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Coup dur pour Interparking : la mairie de Cannes va résilier la DSP de huit parkings du centre-ville

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Coup dur pour Interparking : la mairie de Cannes va résilier la DSP de huit parkings du centre-ville
D.R. - Le parking du Palais est l'un des huit concerné.

La municipalité de David Lisnard va mettre fin à une délégation de service public (DSP) de 30 ans, jugée trop longue et déséquilibrée pour la ville. Ces parkings seront gérés en régie directe avec une offre tarifaire beaucoup plus avantageuse pour les usagers.

Pourfendeur des centres commerciaux de périphérie, très attaché au maintien de l'attractivité commerciale des centres-villes, le maire de Cannes, David Lisnard, va mettre en place, dès le printemps 2019, une nouvelle politique de stationnement dans la cité des festivals. Elle sera notamment fondée sur trois heures de stationnement gratuit le samedi et le dimanche et un forfait de 3 euros le samedi soir et la nuit dans plusieurs parkings du centre-ville. Objectif : poursuivre la redynamisation de celui-ci, en facilitant notamment l'accès aux commerces.

Ces mesures concernent huit parkings en ouvrage*, soit 3 662 places de stationnement, actuellement gérées par Uniparc, une filiale du groupe Interparking. Et il n'y aura pas d'avenant au contrat passé avec ce gestionnaire privé en 1995 pour mettre en place ces nouveaux tarifs mais une mesure beaucoup plus forte: la résiliation pure et simple de la délégation de service public (DSP) de 30 ans, liant la ville à Uniparc et une reprise en régie directe par la collectivité de ces parkings.

Durée anormalement longue

Cette décision, qui a été votée à l'unanimité en conseil municipal le 16 juillet dernier, survient après un audit technique, juridique et financier sur ce contrat et plusieurs expertises complémentaires qui ont conclu, de la part de la ville, à la durée anormalement longue de cette DSP et à une rémunération excessive du délégataire. La ville avance que « l'amortissement économique des investissements porté par le titulaire est d'ores et déjà réalisé », qu'à partir de 2015, la rentabilité du contrat a été atteinte et que les marges les années suivantes dépassent largement celles habituellement observées pour une activité de ce type (4 à 8%). Ainsi le taux de marge actualisé en 2016 est de 13,7%, 15,3% en 2017, 16,7% pour 2018...

C'est cette évolution qui a motivé la ville, qui s'appuie sur cette notion de durée excessive, à mettre fin de façon anticipée à ce contrat. Concrètement, cette décision devrait intervenir au plus tard le 31 juillet, pour devenir effective le 1er mars 2019. La collectivité s'expose au versement d'une indemnité au délégataire, fondée sur les pertes subies et le bénéfice manqué. Mais ces éléments restent à évaluer. Pour le maire, David Lisnard, « c'est un des moments les plus forts du mandat, pour dynamiser le centre-ville. C'est le fruit de trois ans d'un travail juridico-administratif très sérieux et pointu. Nous présentons aujourd'hui des formules tarifaires extrêmement fortes. »

* Vauban, Palais, Croisette, Suquet-Forville, République, Ferrage, Lamy et Lauboeuf




Rémy Mario
Journaliste

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