie : une aide de 10,1 millions pour 100 communes de Paca

Présidente d’Industries Méditerranée et élue de la CCI Aix-Marseille-Provence, Christine Baze invite chaque société à se lancer dans un diagnostic de ses sources de consommation d’énergie. « Il peut permettre de gagner 10 à 15 % avec des actions adaptées », assure-t-elle. Catherine Pila, présidente de la RTM, outre les mesures prises en interne pour sensibiliser ses 3 600 salariés, entend transformer le réseau en arme d’information massive en cas d’alerte rouge. « Nous transportons chaque jour 900 000 clients. Nous utiliserons nos écrans et panneaux lumineux, nos annonces sonores, nos réseaux sociaux… Nous sommes fortement consommateurs d’énergie, mais nous nous engageons », promet-elle.

*Auchan, Bouygues Télécom, Cabamix, Cleansoft, CMA CGM, CVE, Dalkia, Eaux de Marseille, EDF, Enedis, EPC Groupe, Erilia, GRT Gaz, Klépierre, La Poste, La Provence, Malongo, Orange, Pernod Ricard, Ponant, Provence Studios, RTS, Safer PACA, Schneider Electric, SNCF, STMicroelectronics, Ténergie, TPF ingénierie, Veolia…)

Partager :
Abonnez-vous
  • Abonnement intégral papier + numérique

  • Nos suppléments et numéros spéciaux

  • Accès illimité à nos services

S'abonner
Journal du 01 février 2023

Journal du01 février 2023

Journal du 25 janvier 2023

Journal du25 janvier 2023

Journal du 18 janvier 2023

Journal du18 janvier 2023

Journal du 11 janvier 2023

Journal du11 janvier 2023

S'abonner
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?