AccueilUrbanismeDe Mayol à Pipady : Toulon prend la mer à bras le corps

De Mayol à Pipady : Toulon prend la mer à bras le corps

C’est une belle histoire d’eau qui va s’écrire à Toulon à la faveur du grand projet de Mayol à Pipady, touchant à la reconquête de la ville sur la mer Méditerranée. 40 000 m2 vont émerger dans les cinq ans.
De Mayol à Pipady : Toulon prend la mer à bras le corps
Snøhetta - Corinne Vezzoni & Associés – HYL – Aesthetica Studio - L’ancien site de l’arsenal du Mourillon après.

UrbanismeVar Publié le ,

Hubert Falco, président de la Métropole Toulon Provence Méditerranée et maire de Toulon, vient de présenter les grandes lignes de la naissance d’un nouveau quartier ouvert sur la mer, connu jusqu’à présent sous le nom de projet « De Mayol à Pipady ». Soit 40 000 m2 à aménager sur la frange littorale entre le Port-Marchand et l’ancien môle des torpilles. Suite à deux concours d’envergure internationale lancés en 2018 par un comité de pilotage coprésidé par le maire, le préfet du Var et le préfet maritime, plusieurs équipes ont été retenues. Tout d’abord le cabinet L35 architectes (Paris), depuis le 11 août dernier, s’agissant de l’étude de la conception urbaine et paysagère. Ensuite le groupement Eiffage, Icade Promotion et la Banque des territoires sur l’aménagement de l’ancien site de l’arsenal du Mourillon, ainsi que sur le deuxième projet de transformation du bâtiment atypique Pipady, ancien môle des torpilles.

De Mayol à Pipady : Toulon à l'échelle internationale

Sur le premier volet, espace majeur du nouveau quartier, la maîtrise d’œuvre sera assurée par les agences d’architecture Snohetta (Norvège) et Corinne Vezzoni & associés (Marseille), laquelle renoue avec une ville dont elle a signé il y a peu le joyau du renouveau, à savoir le quartier Chalucet. Toujours très attachée à l’architecture méditerranéenne, à la prise en considération de la pente, de la nature, de l’horizon, elle est ravie de passer en quelque sorte de l’eau douce du Mont Faron à l’eau salée de la mer.

En visite sur le chantier Chalucet à Toulon

Tout a été d’ailleurs imaginé pour mettre en scène la perspective sur l’eau, dans une approche écologique revendiquée comme exemplaire. Le grand parc public, poumon vert de plus de 2 hectares, sera accessible à tous en bord de mer. L’ancien hangar des hydravions de l’arsenal sera rénové en halle marine en partenariat avec la Cité des sciences et de l’industrie, avec une vocation culturelle et maritime. Quatre bâtiments (R+5 maximum) seront dédiés à des bureaux, espaces de vie et de travail partagés. Un nouveau palais des congrès sera construit, avec vue mer celui-là, tandis que l’actuel sera dédié au développement universitaire. Un hôtel de prestige est aussi prévu, avec thalassothérapie et toit-terrasse. Un parking en silo d’au moins 1 000 places sera édifié. Une promenade desservira en outre le bord de mer, de même qu’une nouvelle ligne de bateau-bus permettant l’accès par la mer.

Horizon 2026

Le rapport à la mer et à l’histoire des lieux est tout aussi présent avec le second projet, mis en œuvre pour sa part par l’agence Major Architecture (Marseille aussi) de Jean-François Patte. Il s’agira ici de garder le côté fascinant de ce bras de mer bien connu des toulonnais, tout en lui donnant de nouvelles fonctions de loisirs. Rebaptisé Casabianca, en hommage au sous-marin éponyme qui honora Toulon lors de la dernière guerre mondiale, il sera reconverti en espace de bien-être et de culture, en lien avec l’offre locale en la matière, et doté d’un restaurant panoramique en terrasse avec panorama à 360°. La silhouette sera conservée, ses éléments iconiques préservés, l’âme des lieux perpétuée. Dans chacun des projets, l’agence de paysagistes-urbanistes-architectes HYL (Paris) officiera sur les aménagements paysagers, une bonne nouvelle si l’on se réfère au travail réalisé à Chalucet.

Le môle des torpilles Pipady avant... le Casabianca après.
(Crédit photo : O. Réal / Crédit perspective : Major Architecture – HYL – Studio Alma)

Cent-cinquante millions d'euros d’investissement au total sont envisagés, pour la plus grande partie par les partenaires privés. Lesquels vont devoir travailler encore un an les dossiers avant de déposer les permis, puisque les différentes autorisations sont attendues en janvier 2023. Les travaux devaient se dérouler de janvier 2024 à mars 2026, avec une ouverture du Casabianca espérée en septembre 2025.

Cet immense projet a été rendu possible suite à la concession par la Marine d’un espace public de l’arsenal qui lui était réservé, sur quatre hectares, offrant à Toulon les moyens de ses ambitions de nouvelle interface ville/mer.

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