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[Dossier] Les tendances de l'immobilier en Paca

Cette semaine TPBM vous propose un tour d'horizon, par département, du marché de l'immobilier en Paca. Il est difficile de parler d'éclaircie, mais les professionnels du marché de l'immobilier retrouvent des couleurs. Il n'en faudrait pas beaucoup pour que ça reparte vraiment.
[Dossier] Les tendances de l'immobilier en Paca

Urbanisme Publié le ,

  • Bouches-du-Rhône : Le marché immobilier provençal retrouve des couleurs

Soulagement. Tel est l'état d'esprit des professionnels de l'immobilier provençal en ce début d'année 2015. A l'heure de commenter le bilan de l'année 2014, présenté ce 7 avril, les uns et les autres alternent entre optimisme raisonné et scepticisme. Mais tous ont le sentiment que le plus dur est passé... Un sentiment résumé par Dimitri de Roudneff : « Si 2014 n'est pas l'année la plus dynamique que l'on ait connue, il faut quand même remarquer que le marché de l'immobilier a fait preuve d'une résistance inespérée », observe le président de l'Observatoire immobilier de Provence (OIP). « Après des années d'attentisme, le marché est prêt à la rencontre de l'offre et de la demande », ajoute le notaire.
La crise a en effet eu au moins un mérite : celle d'éteindre la flambée des prix dans l'ancien. Ces derniers ont amorcé un repli, retombant à leur niveau de décembre 2005. « Cette baisse combinée à celle des taux d'intérêt, aujourd'hui à un niveau plancher historique, a permis de "resolvabiliser" les ménages », avance Dimitri de Roudneff.

  • Var : Jusqu'ici, ça va encore...

Entre la baisse des prix dans l'ancien, la poursuite de la chute des taux historiquement bas, un plan de relance du gouvernement qui commence à produire ses effets, le retour des primo-accédants dans le neuf, un logement social au plus haut… Nombre d'indicateurs sont en place pour une relance sur le(s) marché(s) de l'immobilier. « Actuellement, il n'a jamais été aussi intéressant d'acheter un logement », selon Jean-Michel Lavedrine, président de la délégation territoriale varoise de l'Observatoire immobilier de Provence (OIP). Il manque néanmoins le détonateur pour faire exploser les mauvais chiffres enregistrés ces dernières années : la confiance. Force est de constater qu'elle n'est pas là, et, malgré son intention de positiver, le président de l'OIP Var a bien été obligé de constater les dégâts qui ont frappé les différents segments d'activités en 2014, tandis que les nuages s'amoncellent sur les finances des collectivités et l'état futur de la commande publique.

(Carte : Esther Griffe)

  • Vaucluse : Morosité et attentisme

210.800 euros une maison ancienne, 1.810 euros/m2 un appartement ancien et 101.600 euros un terrain à bâtir, 2014 a été marquée par une baisse des prix dans l'ensemble du département, avec de grandes disparités d'un secteur géographique à l'autre, selon les chiffres de la Chambre des notaires de Vaucluse.
Les prix des appartements neufs sont ceux qui accusent la plus forte baisse avec -6,40%. Concernant les appartements anciens la baisse est de -4,3%, pour les maisons de -1,9% et pour les terrains à bâtir de -2,4%. « Si nous regardons l'évolution des prix sur cinq ans et dix ans, le Vaucluse est toujours en positif, et comparativement aux départements voisins, il se situe au milieu quel que soit le type de bien », précise Pascale Petit, présidente du Groupement vauclusien d'expertise notariale. Pour les appartements anciens, Avignon est toujours plus chère que les autres communes de Vaucluse de 5,5%. Pour les appartements neufs, le prix dans toutes les communes de Vaucluse est similaire (environ 3.100 euros/m2). Pour les maisons anciennes, Avignon est moins chère que la moyenne de Vaucluse (180.000 euros contre 210.800 euros). En matière de terrain à bâtir, le Vaucluse reste deux fois plus cher qu'ailleurs (101.600 euros contre 58.000 euros en France).

  • Alpes-de-Haute-Provence : L'embellie tarde

Alors que le marché de l'immobilier connaît une embellie dans plusieurs départements français, les Alpes-de-Haute-Provence tardent à la voir. Gelé depuis des mois, le marché de l'immobilier alpin connaît une baisse significative depuis peu. Baisse du prix de vente, mais également baisse du nombre de ventes.
Une situation que Maître Valérie Vastine, présidente de la Chambre des notaires du 04, analyse par la situation économique particulière du territoire : « Alors que les prix de vente d'effondraient chez nos voisins il y a quelques mois, ils restaient sensiblement les mêmes ici. Aujourd'hui, la baisse du prix de vente s'amorce mais elle ne relance pas le marché. Par exemple, les studios en station avaient le vent en poupe, mais aujourd'hui, ils sont boudés. Je suis notaire à Saint-André-les-Alpes, dans mon secteur, une grande partie de notre activité est liée à la vente de maisons secondaires, et en particulier aux petits studios de montagne. Au-delà du phénomène de mode, je pense que, dans l'incertitude économique actuelle, les acheteurs restent prudents et le premier marché impacté est celui des maisons secondaires. Peut-être qu'une petite révolution s'amorce et nous devrons nous adapter. »

  • Hautes-Alpes : « Un état grippal » selon les notaires

Les notaires des Hautes-Alpes ont présenté les chiffres de l'immobilier dans le département en étudiant les études de l'observatoire Perval. Ces chiffres sont très attendus, aussi bien par les notaires que par les professionnels du bâtiment ou les particuliers. Ils sont collectés mois par mois et actualisés en temps réel. « Je ne dirais pas que le marché est malade, ni en pleine forme, mais plutôt en état grippal », déclare Olivier Gonnet. Puis il ajoute : « En fonction de la période, de l'année, du secteur concerné, les résultats sont très disparates (…) Le marché est totalement perturbé, on n'a aucune visibilité au-delà de trois mois », souligne le président de la Chambre des notaires des Hautes-Alpes. Olivier Gonnet précise : « Depuis la crise des subprimes, en 2008, les effets sur le marché de l'immobilier ont été ressentis ici début 2009 (…) Mais depuis 2012, le nombre de ventes a repris, dans les appartements anciens, mais en dents de scie. » En février 2014, l'augmentation de la fiscalité de 0,7% (quasiment le même taux que l'émolument des notaires 0,815%) n'a rien arrangé.

Dossier complet à lire dans TPBM numéro 1078

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