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Corinne Vezzoni, femme architecte de l'année avec un grand F

Si le secret a été très mal gardé, la récompense est méritée : la Marseillaise (née à Arles, ayant grandi à Casablanca et suivi ses études à Luminy) Corinne Vezzoni de l'agence Vezzoni et associés s'est vu décerner lundi 11 janvier, à Paris, au Pavillon de l'Arsenal, le prix Femme architecte 2015, une première pour une architecte de province.
Corinne Vezzoni, femme architecte de l'année avec un grand F
J-P Pierrat

Architecture Publié le ,

La lauréate nous a confié ses sentiments avant de recevoir son prix de Femme architecte de l'année 2015, avec un grand F comme "formidable". Propos recueillis :

« Prédécesseurs »

« Ce qui me fait particulièrement plaisir, c’est que les deux grands prix des années précédentes, Odile Decq et Manuelle Gautrand, sont des architectes que j’admire et apprécie particulièrement. Elles ont une vraie posture intellectuelle et ont su tenir un cap au cours de leur carrière. Elles m’ont en quelque sorte montré la voie. »

Parité

« Je fais partie de cette génération où la profession s’est féminisée, où ça n’a plus changé grand-chose dans les rapports avec les hommes. Personnellement, je n’ai été confrontée à des réactions machistes qu’au tout début de ma carrière. Depuis, je ne l’ai plus jamais ressenti. En revanche, les femmes qui montent leur agence et la dirigent restent encore trop rares. De mon côté, à l’agence, entre associés, les rôles se sont vite répartis. Mes partenaires ont préféré l’un l’aspect organisationnel, l’autre l’aspect technique, me laissant porter la partie et la réflexion plus architecturales. Nous sommes très complémentaires et il faut leur rendre aussi hommage. »

Le Pavillon jaune à la Timone, sa dernière réalisation en date. (Photo J-P. Pierrat.)

Approche locale

« Dans le sud, l’architecture n’est jamais le sujet principal. La force des éléments, la présence de la nature dans la ville, la prégnance de la géographie… conduisent à des positions de dialogue. Aucun modèle ne tient la route. Il faut savoir s’adapter à la pente du terrain, à l’ensoleillement, au vent… Le plus important, c’est le contexte. On est obligé de faire avec le site. Ça a forgé mon attitude, ce travail de la matière, le rapport à la masse, à la lumière… »

Retrouvez l'intégralité du compte-rendu de la cérémonie de remise des prix dans le numéro 1113 (parution le 20/01/2016).

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